Impôts 2026 : ces hausses qui vont toucher retraités, familles et acheteurs en ligne, ce que prévoit le nouveau budget

Par Paul Graph - Publié le

En 2026, le budget prévoit des ajustements fiscaux qui pourraient alourdir la facture pour de nombreux ménages. Quels impôts sont concernés et qui sera touché ?

Impôts 2026 : ces hausses qui vont toucher retraités, familles et acheteurs en ligne, ce que prévoit le nouveau budget

Le budget de l’année à venir se referme rarement sans mauvaise surprise. Cette fois, l’exercice 2026 s’annonce plus serré, avec un cap assumé sur les recettes et un recentrage des avantages. Résultat, plusieurs postes fiscaux risquent d’augmenter et la facture pourrait s’élargir au delà des seuls hauts revenus.

Le projet de loi de finances met en avant des ajustements techniques plutôt que des hausses de taux visibles, en jouant sur le calcul des bases et l’intégration de revenus jusqu’ici peu ou pas imposés. Des arbitrages qui toucheront les retraités, des familles et les acheteurs en ligne. La note pourrait surprendre.

Impôt sur le revenu et retraites, ce que change le PLF 2026

Côté foyer fiscal, le cœur du changement se situe dans l’évolution du calcul de l’assiette. Le gouvernement veut élargir la base taxable sans toucher frontalement aux barèmes, ce qui peut faire grimper l’impôt sur le revenu pour des ménages dont les revenus progressent ou comportent des composantes jusqu’ici partiellement exonérées. Les classes moyennes et certains foyers modestes apparaissent plus exposés à cet effet mécanique.

Point sensible, l’abattement proportionnel de 10 % sur les pensions disparaît au profit d’un abattement de 2 000 €. Concrètement, des pensions dépassant à peine les 20 000 € verront leur revenu imposable augmenter, avec un impact annuel sur l’impôt pour les intéressés. Autre bascule, les indemnités journalières perçues pour affections de longue durée seront intégrées au revenu imposable et soumises au barème classique, ce qui renforce aussi les prélèvements sociaux pour les personnes concernées.

Colis, vapotage, frais de scolarité et holdings, les autres hausses

Sur le front de la consommation, une nouvelle taxe sur les colis de moins de 150 € en provenance de pays hors Union européenne doit s’appliquer lors de l’importation. De quoi renchérir des achats ponctuels sur des plateformes étrangères et rétablir un équilibre avec le commerce local. En parallèle, les produits de vapotage seront taxés comme les autres produits du tabac, ce qui fera monter les prix payés par les utilisateurs.

Les familles perdront la réduction d’impôt liée aux frais de scolarité, mesure qui augmentera la contribution de certains foyers avec plusieurs enfants. Côté patrimoine, une contribution spécifique visera les holdings familiales, à l’exception des actifs professionnels. En contrepoint, le plafond de la réduction d’impôt sur les dons passerait de 1 000 à 2 000 € au taux de 75 %. D’autres réglages figurent aussi au programme, avec gel de l’indexation de certaines niches, hausse des droits de timbre liés à la nationalité, surtaxe pour des entreprises à profits élevés et taxation accrue des dividendes versés hors plan d’épargne. Des mesures qui s’additionnent et pèseront, notemment, sur des profils variés de contribuables.