Ce placement oublié des seniors : pourquoi le Livret de Développement Durable séduit à nouveau en 2025 avec un taux de 1,70 % et des avantages fiscaux majeurs
En 2025, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) séduit à nouveau les seniors. Avec un taux de 1,7% et une défiscalisation, il devient un choix stratégique pour une épargne sécurisée.

Automne 2025, l’épargne de précaution reprend la main. Alors que la désinflation s’installe et que la quête de sécurité domine chez les retraités, un livret réglementé longtemps resté en retrait refait surface. Garanti par l’État, défiscalisé et liquide, il se glisse de nouveau au premier rang pour abriter les réserves du quotidien comme les coups durs.
Né dans les années 1980 sous une autre appellation, renforcé en 2007 puis enrichi d’une dimension solidaire en 2017, ce placement coche des cases simples et attendues : un taux lisible, un plafond de 12 000 €, un calcul par quinzaines. Pourquoi ce retour en force chez les seniors en 2025 ? Réponse sans détour.
LDDS 2025 : le livret sécurisé et solidaire qui revient en force
Le Livret de Développement Durable et Solidaire, ex CODEVI lancé en 1983, a été conçu pour soutenir l’économie réelle tout en offrant une épargne simple et sûre. Transformé en 2007 puis ouvert à la solidarité en 2017, il s’adresse aujourd’hui aux épargnants qui veulent du concret : capital garanti, disponibilité à tout moment, absence de frais. Oui, un livret discret qui revient dans les plans d’épargne des retraités alors que les marchés ont chahuté les nerfs ces derniers mois.
Le contexte l’y aide. Depuis le 1er août 2025, le taux du LDDS s’établit à 1,70 % par an, après un passage temporaire à 2,40 % au premier semestre. Avec l’inflation en repli, le rendement réel redevient légèrement positif, autour de 1,1 % sur l’année selon les estimations. La base d’épargnants suit ce mouvement : plus de 24 millions de détenteurs en 2025 et un encours d’environ 164 Md€ témoignent d’un regain d’intérêt bien réel.
Règles clés : plafond 12 000 €, quinzaines, défiscalisation
Le fonctionnement reste d’une grande simplicité. Un seul LDDS par personne majeure domiciliée fiscalement en France, soit deux par foyer. L’ouverture est gratuite, les versements sont possibles dès 10 à 15 € selon les banques, le solde minimal est de 10 €, les dépôts et retraits sont libres et sans frais. Les intérêts sont calculés le 1 et le 16 de chaque mois : un versement effectué avant le 15 commence à produire des intérêts à partir du 16, un retrait réalisé avant le 15 arrête le compteur au dernier jour du mois précédent. Les intérêts sont capitalisés au 31 décembre, ce qui permet de faire grossir le matelas sans y penser déja.
Le plafond de dépôts s’élève à 12 000 € hors intérêts. L’ensemble des intérêts est exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, un atout pour les budgets retraite. Le LDDS avance main dans la main avec le Livret A : taux identique, capital garanti, liquidité totale. Un couple peut ainsi cumuler une enveloppe sécurisée et disponible en combinant les deux livrets, tout en gardant un cadre réglementé et simple à gérer au quotidien.
À quoi sert votre argent et quelle place face au Livret A et au LEP ?
Le LDDS finance des projets utiles. Environ 60 % des fonds sont centralisés à la Caisse des Dépôts, pour irriguer le logement social, la transition énergétique ou l’accompagnement des PME. Sa dimension solidaire permet en plus d’effectuer des dons annuels depuis son livret à des acteurs de l’économie sociale et solidaire, les banques proposant une liste d’organismes éligibles. En clair, chaque euro épargné contribue à des chantiers concrets, sans renoncer à la sécurité.
Dans une stratégie seniors, le mode d’emploi est pragmatique. Si le foyer est éligible, le LEP, autour de 2,7 % en 2025, reste prioritaire pour la trésorerie du quotidien. Viennent ensuite le duo Livret A et LDDS, pour bâtir une réserve de précaution disponible et défiscalisée. Au delà des plafonds, certains orientent une part vers des fonds en euros d’assurance vie ou des comptes à terme, en gardant à l’esprit les horizons, les risques et la fiscalité associée. Le signal de fond, lui, est clair : la remontée du LDDS traduit le besoin de stabilité et de sens dans l’épargne des retraités en 2025.




