Mieux que le Livret A ? Les nouvelles options pour l’épargne des enfants

Par La Rédaction - Publié le

Les parents cherchent de plus en plus à sécuriser l’avenir de leurs enfants grâce à des placements adaptés. Livret A, assurance vie, Bourse ou nouveau PEAC ? On fait le point sur les meilleurs supports d’épargne, dès la naissance.

Mieux que le Livret A ? Les nouvelles options pour l’épargne des enfants

À chaque anniversaire ou Noël, c’est le même dilemme : que faire de l’argent reçu par son enfant ? Plutôt que de le laisser dormir sur un compte courant, de plus en plus de parents se tournent vers des placements à long terme, accessibles dès la naissance. Un réflexe qui prend tout son sens à l’heure où l’inflation grignote le pouvoir d’achat et où l’entrée dans la vie adulte coûte de plus en plus cher.

Parmi les solutions les plus populaires figure le Livret A, dont le taux est actuellement de 2,4 %. Ce produit reste l’un des rares à pouvoir être ouvert dès la naissance. Et la tendance est bien ancrée : selon la Banque de France, 18 % des Livrets A sont aujourd’hui détenus par des mineurs. Ce livret permet de déposer jusqu’à 22 950 euros et les intérêts sont exonérés d’impôts. Le Livret Jeune, accessible à partir de 12 ans, offre un taux minimum équivalent, mais plafonné à seulement 1 600 euros.

Assurance vie : un atout fiscal dès le plus jeune âge

Autre solution prisée : l’assurance vie, accessible également dès la naissance. L’intérêt principal réside dans la fiscalité. En effet, après 8 ans de détention, les retraits sont exonérés d’impôts à hauteur de 4 600 euros par an pour une personne seule, ou 9 200 euros pour un couple. Un avantage que les parents peuvent activer très tôt pour en faire profiter leur enfant dès ses 18 ans.

Ce placement offre aussi la possibilité de diversifier les investissements. Une partie peut être placée en fonds en euros, garantis, et une autre en unités de compte, plus risquées mais potentiellement plus rémunératrices. En 2024, ces dernières ont rapporté en moyenne 4,9 %, contre 2,6 % pour les fonds en euros.

Il est aussi possible de piloter précisément l’usage de l’épargne : études, permis, achat immobilier… L’assurance vie permet aux parents d’encadrer les modalités de retrait jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Et pour ceux qui souhaitent alimenter régulièrement ce contrat, les donations constituent un levier efficace : chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 euros tous les 15 ans sans imposition.

Investir en Bourse pour son enfant : risqué ou malin ?

Depuis le 30 septembre 2025, une nouvelle possibilité s’offre aux familles : ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO) pour son enfant dès la naissance. L’idée peut surprendre. Le CTO permet d’investir librement en Bourse (actions, ETF, obligations…), sans garantie sur le capital. À première vue, un tel support semble peu adapté à l’épargne destinée à financer les études ou l’achat d’un premier logement.

Et pourtant, à long terme, l’histoire donne raison aux audacieux. Selon l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), l’investissement en actions a généré en moyenne 12 % de rendement annuel sur les 40 dernières années, malgré les crises. Autrement dit, les bonnes années compensent les mauvaises, surtout si l’horizon est de 15 à 20 ans.

Autre intérêt : les frais. Avec une assurance vie, les frais de gestion peuvent entamer les rendements. Sur un compte-titres, notamment chez Trade Republic, les versements programmés sont gratuits. Et certains ETF proposés (comme ceux de Vanguard) permettent aux frais d’être remboursés jusqu’à la majorité de l’enfant. Comme le souligne auprès de Capital Vincent Grard, directeur France de Trade Republic, cela « permet aussi de tirer profit des intérêts composés ». Mieux encore, « l’édification du capital peut ne pas être une seule fois amputé par des frais, jusqu’au retrait ».

Enfin, pour les jeunes sensibles aux enjeux climatiques, le PEAC (Plan d’Épargne Avenir Climat) lancé en 2024 constitue une piste intéressante. Réservé aux moins de 21 ans, ce produit vise le financement de la transition énergétique. Il fonctionne comme un produit boursier diversifié, avec une espérance de rendement de 5 %, mais sans garantie en capital. Le PEAC « vise à orienter l’épargne vers le financement de transition énergétique des entreprises françaises ».