Immobilier dans le Sud-Ouest : "C'est le moment d'acheter", ce détail sur les logements qui va vous faire économiser des milliers d'euros
Taux stabilisés, marges de négociation en hausse et ventes qui repartent : le Sud-Ouest change de tempo en 2026. Mais quels biens tirent vraiment leur épingle du jeu entre DPE, canicule et choix de professionnel ?

Alors que le marché immobilier français sort doucement d’une phase de tension, le Sud-Ouest reste dans le viseur de nombreux acheteurs. Entre océan, grandes métropoles et campagnes attractives, la région apparaît comme un compromis recherché, mais les candidats à l’achat hésitent encore : faut-il attendre d’éventuelles nouvelles baisses de prix, ou profiter des opportunités déjà revenues sur le marché en 2026 ?
C’est dans ce contexte que le réseau de mandataires IAD, créé en 2008 et qui compte 16 000 conseillers au niveau national, observe de près la situation. L’an dernier, le groupe a réalisé 63 000 ventes et vise 65 000 transactions cette année, avec déjà 240 000 mandats et 70 000 compromis signés à fin mai selon ses chiffres internes. La responsable pour la région Nouvelle-Aquitaine, Vanessa Malassinet, résume l’ambiance du moment d’une formule qui fait réagir.
Immobilier dans le Sud-Ouest : des signaux au vert pour les acheteurs
Ces volumes de mandats et de compromis traduisent un marché qui s’anime de nouveau pour le réseau IAD, y compris dans le Sud-Ouest. Pour un acheteur, cela signifie très concrètement plus de biens à visiter, des vendeurs qui acceptent de discuter et un environnement moins tendu qu’au pic de la hausse. Le réseau, premier acteur national des mandataires, insiste sur cette reprise d’activité échelonnée mais réelle sur le terrain.
Dans ce paysage, Vanessa Malassinet assume un message optimiste : « Les indicateurs sont plutôt bons. C’est le moment d’acheter », affirme la responsable IAD Nouvelle-Aquitaine, citée par Sud Ouest. Cette appréciation repose autant sur le retour d’une certaine fluidité des transactions que sur un rapport de force un peu plus équilibré entre vendeurs et acquéreurs, qui peuvent à nouveau prendre le temps de comparer, poser des conditions ou intégrer plus finement le coût des travaux.
Sud-Ouest 2026 : DPE, canicule et rôle des pros, ce qui fait vraiment la différence
Au-delà des volumes, la définition d’une « bonne affaire » en 2026 passe d’abord par le DPE. Les « passoires énergétiques » classées F ou G sont clairement identifiées : les appartements classés G se vendent en moyenne 12 % moins chers que ceux classés D, et les maisons 25 % moins cher, selon le Conseil supérieur du notariat. Cette décote s’explique par l’obligation progressive de rénover ces logements pour pouvoir les louer. Pour un acheteur occupant, cela peut devenir une opportunité si le budget travaux est anticipé, chiffré et intégré dans la négociation du prix dès l’offre.
Autre critère qui monte : le confort d’été, crucial dans un Sud-Ouest régulièrement touché par les épisodes de chaleur, alors que le thermomètre est monté jusqu’à 38°C dans le sud de la France cette semaine. Sur ce point, le marché reste en retard. « Une exposition sud reste très valorisée », tout comme les derniers étages, tandis que l’absence de volet « n’a jamais été un sujet », rapporte Romain Odano, directeur général du réseau immobilier Nestenn, cité par BFMTV. « On manque de prise de conscience, on a des pratiques dans nos logements ancrés sur des climats tempérés », souligne Cédric Lentillon, du Cerema, qui rappelle l’importance de pouvoir ventiler la nuit en sécurité. Dans les faits, « il n’y a pas du tout de prise de conscience, ni de baisse des prix » du côté des vendeurs de logements inadaptés aux canicules, observe de son côté Thomas Bertin, du réseau Laforêt, toujours auprès de BFMTV. Autant d’éléments que des intermédiaires, mandataires ou agences, peuvent aider à décortiquer : qualité de l’isolation, exposition, présence de volets, possibilités de climatisation ou de travaux. Car au-delà du prix affiché, s’appuyer sur un interlocuteur professionel et respecter le mandat en place évite aussi les mauvaises surprises juridiques, comme l’a rappelé récemment la Cour de cassation en condamnant un couple d’acheteurs à verser 150 000 euros de dommages et intérêts à un agent immobilier qu’ils avaient tenté de court-circuiter dans le Sud-Est.
En bref
- En 2026, en Nouvelle-Aquitaine et dans l’ensemble du Sud-Ouest, le réseau de mandataires IAD et sa responsable régionale Vanessa Malassinet constatent un marché immobilier qui retrouve de la fluidité.
- Entre hausse des mandats, volumes de compromis en progression, décotes marquées sur les passoires énergétiques F et G et nouveaux enjeux de confort d’été, les acheteurs disposent d’un levier de négociation renforcé.
- Reste à savoir comment arbitrer entre DPE, canicules à répétition et accompagnement par un mandataire ou une agence immobilière pour saisir une véritable opportunité dans le Sud-Ouest.






