Gaz : cette double augmentation qui va faire grimper votre facture dès le 1er juillet, même si vous avez un contrat à prix fixe
Au 1er juillet, le prix repère du gaz bondit de 7,4 % et propulse la facture des ménages français à un niveau inédit. Selon que votre contrat est indexé ou à prix fixe, l'addition de l'été – et de l'hiver prochain – ne sera pas la même.

Après un petit répit en juin, la facture de gaz des ménages français va repartir à la hausse dès le 1er juillet 2026. Le prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie augmentera de 7,4 % en une seule fois. Pour les foyers raccordés au réseau, cela signifie que le coût officiel du gaz atteindra un niveau inédit depuis la création de cet indicateur. Reste à comprendre ce que cela veut dire concrètement sur la facture que vous recevrez cet été.
Depuis la fin des tarifs réglementés de vente de gaz le 1er juillet 2023, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois ce prix de référence. Il ne correspond pas à un contrat, mais à une estimation du coût « normal » du gaz, qui additionne un abonnement et un prix du kilowattheure. Sur son site, la CRE précise que ce prix repère est « un prix variable et intègre à la fois les coûts d’approvisionnement (coût de l’énergie sur le marché de gros) et les coûts « hors approvisionnement » tels que les coûts commerciaux, les coûts d’acheminement ou de stockage et la rémunération du fournisseur », explique la Commission de régulation de l’énergie. En juillet, deux composantes de cette formule augmentent en même temps.
Hausse du prix repère du gaz : ce qui change au 1er juillet
Le 1er juillet, dans les zones desservies par GRDF, soit environ 95 % du territoire, le prix repère moyen du gaz passera de 152,86 €/MWh TTC à 164,21 €/MWh TTC. L’augmentation atteint 7,4 % en un mois, après une baisse de 4,8 % observée en juin. Pour un foyer qui se chauffe au gaz, le prix moyen du kilowattheure grimpe de 0,11789 € à 0,12766 € TTC, soit +8,29 %, tandis que pour un usage limité à la cuisson et à l’eau chaude, il passe de 0,14852 € à 0,16054 € TTC, soit +8,09 %.
Le tarif d’abonnement évolue lui aussi : pour un usage chauffage, il augmente de 343,90 € à 359,63 € par an, et pour un usage cuisson ou eau chaude seule, de 147,24 € à 152,11 € par an. Pour un ménage type qui consomme environ 11 200 kWh par an pour se chauffer, la facture annuelle pourrait atteindre 1 789 €, soit environ 300 € de plus qu’en 2024. La hausse annoncée reste limitée sur la facture de juillet, mais elle fixe un nouveau niveau de départ pour l’hiver prochain.
Facture de gaz : qui va payer plus et pourquoi
Ce bond n’a rien d’un simple ajustement technique. Il reflète la manière dont la facture de gaz se décompose entre énergie, transport et frais commerciaux. Deux éléments se conjuguent :
- la part « fourniture », tirée vers le haut par les prix de gros du gaz et par des coûts de fourniture plus élevés, comme les CEE et les frais commerciaux ;
- la part « acheminement », qui reflète le transport et la distribution, et qui augmente avec la révision du ATRD, relevé de 5,87 % en moyenne au 1er juillet.
Pour les consommateurs dont le contrat suit le prix repère, la CRE évalue l’impact moyen à 2,7 € TTC sur la facture du mois de juillet. « Les ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe (environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz) se verront également appliquer l’évolution de la part acheminement, qui concerne l’ensemble des consommateurs », ajoute la Commission de régulation de l’énergie. Pour ces foyers à prix fixe, la hausse globale de la facture est estimée à 1,5 %. Le Médiateur national de l’énergie indique que, pour ce type de contrat, certains prix sont entièrement figés, mais que la majorité prévoit la répercussion du tarif d’acheminement sur la facture, ce qui incite à vérifier notament cette clause avant l’hiver.
En bref
- Au 1er juillet 2026, le prix repère de vente de gaz publié par la CRE grimpe de 7,4 %, avec des abonnements et des kilowattheures revus à la hausse sur la quasi-totalité du réseau GRDF.
- Cette augmentation combine la flambée de la part fourniture et la revalorisation des tarifs d’acheminement ATRD, ce qui renchérit la facture aussi bien pour la cuisson que pour le chauffage.
- Contrat indexé ou offre à prix fixe, chaque ménage sera touché différemment, d’où l’intérêt de scruter ses clauses avant l’hiver pour limiter la note.








