Hausse de la CSG à 10,6 % : comment vos rendements d'épargne seront impactés dès 2026
Le 5 novembre 2025, l'Assemblée nationale a voté une hausse de la CSG sur les revenus du capital à 10,6%. Quels placements seront impactés et comment ?

Et si 2026 rognait discrètement vos gains d’épargne ? Le 5 novembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une hausse de la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital, faisant passer son taux de 9,2 % à 10,6 %, sous réserve du parcours parlementaire.
L’objectif affiché est de dégager environ 2,8 milliards d’euros pour la Sécurité sociale en 2026, après la suspension de la réforme des retraites. Cette modification ferait passer la flat tax à 31,4 %, et alourdirait mécaniquement l’imposition des gains. Qui perd, qui s’en sort.
CSG à 10,6 % et flat tax à 31,4 % : ce qui change pour vos rendements
La fiscalité des revenus du capital s’articule autour du prélèvement forfaitaire unique à 30 % aujourd’hui, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Avec une CSG portée à 10,6 %, la pression fiscale progresserait de 1,4 point sur tous les gains soumis à cette contribution. Les cotisations sociales incluent la CSG, la CRDS à 0,5 % et le prélèvement de solidarité à 7,5 %.
Concrètement, les intérêts, dividendes et plus-values imposés au PFU subiraient une imposition globale relevée, ce qui diminue le rendement net perçu par l’épargnant. Il s’agit d’une hausse sur les revenus générés, pas d’une ponction directe sur les encours. L’entrée en vigueur visée est annoncée dès 2026, si le Sénat et le Parlement confirment le texte.
Placements touchés, produits épargnés : où les rendements baisseraient
La quasi-totalité des produits générant des revenus imposables seraient concernés. Sont visés les intérêts d’assurance-vie, les rémunérations des livrets bancaires fiscalisés, les comptes à terme, les PEL et CEL imposables, l’épargne salariale, les dividendes boursiers, les gains sur cryptomonnaies, les revenus fonciers ainsi que les plus-values immobilières, hors vente de la résidence principale. Pour ces supports, la fiscalité plus élevée réduit, à la marge, la part nette des gains.
Cinq placements resteraient en dehors du champ des cotisations sociales et ne verraient donc pas leurs rendements nets évoluer : Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune, PEAC. L’amendement, porté par des groupes de gauche, doit encore franchir l’étape du Sénat alors que des propositions de suppression existent déjà. En clair, si la hausse est confirmée, l’impact se fera sentir sur la plupart des revenus du capital, parmis lesquels les intérêts, dividendes et plus-values soumis à cette contribution.





