LEP : vers une chute du taux à 2 % en février 2026 ? Ce que l'inflation et le Livret A laissent présager
Le taux du Livret d'épargne populaire pourrait-il chuter à 1 % le 1er février 2026 ? Avec une inflation en baisse, le scénario semble plausible, mais des règles et dérogations pourraient changer la donne.

Après le Livret A, un autre thermomètre de l’épargne populaire est en ligne de mire : le Livret d’épargne populaire va-t-il voir son taux dégringoler au 1er février 2026 ? La formule de calcul, portée par une inflation en nette accalmie, laisse apparaître un scénario choc.
La tendance se confirme : d’après l’estimation provisoire de l’Insee publiée vendredi 31 octobre, les prix à la consommation n’ont progressé que de 1 % en octobre, après 1,2 % en septembre. L’échéance de la prochaine révision du LEP tombe au 1er février 2026 et s’appuie, comme toujours, sur la moyenne de l’inflation hors tabac des six mois précédents. Et là, une surprise se prépare.
LEP : pourquoi la formule pointe vers 1 % au 1er février 2026
Pour cette échéance, la période de référence court de juillet à décembre 2025. Quatre mois sont connus à ce stade : 0,9 % en juillet, 0,8 % en août, 1,2 % en septembre et 1 % en octobre (estimation provisoire). La moyenne de ces quatre mois s’établit à 0,975 %. En prolongeant avec une hypothèse de 1 % en novembre et décembre, la moyenne sur six mois ressort à 0,983 %.
Appliquée à la lettre, la règle conduit à un arrondi au dixième de point supérieur, soit un taux théorique de 1 % pour le LEP début 2026. Dit autrement, cela marquerait une nouvelle marche descendante, après un rendement encore à 3,5 % en début d’année puis 2,7 % depuis le 1er août.
Livret A, plancher légal et coup de pouce : jusqu’où le LEP peut-il aller ?
Sauf que le taux final ne dépend pas que de cette moyenne. En vertu de l’arrêté du 27 janvier 2021, le LEP doit rester supérieur au Livret A de 0,5 point. Or le taux du Livret A est attendu à 1,5 % au 1er février selon les anticipations évoquées, ce qui fixe un plancher pour le LEP à 2 % (1,5 + 0,5). Par rapport au niveau actuel, cela impliquerait un recul de 0,7 point.
La trajectoire n’est pas figée : la décision sera arrêtée mi janvier, une fois les derniers chiffres d’inflation connus et après les recommandations du gouverneur de la Banque de France, puis l’arbitrage de Bercy. Comme lors des dernières révisions, un coup de pouce reste sur la table pour soutenir l’épargne populaire, ce qui avait deja été le cas récemment.




