Ce geste simple dès 18 ans pour une retraite sereine : Marc Fiorentino dévoile sa méthode d'épargne efficace
Marc Fiorentino propose une approche innovante pour sécuriser sa retraite grâce à l'épargne. Découvrez pourquoi il recommande de commencer dès 18 ans avec des supports comme le PER et l'assurance-vie.

Et si la clef d’une retraite plus sereine ne se jouait pas dans la prochaine réforme, mais dans la façon d’épargner dès maintenant ? La question revient avec insistance, alors que les repères bougent et que les Français cherchent des certitudes pour leurs vieux jours.
Les chiffres rappellent l’urgence d’un plan personnel : en 2022, les femmes touchaient en moyenne 1 268 € bruts par mois contre 2 050 € pour les hommes, soit environ 1 180 € nets contre 1 906 € nets. Avec réversion, l’écart se réduit, mais en 2025 il resterait autour de 1 350 € pour une femme contre 1 800 € pour un homme. Derrière ces écarts, une constante s’impose. Un geste simple, répété, peut tout changer.
Pourquoi Marc Fiorentino prône la retraite par l’épargne
« Face à ce désastre annoncé à nombreuses reprises mais qui ne se matérialise toujours pas, vous n’avez pas d’autres choix que d’opter pour la retraite par l’épargne », écrit Marc Fiorentino, selon La Tribune. L’économiste met en avant une démarche individuelle, complémentaire au système par répartition, pour sécuriser son niveau de vie à long terme.
« Aujourd’hui, je voudrais insister sur la nécessité de constituer une épargne retraite dès le plus jeune âge. Peut-être pas à la naissance, mais au plus tard à 18 ans ». L’idée centrale : lancer tôt une épargne régulière, laisser le temps agir, et s’appuyer sur des enveloppes simples et peu coûteuses. Le message est clair, presque méthodique.
PER et assurance vie : avantages concrets en 2025
Le plan d’épargne retraite **PER** reste l’enveloppe phare pour structurer une **épargne retraite** dédiée. Depuis 2024, il s’ouvre à partir de **18 ans**. Il fonctionne en compartiments, avec par défaut une **gestion pilotée** qui sécurise progressivement l’allocation à l’approche de la retraite. Les versements volontaires sont, par principe, déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel personnalisé. Le contrat permet ensuite une sortie en capital, en rente viagère ou un panachage, y compris en plusieurs fois pour le capital.
Côté **avantages fiscaux**, le plafond de déduction s’établit à **10 %** des revenus d’activité 2024, avec un maximum de **35 194 €**, ou **4 637 €** si ce montant est plus élevé. Pour un retraité sans revenus pro, le plafond est **4 637 €**. À la sortie, si vous avez déduit vos versements, la part correspondant au capital versé est imposée à l’impôt sur le revenu et les gains au **PFU de 30 %**. En rente, l’imposition suit les règles des pensions (avec abattement de 10 %) et des prélèvements sociaux à 17,2 %. Si vous n’avez pas déduit vos versements, le capital correspondant aux versements est exonéré d’impôt, seuls les gains sont au PFU de 30 %, et une **rente viagère** est taxée selon le régime des rentes à titre onéreux, pour une fraction dépendant de l’âge. Le PER peut être conservé après le départ à la retraite, et même alimenté.
Combien épargner et comment s’y prendre ?
« Privilégiez des versements programmés mensuels, même limités. Idéalement sur un PER, mais vous pouvez le faire aussi sur un contrat d’assurance vie ». La méthode défendue par **Marc Fiorentino** repose sur la discipline : des versements programés, une ligne claire et des frais bas. Pour l’allocation, il recommande une construction simple avec des **ETF** actions et obligataires, équilibrée ou dynamique selon son horizon. L’objectif n’est pas la sophistication, mais la constance.
Le PER ajoute une souplesse utile en cas d’imprévu. Un déblocage anticipé est possible dans des situations définies par la loi : invalidité, décès du conjoint ou partenaire de Pacs, expiration des droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire après cessation d’activité non salariée, et achat de la **résidence principale** (avec des limites pour les droits issus de versements obligatoires). Le capital peut être versé en une ou plusieurs fois, ce qui facilite une stratégie de retraits étalés dans le temps. En parallèle, l’**assurance vie** reste un pilier d’épargne long terme, complémentaire du PER pour diversifier supports et fiscalité.





