Si vous gagnez moins de cette somme, vous êtes considéré comme pauvre en France
Le seuil de pauvreté en France a changé : voici le revenu à ne pas dépasser en 2025 pour être considéré comme pauvre selon les derniers chiffres de la Drees.

Vivre avec moins de 1 140 euros par mois : c’est le quotidien de 14,3 % des Français, selon une étude récente de la Drees. Pour ces millions de personnes, la pauvreté n’est pas une abstraction statistique, mais une réalité concrète. Et le seuil officiel qui détermine cet état n’est pas arbitraire : il repose sur un indicateur clé, le revenu médian.
La France affiche un revenu disponible médian de 1 900 euros mensuels. En deçà de 60 % de ce montant, soit 1 140 euros, une personne seule est considérée comme pauvre. Entre 1 140 et 1 420 euros, elle entre dans la catégorie dite « modeste ». « une personne est considérée comme pauvre lorsqu’elle vit avec moins de 60 % du revenu médian », rappelle la Drees dans son rapport fondé sur l’enquête européenne EU-SILC.
Un Français sur quatre vit avec des revenus modestes ou précaires
Le chiffre interpelle : 26,8 % des Français sont soit pauvres (14,3 %), soit modestes (12,6 %). Si l’on regarde à l’échelle de l’Union européenne, cette proportion grimpe légèrement à 28,7 %, la France se situant juste en dessous de la moyenne.
Derrière ces moyennes se cachent des réalités très différentes selon les pays. La République tchèque, avec un revenu médian plus faible, affiche un taux de pauvreté de seulement 8,6 %, tandis que l’Espagne dépasse les 20 %, malgré un revenu médian supérieur. En France, la situation reste contrastée, selon le type de foyer ou la catégorie sociale.
Chômage, isolement, immigration : qui sont les plus touchés par la pauvreté ?
La Drees identifie des profils particulièrement vulnérables. « certaines caractéristiques sociales ou démographiques sont très liées au risque d’être pauvre ou modeste », précise le rapport. La structure familiale est un facteur clé : « la part d’individus se situant sous le seuil de pauvreté est plus importante parmi les familles monoparentales (31 %) et les familles nombreuses (26 %) que chez les couples avec ou sans enfant (12 % et 10 % respectivement) ».
L’activité professionnelle joue également un rôle déterminant. À l’échelle européenne, « 47 % des chômeurs et 35 % des inactifs sont pauvres ». Les retraités sont quant à eux relativement préservés : en France, le taux de pauvreté chez les plus de 65 ans reste contenu à 16 %.
Autre variable essentielle, le statut migratoire. Les immigrés venus de pays hors de l’UE sont bien plus exposés à la précarité. « 44 % de pauvres et 19 % de modestes », précise la Drees, soit une situation nettement plus difficile que celle des ressortissants français ou européens.








