Livret A à 1,5% : ne laissez plus dormir votre argent, ce placement garanti par l'État vous rapporte 2,5% nets d'impôts

Par Paul Graph - Publié le

Depuis le 1er février 2026, le Livret A plafonné à 1,5 % perd du terrain face au Livret d’épargne populaire rémunéré 2,5 %. Taux boosté, plafond limité et conditions de revenus strictes : ce livret peut-il vraiment devenir votre nouvelle épargne de précaution ?

Livret A à 1,5% : ne laissez plus dormir votre argent, ce placement garanti par l’État vous rapporte 2,5% nets d’impôts

Pendant des années, le Livret A a été le réflexe quasi automatique pour placer son épargne de précaution. Avec un taux désormais fixé à 1,5 % depuis le 1er février 2026, ce livret d’épargne reste sûr, mais son rendement fait grincer des dents. Beaucoup d’épargnants commencent à se demander s’il existe mieux, tout en conservant la sécurité offerte par l’épargne réglementée. Un autre livret garanti vient justement rebattre les cartes.

Au sein de cette même famille de produits encadrés par l’État, un livret réservé aux revenus modestes bénéficie d’un taux nettement supérieur à celui du Livret A. Mis en avant par le Ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué du 15 janvier 2026, il attire de plus en plus de Français au détriment du livret historique. Pour certains profils, il pourrait même devenir le support principal de l’épargne de précaution. Encore faut-il vérifier si vous y avez droit.

LEP à 2,5 % : ce qui a changé pour le Livret A en 2026

Depuis le 1er février 2026, date d’entrée en vigueur de la dernière révision des taux de l’épargne réglementée, le paysage a bougé. Selon le Ministère de l’Économie et des Finances, le taux du Livret A et du LDDS (Livret de développement durable et solidaire) est désormais fixé à 1,5 %, quand le Livret d’épargne populaire affiche, lui, 2,5 %. Ce différentiel résulte d’un coup de pouce accordé au LEP pour mieux protéger l’épargne des ménages aux revenus modestes face à la hausse des prix. Les taux sont arrêtés par Bercy sur la base d’une formule proposée par la Banque de France.

Concrètement, ces livrets restent tous trois des produits garantis par l’État : le capital et les intérêts sont disponibles à tout moment, sans frais d’ouverture ni de gestion. Là où le LEP se distingue, c’est qu’il est réservé à une partie seulement de la population et qu’il est exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Avec un rendement supérieur et cette fiscalité avantageuse, ce livret commence à séduire davantage d’épargnants, parfois au détriment du Livret A.

Conditions du LEP à 2,5 % : qui peut en profiter en 2026 ?

Le Livret d’épargne populaire n’est pas accessible à tout le monde. Pour en ouvrir un, il faut d’abord avoir son domicile fiscal en France. Chaque personne peut détenir au maximum un LEP et un foyer fiscal ne peut en cumuler que deux. Les banques exigent un avis d’impôt récent pour vérifier votre Revenu fiscal de référence et votre quotient familial ; si ces revenus dépassent les plafonds pendant deux années consécutives, le LEP doit être clôturé.

Selon le site officiel Service-Public.fr, pour un LEP ouvert ou détenu en 2026 en métropole, le RFR ne doit pas dépasser certains montants, qui varient selon la composition du foyer. À titre de repère, on trouve par exemple :

  • 23 028 € pour un foyer avec 1 part de quotient familial ;
  • 35 326 € pour un foyer avec 2 parts ;
  • 47 624 € pour un foyer avec 3 parts.

LEP à 2,5 % ou Livret A : lequel privilégier pour votre épargne ?

Sur le plan pratique, le LEP fonctionne comme un livret classique : vous pouvez effectuer des versements et des retraits à tout moment, et les intérêts sont calculés par quinzaine. À l’ouverture, un versement initial minimum de 30 € est demandé. Le plafond de dépôt 10 000 €, hors intérêts capitalisés, limite toutefois le montant que vous pouvez y placer ; au-delà, il faudra se tourner vers d’autres livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS.

Pour arbitrer entre LEP et Livret A, un ordre de priorité se dessine pour les épargnants qui remplissent les conditions de revenus. Tant que vous n’avez pas atteint le plafond du LEP, il est logique de remplir en premier ce livret mieux rémunéré, puis de compléter avec le Livret A ou le LDDS. Un point d’écart de taux raporte par exemple 100 € de plus par an sur 10 000 € placés pendant douze mois – 250 € d’intérêts sur un livret à 2,5 % contre 150 € sur un livret à 1,5 %. Les deux produits restent cumulables, et la clé consiste à vérifier votre avis d’impôt pour savoir si vous pouvez profiter du LEP avant d’y transférer votre épargne de précaution.

En bref

  • Depuis le 1er février 2026, le Livret A et le LDDS sont rémunérés à 1,5 % tandis que le Livret d’épargne populaire grimpe à 2,5 %, sur décision du Ministère de l’Économie et des Finances.
  • Réservé aux foyers modestes selon leur revenu fiscal de référence et leur quotient familial, le LEP offre un placement garanti par l’État, défiscalisé et plafonné à 10 000 € de dépôt.
  • Entre LEP et Livret A, un ordre de priorité s’impose pour optimiser votre épargne de précaution, à condition de vérifier si vous remplissez bien les critères d’éligibilité en 2026.