Prix repère du gaz : la hausse du 1er novembre 2026 va faire exploser votre facture si vous avez ce contrat

Au 1er novembre 2026, le prix repère du gaz grimpe de 6,6 % et renchérit aussitôt les factures de millions de foyers chauffés au gaz. Entre marchés sous tension et contrats indexés, certains ménages vont payer bien plus que la hausse moyenne.
Le répit aura été de courte durée pour les foyers raccordés au gaz naturel. Après une première envolée des tarifs à la rentrée, le prix de cette énergie repartira une nouvelle fois à la hausse au début de l’automne, au moment où les chaudières se rallument dans tout le pays.
Au 1er novembre 2026, le prix du gaz de référence fixé par la Commission de régulation de l’énergie grimpera de 6,6 % en moyenne, pour atteindre 194,90 € TTC/MWh dans les zones desservies par GRDF. Cette hausse du prix repère de vente de gaz (PRVG) touchera directement près de 6 millions de foyers dont le contrat est indexé sur cet indicateur, avec un surcoût estimé à 12 € TTC en moyenne sur la facture du mois. Et ce n’est sans doute pas la dernière mauvaise nouvelle pour votre facture.
Prix du gaz novembre 2026 : ce qui change sur votre facture
Depuis la fin des anciens tarifs réglementés de vente de gaz le 1er juillet 2023, le PRVG sert de boussole aux fournisseurs pour construire leurs offres et aux particuliers pour comparer les prix. Ce prix, publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), est « un prix variable et intègre à la fois les coûts d’approvisionnement (coût de l’énergie sur le marché de gros) et les coûts ‘hors approvisionnement’ tels que les coûts commerciaux, les coûts d’acheminement ou de stockage et la rémunération du fournisseur », explique la CRE, citée par Merci pour l’info. Au 1er octobre 2026, ce prix repère s’établissait encore à 182,88 € TTC/MWh ; il atteindra 194,90 € TTC/MWh au 1er novembre, après deux hausses successives de 5,6 % en septembre puis 6,3 % en octobre. Cette nouvelle marche s’explique par « l’augmentation des prix sur les marchés de gaz au mois de septembre comparativement à août », alimentée par le conflit persistant au Moyen-Orient, indique le gendarme de l’énergie.
En pratique, le changement se voit surtout sur le prix du kilowattheure payé par les ménages. Pour un foyer chauffé au gaz sur le réseau GRDF, le prix moyen du kWh passera de 0,14557 € à 0,15760 € TTC pour l’usage chauffage, soit une hausse de 8,26 %. Pour les consommateurs qui utilisent le gaz uniquement pour la cuisson ou l’eau chaude sanitaire, le kWh grimpera de 0,17832 € à 0,19027 € TTC, soit +6,7 %, tandis que l’abonnement restera inchangé à 360,79 € par an pour un usage chauffage et 152,46 € par an pour un usage cuisson/eau chaude. Le tableau ci-dessous résume ces évolutions chiffrées.
| Usage | Abonnement annuel TTC | Prix kWh oct. 2026 TTC | Prix kWh nov. 2026 TTC | Hausse kWh |
|---|---|---|---|---|
| Chauffage | 360,79 € / an | 0,14557 € | 0,15760 € | +8,26 % |
| Cuisson + eau chaude | 152,46 € / an | 0,17832 € | 0,19027 € | +6,7 % |
Hausse du prix du gaz : qui va payer plus et comment réagir
Sur les 10,23 millions de ménages disposant d’un contrat de gaz naturel, environ 6 millions de foyers ont choisi une offre indexée sur le prix repère et verront leur facture grimper dès novembre. Les quelque 40 % de consommateurs qui ont souscrit une offre à prix fixe ne sont pas concernés tant que leur contrat court. Pour les abonnés exposés, la CRE estime l’impact moyen de la hausse de novembre à 12 € TTC sur la facture du mois. « Sous réserve que la situation reste à peu près stable d’ici la fin de l’année », le régulateur anticipe une facture annuelle 2026 en moyenne 11 % plus élevée que celle de 2025, soit environ 135 € TTC supplémentaires. « Entre janvier et novembre 2026, le prix du kWh du PRVG devrait augmenter de 43,6 % pour la cuisson et l’eau chaude sanitaire, et de 54,7 % pour le chauffage », indique Hello Watt, société spécialisée dans la maîtrise de l’énergie, citée par Merci pour l’info, qui chiffre aussi à 2 410 € la facture annuelle en novembre pour un ménage chauffé au gaz consommant 13 000 kWh, contre 1 670 € en janvier, soit un surcoût de 740 €.
Face à cette succession de hausses, les ménages dont le contrat est indexé sur le prix du gaz n’ont guère intérêt à attendre le prochain courrier de régularisation. Face à l’envolée des prix, les consommateurs ayant une offre de gaz indexée sur le prix repère ou sur les marchés « ont intérêt à se tourner rapidement vers une offre à prix fixe bloqué pendant 1, 2 ou 3 ans, afin de sécuriser leur tarif et de se prémunir contre de nouvelles hausses liées aux tensions géopolitiques », conseille Hello Watt. Pour trouver une offre plus protectrice, le comparateur en ligne gratuit du Médiateur national de l’énergie permet de confronter les contrats en tenant compte à la fois du prix du kWh, du montant de l’abonnement et des conditions d’évolution tarifaire ; vous pouvez aussi vous posez la question de travaux plus lourds à plus long terme, en particulier le remplacement d’une chaudière gaz par une pompe à chaleur air-eau qui, selon l’Ademe, peut en moyenne diviser par deux la facture de chauffage, sous réserve d’une isolation correcte du logement.
En bref
- Au 1er novembre 2026, la Commission de régulation de l’énergie relève de 6,6 % le prix repère de vente de gaz, qui atteint 194,90 € TTC/MWh dans les zones GRDF.
- Environ 6 millions de foyers titulaires d’une offre indexée verront ainsi le prix du kWh grimper dès novembre, avec un surcoût moyen estimé à 12 € sur la facture du mois.
- Entre contrats à prix fixe, comparateurs indépendants et pistes pour réduire sa consommation, plusieurs leviers s’offrent encore aux ménages pour freiner l’escalade de la note.








