Le secteur automobile propulse le CAC 40 : Renault et Stellantis en tête malgré des freins externes

Par La Rédaction - Mis à jour le

Le CAC 40 a récemment été dynamisé par le secteur automobile, avec Renault et Stellantis en tête. Comment ces géants influencent-ils l'indice parisien?

Le secteur automobile propulse le CAC 40 : Renault et Stellantis en tête malgré des freins externes

Un indice qui cale six fois et repart à la septième. La Bourse de Paris a terminé en très légère hausse, alors que la saison des résultats touche à sa fin et que les catalyseurs se raréfient. Et un segment, en particulier, a servi d’accélérateur.

Derrière ce sursaut, un moteur familier s’est remis en marche. Le 05/11, le CAC 40 a grappillé 0,08 % à 8 074 points, porté par le secteur automobile avec Renault à +2,3 % et Stellantis à +1,8 %, malgré Edenred à -3,2 % et Thales à -2,8 %. Deux jours plus tôt, précisement à l’ouverture du 03/11, ce même compartiment donnait déjà le ton : Renault +3,3 %, Stellantis +2,7 %, Michelin +2 % autour de 8 130 points. Ce n’est pas un hasard.

CAC 40 et secteur automobile : ce qui a bougé cette semaine

Ce modeste gain a surtout mis fin à six séances consécutives de repli. Le décor extérieur aidait aussi, avec un Nasdaq à +0,7 % et un S&P 500 à +0,5 %, un enchaînement qui s’inscrit dans une série de six mois de progression des actions américaines, période de fin d’année souvent favorable. En arrière-plan, des niveaux de valorisation élevés et l’absence de catalyseurs entretiennent la prudence des investisseurs.

Côté indicateurs, les publications officielles américaines restent perturbées par le shutdown, entré dans sa sixième semaine. L’indice ISM des services a néanmoins rebondi à 52,4 en octobre, sa composante nouvelles commandes à 56,2, et l’enquête ADP a recensé 42 000 créations d’emplois privés. En Europe, la production manufacturière française a progressé de 0,9 % en septembre, l’ensemble de l’industrie de 0,8 %, tandis que l’indice PMI HCOB composite de la France a reculé à 47,7. À l’inverse, le PMI composite de la zone euro est monté à 52,5, un plus haut depuis mai 2023. Sur les marchés, l’euro cédait 0,5 % à 1,148 USD, les rendements US à 10 ans gravissaient 4,145 %, et le Brent se traitait à 64,2 USD (environ 56,0 €).

Renault, Stellantis, Michelin : chiffres clés et ressorts du mouvement

Sur les valeurs, le trio auto a pris la main. Le 05/11, Renault a gagné 2,3 % et Stellantis 1,8 %, prolongeant l’élan observé le 03/11 à l’ouverture avec Renault à +3,3 %, Stellantis à +2,7 % et Michelin à +2 %. À la clôture du 05/11, Renault s’est adjugé +2,35 % à 34,45 €, confirmant le rôle tracteur du compartiment pour l’indice parisien malgré quelques freins sectoriels ailleurs dans la cote.

Le flux d’actualités du secteur a aidé. Entre juillet et septembre, BMW a réalisé 32,314 milliards d’euros de chiffre d’affaires, -0,3 % sur un an, pour un EBIT de 2,261 milliards d’euros en hausse de 33,3 %, et un bénéfice par action de 2,74 € contre 0,64 € un an plus tôt. Le groupe a confirmé pour 2025 une croissance légère des ventes et une marge d’EBIT automobile de 5 à 6 %. Dans le même temps, Renault Group a scellé des accords définitifs avec Geely pour étendre leur coopération au Brésil autour de véhicules zéro et faibles émissions. Et en toile de fond, les commandes à l’industrie en Allemagne ont rebondi en septembre grâce à l’automobile, un signal de demande qui compte pour la cote parisienne.