Grâce à la hausse du cours de l'or, ce bijou de famille démodé des années 90 se revend une fortune aujourd'hui
L'or atteint des sommets historiques, rendant vos vieux bijoux plus précieux que jamais. Comment une gourmette oubliée peut-elle devenir un trésor inattendu ?

Un bijou que l’on croyait ringard peut soudain redevenir intéressant quand l’or s’envole. Depuis le début de l’année, le métal jaune a multiplié les records, avec une hausse de plus de 50 % qui bouscule les habitudes. Sans avoir de lingot chez soi, des pièces modestes au fond d’un tiroir peuvent valoir plus qu’hier. La question, c’est lesquelles.
La conjoncture reste nerveuse, au gré du dollar et des tensions commerciales, mais ceux qui envisagent de vendre profitent encore d’un sommet historique. Beaucoup redécouvrent des bijoux oubliés, passés de mode, parfois reçus à la naissance. Parmi eux, un bracelet identitaire jadis starisé s’est retrouvé démodé dans les années 90. La suite peut surprendre.
Cours de l’or au plus haut : combien vaut une gourmette 18 carats aujourd’hui
La gourmette, populaire dans les années 50 et 60 et portée par James Dean et Alain Delon, est tombée en désuétude dans les années 90. Pourtant, ce petit rectangle d’identité peut être un vrai trésor. Une gourmette pour bébé pèse en moyenne autour de 2 grammes. Bonne nouvelle, la plupart des gourmettes fabriquées entre les années 60 et 90 sont en or 18 carats.
Des retraités, Claude et Bernadette, ont vendu plusieurs gourmettes l’an dernier alors que le cours s’affolait déjà. Verdict pour des modèles de 2 à 3 grammes en 18 carats : 125 à 160 euros, à une époque où le gramme d’or valait environ 70 à 75 euros. Il a depuis grimpé à 110 euros. Conséquence directe, une gourmette identique pourrait désormais atteindre autour de 200 euros.
Gourmette : témoignage, poids et prix du gramme d’or 18 carats
En 2024, Isabelle, assistance sociale, a tenté l’expérience en triant ses bijoux. « Je ne suis pas croyante, et ma mère ne l’est plus, ça ne la dérange pas », précise Isabelle au Monde. Dans son cas, l’enjeu était simple : récupérer de la valeur sur des pièces qu’elle ne porte plus, pour donner un coup de pouce à ses enfants.
Elle a raconté la pression du budget familial et son choix d’objets à céder. « Mes deux filles étudient à Paris. L’une travaille seize heures par semaine tout en étant à la fac, l’autre ne peut pas, elle est en classe préparatoire. Alors j’ai réfléchi, j’ai cherché ce qui, éventuellement, avait de la valeur chez moi… Même si ce n’est pas grand-chose, je les aide un petit peu pour la rentrée ». Sur la balance, des chaînes, des bagues, des médailles de baptême et surtout sa gourmette de bébé : un objet léger qu’on oublie facilement, mais qui se revend bien quand le cours de l’or est à son zénith. Avant une éventuelle accalmie, de tels niveaux peuvent inciter à vérifier le poids et le caratage, surement de quoi pousser à fouiller dans ses tiroirs.






