Confiture : voici les 4 marques d’abricot à éviter en 2025, 60 Millions de consommateurs alerte sur des résidus cachés

Vos tartines du matin ne sont pas toujours aussi innocentes. Un test a épinglé des confitures très contaminées.
Le sujet revient au rayon petit-déjeuner alors que l’hiver s’installe et que les placards se remplissent pour les fêtes. 60 Millions de consommateurs a passé au crible des confitures de fraises et d’abricots, avec des résultats qui font grincer des dents. Derrière l’étiquette fruitée, l’enquête révèle des résidus en pagaille, parfois de substances bannies dans l’Union européenne.
Publié en avril 2023 et toujours utile en cette fin 2025, ce travail a évalué la qualité et la sécurité de 40 références présentes en grandes surfaces. Les conclusions, très concrètes, éclairent les achats du moment. La question qui fâche reste la même.
Ce que révèle l’enquête 60 Millions sur les confitures en 2023
Le constat est net: sur 40 confitures de fraises et d’abricots testées, 22 contenaient des résidus de pesticides. Autrement dit, plus d’un pot sur deux. Au total, les analyses ont recensé plus de 600 traces différentes et quinze molécules distinctes, entre fongicides et insecticides. De quoi refroidir le petit-déjeuner.
Les quantités détectées restent sous les seuils légaux. Sauf que la problématique ne se limite pas à un chiffre règlementaire: c’est l’effet cocktail qui interroge, tout comme la présence de substances que l’Europe ne veut plus voir dans l’assiette. Et on y viens.
Car l’enquête a identifié des molécules interdites dans l’Union européenne, dont le carbendazime et le thiophanate-méthyl, dans certaines confitures d’abricot. Un rappel salutaire au moment où les rayons tournent à plein régime pour les brunchs et les goûters d’hiver.
Abricot plus touché que fraise : ce détail qui change vos achats
Le dossier met en lumière un écart net entre fruits. Les pots à l’abricot se révèlent plus souvent contaminés que ceux à la fraise. Les fraises sont parfois cultivées hors-sol, ce qui limite l’exposition, même si le risque zéro n’existe pas. Exemple parlant: la confiture de fraises de Dordogne Reflets de France (Carrefour) renfermait cinq pesticides différents.
Pour un consommateur qui veut réduire son exposition, ce point change les réflexes en rayon. On pense achat plaisir, on pense terroir, mais on garde en tête que toutes les recettes ne se valent pas. Et que l’étiquette raconte déjà beaucoup.
Ces 4 confitures d’abricot pointées pour résidus interdits
Quatre marques d’abricot se distinguent pour de mauvaises raisons: des résidus de molécules interdites y ont été détectés. Les fiches techniques précisent que les taux restaient conformes aux limites maximales autorisées, mais la présence même de ces substances pose question pour l’acheteur français.
- Auchan La Gourmande
- Confipote 65% de fruits
- Gerblé sans sucres ajoutés
- Intermarché Paquito extra, notée 7,5/20
Au-delà des pesticides, 60 Millions de consommateurs a aussi relevé des recettes parfois pauvres en fruits et riches en sucres. Un double signal d’alerte qui pénalise autant le goût que l’intérêt nutritionnel. Et pourtant, quelques bons choix suffisent à retourner la situation.
Bio, étiquettes, fait-maison : les gestes simples qui réduisent l’exposition
Le raccourci le plus sûr reste le bio. Dans ce test, aucune trace de pesticide n’a été détectée dans les confitures issues de l’agriculture biologique. Ce n’est pas un blanc-seing gustatif, mais pour limiter les résidus de pesticides, c’est la voie la plus directe. Vous avez surement déjà remarqué le surcoût: c’est le prix d’une matière première plus encadrée.
Pas de budget bio à chaque course ? Deux réflexes aident beaucoup au supermarché: vérifier que le fruit arrive en premier dans la liste des ingrédients, et privilégier une liste courte, sans ajouts superflus. Ce sont des repères simples qui orientent vers des recettes mieux maîtrisées, et souvent plus fruitées.
Autre levier à la maison: préparer ses confitures soi-même, en choisissant ses fruits et le niveau de sucre. On garde alors la main sur les ingrédients. Et si vous utilisez des fruits frais, un lavage soigneux fait la différence: un bain d’eau avec un peu de bicarbonate alimentaire ou un filet de vinaigre blanc aide à réduire les résidus en surface avant la cuisson.
Dernier point qui compte pour 2025: une partie des matières premières peut venir de pays où certains traitements restent autorisés. L’import joue un rôle dans ce paradoxe réglementaire. D’où l’intérêt, quand c’est possible, de privilégier des ingrédients français clairement identifiés et des marques transparentes sur l’origine.
En attendant la prochaine mise à jour des tests, la ligne de conduite tient en trois mots: lire, comparer, arbitrer. Sans renoncer aux tartines, mais en gardant l’œil ouvert sur ce qui finit dans le pot. C’est là que l’achat plaisir redevient un vrai choix éclairé.








