"Ce truc qui vous tombe du ciel" : l'héritage bientôt taxé ? Yaël Braun-Pivet met les pieds dans le plat
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, relance le débat sur la taxation des héritages en France. En pleine discussion budgétaire, elle appelle à taxer davantage les transmissions patrimoniales.

Une formule choc qui réveille un vieux débat. En pleine séquence budgétaire, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a remis l’héritage au centre du jeu, avec des mots qui visent la transmission du patrimoine et font réagir. Le ton est donné.
Interrogée dans Télématin sur de gros héritages (Voir la vidéo ci-dessous), la responsable a évoqué des transmissions « en rebond » qui « passent de génération en génération ». Puis la phrase est tombée : « vous savez le truc qui vous tombe du ciel, il y a un moment où ça suffit », a déclaré Yaël Braun-Pivet, selon Marie France. Derrière, elle a assumé une orientation claire : « Il faut taxer davantage les héritages », a-t-elle ajouté. Et d’insister : « La circulation des richesses de génération en génération ne se fait pas bien et ça n’est pas sain », a-t-elle affirmé.
Yaël Braun-Pivet relance la taxe sur l’héritage
La sortie intervient deux jours après la présentation du Budget 2026 par Sébastien Lecornu : 14 milliards d’euros de recettes supplémentaires et 17 milliards d’euros d’économies. Dans le texte, rien sur les successions. La présidente appelle donc à ouvrir un chantier sur la fiscalité des transmissions, en particulier les héritages en rebond.
Elle souhaite un débat posé et un travail collectif sur la transmission, loin d’un vote « au détour d’un amendement ». A ce stade, aucune mesure concrète n’a été annoncée. La petite phrase a tout de même embrasé les réseaux : « Ce « truc malsain », c’est la sueur du front de nos parents, grands-parents et ancêtres, pauvre femme. J’en peux plus des Macronistes », a réagi un internaute, selon Marie France.
La France taxe les héritages selon un barème progressif
En ligne directe, un abattement de 100 000 euros s’applique pour un enfant, un père ou une mère. Au-delà, le barème progressif démarre à 5 % si la part taxable n’excède pas 8 072 euros, passe à 10 % entre 8 072 et 12 109 euros, monte à 15 % entre 12 109 et 15 932 euros, puis 20 % entre 15 932 et 552 324 euros. Ces seuils existent pour rappeler que seules les parts dépassant l’abattement entrent dans le calcul.
Les taux peuvent grimper jusqu’à 45 % en ligne directe et jusqu’à 60 % pour les héritiers éloignés. C’est ce cadre que les critiques jugent déséquilibré pour les classes moyennes, et trop permissif pour les grandes fortunes qui utilisent des outils d’optimisation, notament via l’assurance-vie ou des holdings familiales. Là est tout l’enjeu du débat souhaité par Yaël Braun-Pivet : où placer le curseur pour mieux cibler les très gros patrimoines sans pénaliser la transmission familiale.








