Retraite progressive 60 ans : ce décret de juillet 2025 change la donne, voici la demande unique qui rassure les actifs

Par La Rédaction - Publié le

Retraite progressive 60 ans : ce décret de juillet 2025 change la donne, voici la demande unique qui rassure les actifs

A partir du 1er septembre 2025, la retraite progressive s’ouvre dès 60 ans. La demande unique en ligne simplifie tout.

Le gouvernement a fixé un cap clair pour la fin de carrière. Avec la mise en place d’un âge d’accès verrouillé à 60 ans, la retraite progressive quitte le flou pour devenir un outil concret, pensé pour celles et ceux qui veulent lever le pied sans se pénaliser. Cette bascule s’appuie sur un cadre juridique précis et une procédure dématérialisée, pensée pour gagner du temps.

Dans les faits, tout s’articule autour du Décret n° 2025-681 du 23 juillet 2025 et d’une date clé: le 1er septembre 2025. L’âge devient fixe, la demande se fait en ligne, et le simulateur public se met au diapason. Un détail change tout.

Retraite progressive 60 ans : l’âge fixe qui bouscule la fin de carrière

Depuis le 1er septembre, l’accès à la retraite progressive ne dépend plus de l’année de naissance. Le seuil est unique: 60 ans. Le texte s’applique à toutes les pensions prenant effet à compter de cette date, ce qui apporte une visibilité attendue depuis longtemps. Et, surtout, ce dispositif ne dépend pas des débats politiques autour de la réforme générale des retraites.

Autrement dit, l’ouverture à 60 ans tient, quelle que soit l’issue des discussions à l’Assemblée. Pour l’automne-hiver 2025, c’est une certitude utile pour planifier son temps de travail et ses revenus. Et pourtant, tout ne se joue pas qu’à l’âge.

Conditions, délais, demande en ligne Info-Retraite : ce qu’il faut activer

Pour obtenir le feu vert, deux conditions sont incontournables: avoir 60 ans et justifier d’au moins 150 trimestres tous régimes confondus. Sans ce total exact sur le relevé, le dossier est recalé. Sauf que le calendrier compte aussi: la demande doit partir à la caisse concernée au moins cinq mois avant la date de démarrage souhaitée.

La procédure, elle, a été recentrée sur un guichet unique. Tout se passe sur Info-Retraite.fr, avec une circulation automatique de votre dossier vers les régimes de base et complémentaire. Pour éviter les allers-retours, le portail propose un simulateur actualisé: Union Retraite a confirmé sa mise à jour dès le 1er septembre pour intégrer l’accès à 60 ans. Vous pouvez donc tester vos revenus futurs avant de vous engager.

  • Se connecter à son espace personnel sécurisé sur Info-Retraite.fr
  • Remplir le formulaire unique “Demander ma retraite progressive”
  • Transmettre la demande au moins cinq mois avant la date souhaitée
  • En parallèle, négocier et formaliser le temps partiel avec l’employeur

Point clé pour les salariés: il faut l’accord formel de l’employeur pour le temps partiel. La demande se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. L’entreprise a deux mois pour répondre; le silence vaut accord. Un refus doit être argumenté par les contraintes de l’activité. Sans cet accord, impossible de déposé la demande au bon format.

Salariés, indépendants, fonctionnaires : qui peut en profiter et à quel rythme

Le dispositif ne se limite pas au privé. Sont concernés: les salariés, les agents non titulaires de la fonction publique, les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants), les professions libérales et les avocats depuis le 1er janvier 2024, ainsi que les chefs d’exploitation agricole. Une ouverture large qui évite la rupture sèche de fin de carrière.

Pour les salariés, la clé réside dans l’aménagement du temps de travail, obligatoirement compris entre 40% et 80% d’un temps plein. On sort de la fourchette, on perd le droit. Côté revenus, le principe est simple: la fraction de pension versée compense la part non travaillée. Travail à 60 %? Pension provisoire à 40 %.

Ce cadre fixe permet d’arbitrer mois par mois, en gardant une rémunération mixte: salaire à temps partiel et fraction de pension. Et ça change tout pour lisser la transition jusqu’au départ définitif.

Simulation, Agirc-Arrco et impact sur la pension : ces détails qui pèsent lourd

La retraite progressive n’est pas qu’une mécanique RH, c’est une stratégie de revenus. Pendant la période à temps partiel, vous continuez à cotiser et vous engrangez de nouveaux droits. Au moment de la liquidation définitive, la pension est recalculée en intégrant les trimestres et les points gagnés durant cette phase. Effet direct sur le montant final.

Autre levier, parfois méconnu: l’employeur peut accepter de surcotiser sur la base d’un temps plein. Une option à discuter, car elle permet de booster les droits sans attendre. Côté complémentaire, la demande unique couvre aussi l’Agirc-Arrco, avec la même logique de fraction de pension, et la poursuite de l’acquisition de points sur le salaire à temps partiel.

Reste une inconnue à surveiller: le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 évoque une suspension de la réforme des retraites. Des paramètres comme l’âge légal ou la durée requise pour les générations nées après 1964 pourraient bouger. Les simulateurs n’intègrent pas ces hypothèses pour l’instant. Prudence pour celles et ceux qui visent un départ plus lointain.

Pour l’heure, la fenêtre est claire: accès à 60 ans, seuil de 150 trimestres, dossier centralisé sur Info-Retraite.fr, et obligation de respecter la plage 40% et 80% pour le temps partiel. Un cadre lisible, au moment où beaucoup veulent reprendre la main sur leur rythme de travail.