Canicule : ce produit star de l'été bientôt en pénurie et à prix d'or dans les supermarchés

Par La rédaction Bourse Inside - Publié le

Sous l'effet de la canicule, les ventes de glaces, d'eau et de climatiseurs s'envolent et certains rayons se vident déjà. En coulisses, Thierry Cotillard alerte désormais sur un risque de pénurie de melons dès mi-juillet et sur l'addition pour les ménages.

Canicule : ce produit star de l’été bientôt en pénurie et à prix d’or dans les supermarchés

Les rayons de glaces, de packs d’eau et d’appareils de rafraîchissement se vident à vue d’œil dans de nombreux supermarchés. Chez Intermarché, les ventes de glaces ont bondi d’environ 50%, celles de l’eau en bouteille de près de 80% et près de 100.000 climatiseurs et ventilateurs se sont écoulés en une seule semaine, un niveau inhabituel qui illustre la violence de la canicule actuelle.

La vague de chaleur qui s’abat sur la France pousse aussi les ménages vers les magasins climatisés, devenus des lieux de fraîcheur improvisés. Pour Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires (Intermarché, Bricorama, Bricomarché, Netto…), cette canicule « transforme la consommation », a-t-il observé sur BFMTV, avec des comportements d’achat bouleversés en quelques jours seulement et, en toile de fond, la question des approvisionnements agricoles pour les prochaines semaines.

Glaces, eau et climatiseurs : la canicule fait exploser les ventes

Dans les rayons alimentaires d’Intermarché, Thierry Cotillard constate « une explosion des ventes de glaces, de l’ordre de +50% », tandis que les packs d’eau progressent encore plus vite. Le dirigeant décrit aussi des magasins transformés en refuges climatisés : « Nous avons un trafic qui est plus important, car les gens viennent chercher la fraîcheur. (…) Des gens « trainent » dans les magasins, comme dans les centres commerciaux et les cinémas, à la recherche d’endroits frais et climatisés ». Ce pic de demande sur les produits météo-sensibles se retrouve, avec des chiffres parfois vertigineux, dans d’autres enseignes et sur d’autres catégories.

Produit Variation / volume Enseigne / acteur Période Signal sur la demande
Glaces +50% ventes Intermarché Semaine avant 25 juin 2026 Recherche massive de fraîcheur
Packs d’eau +80% ventes Intermarché Semaine avant 25 juin 2026 Achat réflexe lié à la chaleur
Clims et ventilateurs 100.000 appareils, environ x5 Bricorama, Bricomarché, Bricocash Semaine avant 25 juin 2026 Équipement accéléré des logements
Clims et ventilateurs 30.000 appareils en une journée Carrefour Une seule journée de juin 2026 Ventes environ 1.000 fois supérieures
Glaces Ventes en hausse de 104% Picard Week-end de mai 2026 Effet canicule sur surgelés

Côté équipements, la soif de fraîcheur se traduit aussi par une envolée des ventes de ventilateurs, brasseurs d’air et climatiseurs. « Nous avons des records de vente pour Bricorama, Bicromarché, Bricocash, où nous avons vendu 100.000 appareils sur la seule semaine dernière. C’est cinq fois plus que par rapport aux habitudes. Avec une première position pour les climatiseurs, qui sont plus vendus que les ventilateurs », détaille Thierry Cotillard. Le patron décrit une situation de rayons asséchés : « La réalité, c’est qu’aujourd’hui nous sommes en rupture. Des magasins qui sont en attente d’approvisionnement pour répondre à la demande des consommateurs. Nous avons été surpris, parce que c’est venu violemment ». Selon lui, « Ce sont des produits que l’on ne fabrique pas en 15 jours, il y a un délai de production, et nous sommes en train de trouver des nouveaux fournisseurs. C’est en train d’arriver, les ruptures vont durer environ 24 à 48 heures. » Une demande qui ne s’est pas calmé malgré les premières livraisons supplémentaires.

Melons : un risque de pénurie en juillet et des prix sous pression

Si les rayons frais profitent pour l’instant de ce coup de chaud, la situation est beaucoup plus délicate côté production. Thierry Cotillard avertit que « nous avons des productions qui sont en train de baisser. Hier j’étais avec des producteurs de lait, qui nous expliquaient que les vaches produisent dans ces conditions 20% de lait en moins. Il y aura aussi de la surmortalité ». Il s’inquiète surtout pour le maraîchage : selon lui, « des fruits et légumes ne vont pas sortir de champ, car nous allons manquer d’eau ». Le melon, produit emblématique de l’été, illustre cette fragilité : ce fruit « n’est aujourd’hui pas en pénurie », mais le dirigeant estime qu' »il y a de vrais risques de pénurie dans les trois à quatre semaines », c’est-à-dire à partir de la mi-juillet, au moment où la demande atteint généralement un pic.

En cas de tension sur l’offre, le portefeuille des ménages pourrait être touché. Pour le melon, Thierry Cotillard anticipe que « À ce moment là, les prix devraient flamber. On ne sera pas à 2,60 ou 2,80€ le melon, mais beaucoup plus cher ». La filière française a produit plus de 300.000 tonnes de melons en 2025 et la pleine saison s’étend traditionnellement de juillet à septembre, selon le ministère de l’Agriculture, ce qui laisse encore une marge de manœuvre si les conditions d’irrigation tiennent. Reste que la perspective d’une pénurie de melons en juillet et de prix nettement au-dessus des niveaux habituels de 2,60 à 2,80 € pièce risque de peser sur le budget fruits de l’été pour de nombreux foyers.

En bref

  • Fin juin 2026, en pleine canicule en France, Intermarché et d'autres enseignes enregistrent une ruée inédite vers glaces, packs d'eau et appareils de rafraîchissement.
  • Le patron du groupement Les Mousquetaires décrit des rayons parfois en rupture et alerte sur un risque de pénurie de melons dès mi-juillet, avec une offre agricole fragilisée par le manque d'eau.
  • Entre flambée possible des prix du melon au-delà des 2,60 à 2,80 € et budget fruits sous pression, l'article éclaire ce qui pourrait attendre les consommateurs dans les prochaines semaines.
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