Franciliens : ce qui vous attend sur les tarifs Navigo, tickets et aéroports au 1er janvier 2026, avec +2,3 % et une 3e hausse des tarifs en trois ans

Par Paul Graph - Publié le

À partir du 1er janvier 2026, IDFM prévoit une nouvelle hausse des titres de transport en Île-de-France, du pass Navigo aux tickets à l’unité. Jusqu’où iront les tarifs et quel impact pour votre budget ?

Franciliens : ce qui vous attend sur les tarifs Navigo, tickets et aéroports au 1er janvier 2026, avec +2,3 % et une 3e hausse des tarifs en trois ans

Les Franciliens vont devoir composer avec une nouvelle hausse de leurs titres de transport au 1er janvier 2026, la troisième en trois ans. Île-de-France Mobilités (IDFM) assume cette trajectoire et rappelle sa ligne de conduite : « Comme chaque année depuis trois ans maintenant, Île-de-France Mobilités réévalue ses tarifs afin de mieux financer les évolutions majeures que connaît le réseau », a déclaré l’autorité en charge des transports, citée par Le Parisien.

Conformément à l’accord financier signé en 2023 avec l’État, la grille 2026 applique une augmentation équivalente à l’inflation projetée, soit 1,3 %, à laquelle s’ajoute 1 point, ce qui aboutit à une hausse moyenne de 2,3 % des prix. Les nouveaux tarifs doivent encore être validés par le vote des élus administrateurs d’IDFM le 10 décembre, avant d’entrer en vigueur au 1er janvier 2026. La facture détaillée réserve pourtant quelques surprises.

Quels nouveaux tarifs Navigo en 2026 pour les Franciliens ?

Premier concerné, le pass Navigo, utilisé chaque jour par des millions d’usagers. Au mois, le forfait toutes zones passera de 88,80 euros à 90,80 euros, soit 2 euros de plus qu’en 2025. Le Navigo annuel grimpera lui à 998,80 euros, ce qui équivaut à 22 euros supplémentaires selon IDFM. À la semaine, le prix montera de 31,60 à 32,40 euros. Pour les jeunes, le forfait Imagine R ne sera pas épargné : il en coûtera 393,30 euros, contre 384,30 euros actuellement, selon les montants détaillés par Capital.

Les étudiants et scolaires verront donc leur budget transport augmenter, même si la hausse peut sembler limitée à l’échelle d’un mois. Sur une année complète, ces quelques euros en plus finissent par peser. Cette nouvelle étape de revalorisation ne surprend guère les représentants d’usagers. « On pouvait s’y attendre. Ces augmentations ne sont pas une grande surprise. Elles sont conformes à ce qui avait été prévu entre l’État et la Région en 2023 », a réagi Marc Pélissier, président de l’association des usagers des transports d’Ile-de-France (AUT-IDF), auprès du Parisien.

Tickets, aéroports, usagers : tout ce qui augmente aussi

Les titres occasionnels suivent le même mouvement. Le ticket métro-train-RER à l’unité gagnera 5 centimes pour être vendu 2,55 euros, tandis que le ticket bus-tram passera à 2,05 euros. Le ticket d’accès à bord par SMS sera facturé 2,55 euros, quand le ticket d’accès à bord classique restera, lui, à 2,50 euros. Du côté de la formule Navigo Liberté +, le trajet métro-train-RER franchira pour la première fois la barre des 2 euros : 2,04 euros, contre 1,99 euro auparavant. Le voyage en bus ou tram via Liberté + augmentera légèrement, de 1,60 à 1,64 euro. Les billets pour rejoindre les aéroports d’Orly et de Roissy prendront eux aussi 1 euro, pour atteindre 14 euros, même si cette desserte reste incluse dans les abonnements Navigo mois et annuel. Les passes Paris Visite 1 jour et 5 jours verront leur prix augmenter respectivement de 70 centimes et 1,75 euro.

Face à ces hausses en cascade, Marc Pélissier juge que « rien ne pourrait les justifier » et pointe un calendrier peu favorable pour les usagers quotidiens : « En 2026, il n’y aura pas grand-chose de neuf sur les réseaux qui pourrait les justifier. On espère au moins que les investissements permettront des améliorations visibles sur les RER et notamment sur les lignes D et E où les trains neufs commencent à arriver », souligne-t-il. Il plaide pour un renforcement des mécanismes de compensation : « C’est une piste pour mieux faire passer les augmentations auprès des habitués des lignes les moins performantes ! » Du côté d’IDFM, on met plutôt en avant un « bouclier tarifaire qui limite la hausse du passe Navigo » et les investissements engagés : « Avec 1400 trains, métros, RER et tramways neufs ou rénovés depuis 2016 ou encore le renouvellement en cours de la totalité de la flotte bus et cars en Île-de-France, le réseau francilien se modernise à grande vitesse. » Le 13 décembre doit voir l’arrivée du téléphérique Câble 1 dans le Val-de-Marne, avant le Tzen 4 en Essonne début 2026, tandis que la ligne 15 sud du Grand Paris Express n’ouvrira qu’en 2027. « Toutes ces nouveautés ont un coût important, car l’augmentation de la taille du réseau induit une hausse des coûts d’exploitation et de fonctionnement. L’objectif, pour Île-de-France Mobilités, est de répartir cette hausse des coûts d’exploitation sur l’ensemble des acteurs (État, collectivités, entreprises, usagers réguliers et occasionnels, touristes) de manière équitable. » Reste que pour beaucoup de Franciliens, ces augmentations qui s’enchaînent n’interviendront pas forcemment au meilleur moment.