Ce scooter électrique pliable à 1 990 € promet 80 km d'autonomie : l'Easy-Watts E-Bonsaï tient-il ses promesses ?
Le scooter électrique Easy-Watts E-Bonsaï promet une autonomie de 80 km et une praticité inégalée. Mais que vaut-il vraiment en usage urbain et nomade ?

Un 50 électrique que l’on plie, qu’on glisse dans une soute et qui promet une autonomie annoncée jusqu’à 80 km ; l’Easy‑Watts E‑Bonsaï joue la carte du mini format sans renoncer aux usages du quotidien. Avec son moteur de 2,2 kW et sa batterie amovible 60 V 30 Ah, il cible les trajets urbains et la vie en mobilité, du coffre de voiture au camping‑car.
Le contexte s’y prête : équivalent 50 cm³ limité à 45 km/h, permis AM, et un prix public conseillé affiché à 1 990 € au 1.12.25, quand d’autres offres ont été vues à 2 199 € hors bonus avec une prime avancée ramenant le ticket autour de 1 749 €. Sur le papier, c’est séduisant. Et dans la vraie vie ?
Performances du Easy‑Watts E‑Bonsaï : moteur 2,2 kW et 45 km/h
Équivalent 50 cm³, l’E‑Bonsaï propose trois modes qui conditionnent puissance et vitesse : Eco à 20 km/h, Medium à 30 km/h, Sport à 45 km/h. Un essai a relevé jusqu’à 50 km/h, mais la fiche annonce bien 45 km/h en pointe. L’accélerateur se montre plutôt doux, ce qui facilite la prise en main mais n’offre pas des départs canon au feu vert. Pour l’usage urbain, ça suffit ; en côte, il faut accepter un rythme posé.
La décélération régénérative est contenue pour préserver la batterie, donnant des sensations proches d’un thermique à la coupure des gaz. Le freinage est rassurant, avec des freins à disque hydrauliques à l’avant et à l’arrière. La stabilité inspire confiance et le format compact aide à se faufiler, même si un court rayon de braquage gêne les manœuvres serrées à l’arrêt. À noter aussi : visibilité médiocre dans les rétroviseurs, d’où la nécessité de bien contrôler ses angles morts.
Autonomie, batterie 60 V 30 Ah et recharge : les chiffres utiles
La batterie amovible de 60 V 30 Ah (soit environ 1,8 kWh) annonce une autonomie de 60 à 80 km selon le mode. En usage réel, un rayon d’action d’environ 55 km a été constaté en mode le plus rapide, ce qui reste cohérent pour des trajets quotidiens courts. Le pack se loge sous le plancher, se retire à l’aide d’une poignée et pèse entre 13,2 à 13,4 kg selon les fiches, un poids qui peut surprendre lors des manipulations répétées.
La recharge se fait en environ 5 h. L’écran de bord est simple (vitesse, mode, odomètre, trip, jauge), lisible mais basique en plein soleil, sans heure ni estimation d’autonomie restante. Pas d’application ni de Bluetooth ; on se contente d’un port USB pour alimenter un smartphone et d’une alarme. Des choix minimalistes qui privilégient l’essentiel et contiennent le coût.
Transport et usage au quotidien : l’E‑Bonsaï est‑il vraiment pratique ?
C’est son terrain de jeu. Avec 62 kg sans batterie, des dimensions de 166 × 60 × 100 cm et une selle à 700 mm, l’E‑Bonsaï se manipule facilement et se charge sans peine sur un porte‑vélos ou dans une soute. Le guidon se replie en quelques secondes via de grosses molettes, et une marche arrière facilite les manœuvres lors du chargement. Les clignotants articulés permettent même de coucher le scooter pour optimiser l’espace.
Au guidon, la position n’est pas la plus naturelle et les repose‑pieds mériteraient d’être plus avancés ; sur pavés, les suspensions sont fermes. Sous la selle, le coffre verrouillable accepte de petits effets mais pas un casque. Officiellement, le scooter est donné pour deux places ; en pratique, la selle très courte limite sérieusement l’emport à deux adultes. Un porte‑paquet est présent de série et un top‑case en option (vu à 89 €) compense le faible volume de rangement intégré.






