Ce bouillon cube que vous utilisez pourrait nuire à votre santé : l'avis tranché des experts sur les pires références à éviter
Les bouillons cubes, souvent utilisés en cuisine, cachent des risques pour la santé. Un expert révèle les dangers liés au sel et aux additifs, et propose des alternatives plus saines.

Dans bien des cuisines, un simple cube suffit à parfumer une marmite. Mais derrière l’odeur alléchante, les choix de bouillons cubes ne se valent pas pour la santé, loin de là.
Entre sel qui grimpe vite, additifs à rallonge et graisses à éviter, des experts alertent sur l’impact de ces produits du quotidien. L’avis est tranché, et il aide à s’y retrouver en rayon. Et certains détails d’étiquettes changent tout.
Bouillons cubes et santé : le diagnostic du Pr Boris Hansel
« Un bouillon en cube, c’est avant tout du sel », a confirmé le Pr Boris Hansel à Doctissimo. Dans les faits, le sel arrive très souvent en tête de la liste des ingrédients. En moyenne, un cube apporte environ 3 grammes de sel ; utiliser la moitié d’un cube pour 250 ml de bouillon représente déjà près d’un quart de la quantité maximale de sel recommandée sur une journée, un enjeu pour l’hypertension et le risque d’AVC.
« On pense cuisiner plus sain en les utilisant pour mettre moins de gras, mais c’est une fausse bonne idée, en cuisine », poursuit-il. Au-delà du sel, le spécialiste cite le glutamate, l’huile de palme, des colorants et des additifs comme la maltodextrine qui font basculer ces produits dans la catégorie des produits ultra-transformés. « Le vrai souci avec les bouillons cubes reste leur appartenance aux produits ultra-transformés. Et aujourd’hui, les experts s’accordent à dire qu’il vaut mieux limiter la consommation de ces aliments, car ils sont associés à des risques accrus de maladies cardiovasculaires et de certains cancers ».
4 bouillons cubes à éviter selon le Dr Jean-Michel Cohen
Le médecin nutritionniste pointe d’abord la composition générale du rayon : « Leurs compositions sont souvent riches en additifs, en sel et en matières grasses ». Dans sa sélection, quatre références ressortent avec des critiques précises, liées au sel, aux exhausteurs de goût, aux graisses ou au marketing.
- Knorr Bouillon de légumes méditerranéens : le Dr Jean-Michel Cohen le juge « un ramassis d’additifs, mais surtout du sel et un exhausteur de goût qui arrive tout de suite en deuxième position ! ».
- Maggi Bouillon Kub Bio volaille : « le prix au kilo est une fois et demie supérieur aux produits équivalents du rayon ».
- Knorr Bouillon aux herbes et à l’huile d’olive : « l’huile d’olive ne représente que 2 % du produit et les herbes 5 % ».
- Knorr Marmite bouillon de poule : « il bénéficie des mêmes défauts que les cubes avec de mauvaises graisses, du sucre, des arômes et quelques additifs ».
Le praticien précise aussi sa méthode pour ne pas se faire piéger par l’emballage. Il recommande de « privilégier la liste d’ingrédients la plus courte et la plus simple possible », et de fuir « l’huile de palme, les sirops de glucose-fructose et le glutamate, encore plus lorsqu’ils arrivent au début de la liste des ingrédients ». Méfiance également envers certaines allégations : « les produits qui se vantent sans sel, sans gluten ou bio, [restent souvent] un ramassis d’additifs et se basent même sur une matière grasse riche en acides gras saturés : palme, karité ou coprah ». Quant aux formats gélifiés, « ils bénéficient d’une plus belle image, mais parfois, il n’en est rien ! »
Choisir un bouillon plus sain sans se tromper ?
En rayon, quelques réflexes font la différence. Le Dr Jean-Michel Cohen conseille de « privilégier la liste d’ingrédients la plus courte et la plus simple possible ». Dans le détail, éviter « l’huile de palme, les sirops de glucose-fructose et le glutamate, encore plus lorsqu’ils arrivent au début de la liste des ingrédients ». Ne pas se fier aveuglément aux mentions santé, car un produit « sans sel » ou « bio » peut cumuler des additifs et des graisses saturées. Bref, lire l’étiquette jusqu’au bout reste indispesable.
Côté tri fin, la diététicienne Mégane Heudiard recommande de chercher le “sans sel” et prévient : « ne vous fiez pas à la mention -25 % de sel ». Elle invite aussi à viser des « produits qui contiennent un maximum de légumes, 20 % au plus bas », et « le moins d’additifs ». Selon ses repères, plusieurs références se détachent par une composition plus simple : le bouillon de légumes bio Priméal (sans sel, 21 % de légumes), Jardin Bio Etic (sans sel, 21,5 %), Koro (sans sel, 88 % de légumes et 12 % d’herbes, sans additifs) ou encore les carrés de légumes Carré Futés (plus de 70 % de légumes, sans ingrédients ultra-transformés). Et pour aller plus loin, le Pr Boris Hansel a une recommandation limpide : « Faites vos propres bouillons cubes ! Avec quelques légumes, un peu d’huile d’olive, des épices et une quantité maîtrisée de sel, vous pouvez concocter des bouillons maison à conserver au congélateur. C’est simple, économique et bien meilleur pour votre santé ! ».






