Premier achat immobilier : 6 villes où vous pouvez encore devenir propriétaire avec un prix au m² sous les 1500 euros

Entre taux en hausse, loyers qui explosent et offre neuve limitée, 2026 bouscule les projets de premier achat immobilier. De l’ouest au Grand Est, six villes sortent du lot par leurs prix, leur emploi et leur potentiel de revente.
Entre crédits plus chers et loyers qui s’envolent, les candidats au premier achat immobilier avancent avec prudence en 2026. La Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs en juin avant de marquer une pause, pendant que l’OAT à 10 ans a flirté avec le seuil des 4% le 23 juillet, un niveau inédit depuis 2009. Les banques prêtent encore autour de 3,3% en moyenne sur 20 ans en août, et 3,11% sur 15 ans pour les meilleurs dossiers franciliens, selon le courtier immobilier Pretto. « Si l’OAT se maintient durablement autour de 4% », prévient Pierre Chapon, son cofondateur et CEO, « [les banques] pourraient progressivement répercuter cette hausse sur leurs nouveaux barèmes », a-t-il averti dans les colonnes de Capital.
Côté location, le marché reste verrouillé. L’observatoire Bien’ici mesure une offre en hausse de 9% sur un an au deuxième trimestre, mais le loyer moyen a franchi les 19 euros/m² au niveau national et, à Paris, il a bondi de près de 2% sur un an, avec des studios qui s’affichent autour de 1 100 euros par mois. Dans le même temps, la demande recule de 21% sur un an, les locataires restant en place. « Faute d’un choc d’offres franc et ciblé, en particulier sur les petites typologies », prévient David Benbassat, président de Bien’ici, « l’accès au logement demeurera un défi majeur pour les Français ». « Ce n’est plus une question de marché : c’est une question d’égalité des chances. », juge de son côté Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l’Immobilier.
Un marché bousculé, mais des villes encore abordables pour un premier achat immobilier
Face à cette tension, l’Etat mise sur le retour des ménages à la propriété, avec un prêt à taux zéro élargi à tout le territoire et aux maisons neuves, une loi Relance Logement et la promesse d’un « choc d’offres » pour « faire en sorte que les Français arrivent à nouveau à se loger de manière décente », explique le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, qui vise 2 millions de logements supplémentaires d’ici à 2030. « Ce n’est qu’en devenant propriétaires que les primo-accédants pourront libérer des logements sur le marché locatif », complète Régis Sébille, responsable des analyses de Bien’ici. Dans ce cadre, six villes françaises apparaissent comme des cibles interressantes pour un premier achat : Angers, Dijon, Brest, Metz, Perpignan et Mulhouse.
Ces villes cumulent plusieurs signaux favorables mis en avant par les observatoires et les professionnels : prix encore abordables, bassin d’emploi solide, présence d’étudiants qui soutient la demande locative et projets urbains en cours. A Metz, par exemple, les prix bas tournaient autour de 1 959 €/m² en janvier 2026, les prix hauts à 4 708 €/m² et le prix médian autour de 3 430 €/m², selon les données citées par Ymanci. A Perpignan, le prix moyen de 1 914 €/m² reste en dessous de la moyenne nationale. A Mulhouse, le prix immobilier moyen atteint 1 332 €/m² au 1er septembre 2026, loin des 2 609 €/m² de Colmar ou des 3 732 €/m² de Strasbourg.
Angers, Dijon, Brest, Metz, Perpignan et Mulhouse passées au crible pour un premier achat
A l’ouest, Angers offre un terrain favorable aux ménages qui achètent pour la première fois : la demande y reste soutenue, les prix demeurent compétitifs par rapport à d’autres agglomérations de l’Hexagone, et l’économie comme la démographie, portée par une population plutôt jeune, créent un socle solide. Dijon, au cœur de la Côte-d’Or, est décrite comme dynamique et attractive, avec des prix au mètre carré plus abordables que dans des villes de taille équivalente. Brest, dans le Finistère, attire un nombre croissant d’acheteurs grâce à un marché encore abordable malgré une hausse récente des prix.
| Ville | Prix indicatif au m² | Date et source | Atout clé pour un premier achat | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Angers | n.c. | n.c. | Demande soutenue, prix encore compétitifs | Comparer avec transactions DVF locales |
| Dijon | n.c. | n.c. | Grande ville dynamique et plus abordable | Forte variation de prix selon quartiers |
| Brest | n.c. | n.c. | Marché encore accessible malgré hausse récente | Suivre l’évolution des prix récents |
| Metz | 1 959 à 4 708 €/m² | Janvier 2026, données Ymanci | Position à 1 h 20 de Paris | Écarts de prix importants entre secteurs |
| Perpignan | 1 914 €/m² | 2025, analyse Ymanci | Sud, cadre de vie et prix bas | Tenir compte de la saisonnalité locale |
| Mulhouse | 1 332 €/m² | 1er septembre 2026, SeLoger | Prix très bas, bonne rentabilité potentielle | Vérifier DPE et charges de copropriété |
Metz illustre bien le potentiel de ces marchés : en 2026, la ville entend confirmer son attractivité immobilière avec des prix encore accessibles et une position stratégique à seulement 1 h 20 de Paris et du Luxembourg, ce qui attire à la fois investisseurs et ménages à la recherche d’une résidence principale. Perpignan, nichée entre mer et montagne, combine un cadre de vie agréable et un prix moyen de 1 914 €/m² qui reste inférieur à la moyenne nationale, ce qui peut convenir à un primo-accédant qui envisage aussi une mise en location. A l’est, Mulhouse compte 105 000 habitants, se situe à 14 km de l’Allemagne et 30 km de la Suisse, et propose jusqu’à 10% de rentabilité brute sur certains projets locatifs, sur un marché très attractif. La ville aligne plus de 50 zones d’activité, des acteurs industriels comme Stellantis PSA Peugeot-Citroën ou Eiffage Énergie Systèmes, un pôle numérique autour de KMØ et plusieurs grands projets urbains, du quartier d’affaires près de la gare centrale au quartier DMC, à « Mulhouse Diagonales » ou au plan « Mulhouse se transforme ». Dans chacune de ces six villes, un premier achat suppose malgré tout de vérifier les transactions récentes via les données DVF, d’anticiper la fiscalité locale, taxe d’enlèvement des ordures ménagères comprise, et de regarder le diagnostic énergétique, des appartements considérés comme passoires thermiques pouvant devenir des opportunités à rénover grâce à des aides comme MaPrimeRénov’.
En bref
- En 2026, entre taux de crédit plus élevés, loyers au-delà de 19 €/m² et marché locatif grippé, l’État pousse les ménages vers un premier achat immobilier dans plusieurs grandes villes françaises.
- Angers, Dijon, Brest, Metz, Perpignan et Mulhouse se distinguent par des prix encore abordables, un bassin d’emploi solide, une présence étudiante et des projets urbains porteurs pour un premier achat.
- Leur potentiel s’accompagne toutefois de points de vigilance—quartier, DPE, fiscalité locale, transactions DVF—que chaque primo-accédant doit passer au crible avant de se lancer.









