Immobilier 2025 : il faut désormais 12 ans pour rentabiliser un achat face à la location, découvrez les villes gagnantes et perdantes
En 2025, l'achat immobilier devient plus rentable en 12 ans et 3 mois en moyenne, selon Meilleurtaux. Les taux d'intérêt et la hausse des loyers influencent cette tendance.

Après deux ans de soubresauts sur le crédit, le match acheter ou louer change de tempo en 2025. Le choc des taux d’intêret de 2022 a ralenti les acheteurs, puis la détente s’est installée, tandis que les loyers ont poursuivi leur ascension. Dans ce contexte, l’envie de propriété revient, portée par une équation financière plus lisible. Discrètement, l’arbitrage a basculé.
Selon l’étude 2025 de Meilleurtaux (12e édition), il faut désormais 12 ans et 3 mois pour qu’un achat devienne plus avantageux qu’une location, en moyenne, pour un logement de 70 m² dans 32 grandes villes. Un an plus tôt, la barre se situait à 14 ans et 8 mois, après un sommet à 15 ans et 6 mois en 2023, loin du record de 2020 à 3 ans et 4 mois. La carte des 32 villes bouge vite.
Achat immobilier ou location : la barre 2025 fixée à 12 ans
La baisse des taux, la correction des prix et la hausse continue des loyers redonnent de l’air aux acheteurs. « La durée pour rentabiliser son achat immobilier a reculé de 2 ans et 5 mois en un an, une amélioration significative », observe Aga Bojarska-Serres, directrice du crédit de Meilleurtaux, citée par 20 Minutes. Le signal est net : l’achat reprend l’avantage plus tôt qu’en 2024, sans retrouver l’extrême rapidité de 2020.
Sur le terrain, l’écart se resserre entre mensualité de crédit et loyer. L’accès au financement s’est un peu détendu, tandis que les loyers ont progressé ville par ville, ce qui accélère le point d’équilibre entre les deux options. Dans l’étude, la comparaison porte sur un 70 m² standard et mesure le temps nécessaire pour que l’achat coûte moins cher que la location.
Villes gagnantes, zones premium et retournements
La dynamique n’est pas uniforme. Dans 24 des 32 grandes villes analysées, acheter devient plus vite avantageux. Lille et Grenoble décrochent la palme du rebond, avec une baisse de 9 ans du temps d’amortissement. Tours, Paris, Rouen et Caen gagnent aussi plus de 5 ans. « L’accès au crédit avec des taux un peu plus bas permet de redonner enfin un avantage à l’acquisition », souligne Aga Bojarska-Serres. Dans les marchés où les prix restent très élevés, comme Paris, Aix-en-Provence, Nice ou Bordeaux, le seuil de rentabilité demeure au-delà de 18 ans ; pour des ménages mobiles, louer peut y rester cohérent sur plusieurs années.
Des contre-exemples existent. Le Mans, classée parmi les meilleures villes pour acheter en 2024, passe de moins de 5 ans à près de 9 ans pour rentabiliser une acquisition. Orléans approche désormais les 12 ans, contre 8 ans et 5 mois précédemment, et Lyon perd près de deux ans, un effet lié à l’encadrement des loyers qui réduit l’écart avec l’achat. Les Français reviennent toutefois vers la propriété, encouragés par une équation locative plus coûteuse. « Devenir propriétaire redevient une évidence : c’est une façon de se stabiliser et de se projeter plus sereinement dans l’avenir », conclut Aga Bojarska-Serres.




