Retraite 2025 : ces trimestres d’études non rachetés peuvent vous faire perdre des dizaines de milliers d’euros de pension sans que vous vous en rendiez compte
De Lio aux anonymes, beaucoup tombent de haut en constatant une pension bien plus faible que prévu. Vos années d’études non rachetées peuvent peser lourd en 2025 : saurez-vous en limiter l’impact sur votre retraite ?

Une pension de star, ça fait rêver. Pourtant, à 63 ans, Lio a confessé découvrir une retraite de « 980 euros », un montant qu’elle a jugé « dramatique », a-t-elle confié sur le plateau de l’émission Mesdames, citée par 20 Minutes. Dans la même veine, d’autres artistes comme Anny Duperey, Frédéric François, Laurent Cabrol ou Jean-Marie Bigard ont dévoilé des montants bien inférieurs à la pension moyenne de 1.666 euros bruts par mois versée en 2023 en France selon la Drees.
Auprès de l’animateur Jordan De Luxe, Anny Duperey racontait ainsi toucher environ 600 euros du régime général tout en évoquant une « petite retraite complémentaire ». Le chanteur Frédéric François regrettait ses « 660 euros », calculés à partir des « 4.000 euros tous les trois mois » versés par la Sacem. Jean-Marie Bigard, lui, assume une retraite de « 6.000 euros » dans Face à Hanouna, tout en estimant que le fisc l’a « pressé comme un citron » : « Quand tu payes tout comme un honnête citoyen que je suis, en fait il ne te reste rien. » Et le représentant du Syndicat Français des Artistes-interprètes Jimmy Schuman rappelait en 2024, dans un entretien à Purepeople, qu’un acteur est « souvent payé au cachet à la journée », parfois « plusieurs milliers d’euros » pour un seul tournage, mais que « le plafond journalier que va prendre la Sécurité sociale va être à peine supérieur à 200 euros. C’est sur ce plafond que va se baser la retraite ». Pour une émission comme Mask Singer, Benjamin Castaldi parlait même de cachets « entre 30.000 et 50.000 euros » pour les candidats. Derrière ces confidences de stars, un même constat : le montant de la pension de retraite dépend froidement des cotisations et des trimestres validés. Et ces trimestres d’études que vous n’avez jamais rachetés peuvent, en 2025, peser bien plus lourd que vous ne l’imaginez.
Trimestres d’études oubliés : un vrai trou dans votre retraite 2025
Le système français repose sur un principe clair : plus vous validez de trimestres, plus votre retraite est élevée. Or les années d’études supérieures, souvent vécues comme une parenthèse enthousiasmante, sont bien souvent des années « blanches » sur le relevé de carrière. Sauf cas particuliers, aucun trimestre n’y est cotisé, ce qui laisse des périodes vides au milieu de votre parcours professionnel.
Quand la retraite semble loin, ce manque paraît anodin. Mais au moment du calcul, chaque trimestre manquant entraîne une décote sur la pension. Les chiffres issus des simulations sont parlants : pour une personne dont le salaire moyen serait de 2.500 euros bruts, l’absence de 8 trimestres peut se traduire par une perte de 5 % à 10 % sur la pension totale. Concrètement, 2 trimestres manquants entraînent en moyenne une baisse d’environ 2,5 %, soit près de 600 euros par an ; 4 trimestres, environ 5 % et 1.200 euros par an ; 8 trimestres, jusqu’à 10 % et 2.400 euros en moins chaque année. Sur vingt ans de retraite, l’addition atteint vite plusieurs dizaines de milliers d’euros, même si les pensions de base ont été relevées de 2,2 % en janvier 2025.
Rachat d’années d’études : règles et coût pour votre pension
Pour limiter la casse, un outil existe : le rachat d’années d’études, aussi appelé « versement pour la retraite ». Il permet d’acheter jusqu’à 12 trimestres correspondant à des périodes d’études post-bac dans l’enseignement supérieur. Le dispositif vise les salariés du secteur privé, les professionnels libéraux, mais aussi les fonctionnaires, chaque régime appliquant ses propres subtilités. La démarche est toujours la même : vérifier son relevé de carrière, demander une simulation à l’Assurance retraite, puis monter un dossier en précisant diplômes obtenus et périodes exactes d’études.
Le coût du rachat varie fortement d’une personne à l’autre. Il dépend principalement de trois éléments :
- l’âge au moment de la demande (plus on attend, plus c’est cher) ;
- le niveau de revenu pris en compte pour le calcul ;
- l’option choisie : rachat « pour le taux » uniquement, ou « pour le taux et la durée d’assurance ».
Les ordres de grandeur donnés par les caisses de retraite sont éloquents : pour un actif d’environ 40 ans, le rachat de 4 trimestres coûte entre 4.000 et 7.000 euros ; passé 55 ans, la facture peut dépasser 12.000 euros pour le même nombre de trimestres, les barèmes étant régulièrement revalorisés. Dans certains cas, il est possible d’étaler le paiement sur plusieurs années, ce qui facilite l’effort financier sans changer le montant global.
Racheter ses années d’études en 2025 : quand l’opération devient interressante ?
Face à ces sommes, la question clé reste le retour sur investissement. Les simulations montrent qu’une décote supprimée peut apporter entre 100 et 200 euros de pension supplémentaire par mois. Sur 20 ans de retraite, le gain cumulé se situe donc entre 24.000 et 48.000 euros, soit bien plus que le coût d’un rachat de quelques trimestres dans de nombreux cas. Pour un cadre qui rachète 4 trimestres autour de 40 ans, l’investissement initial peut ainsi être « amorti » en seulement quelques années de retraite, alors qu’un rachat tardif, proche de 60 ans, mettra mécaniquement plus de temps à être compensé.
Ce levier se révèle particulièrement adapté aux personnes ayant fait de longues études, commencé à travailler tard ou connu un début de carrière haché, qui risquent de ne pas atteindre le taux plein à l’âge légal. Il intéresse aussi ceux qui veulent partir dès qu’ils le peuvent, sans subir de décote. En revanche, le rachat n’est possible que tant que la retraite n’a pas été liquidée, et attendre trop réduit l’intérêt de l’opération. Il faut aussi garder en tête que le rachat d’années d’études ne profite pas toujours aux retraites complémentaires et qu’un assuré disposant déjà de nombreux trimestres validés (enfants, chômage, maternité, stages) peut y gagner très peu. D’où l’importance de réaliser des simulations chiffrées auprès de ses régimes avant de signer : un relevé de carrière détaillé, un simulateur en ligne et quelques projections suffisent souvent à voir si ces années de fac oubliées sont un luxe ou une vraie opportunité à saisir pour sécuriser sa retraite 2025.
En bref
- En 2025, la question du rachat d’années d’études pour la retraite inquiète de nombreux actifs, alors que certains constatent tardivement des trimestres manquants.
- L’article explique comment ces périodes non cotisées entraînent une décote importante sur la pension et détaille les règles, coûts et gains potentiels d’un rachat de trimestres.
- Entre fenêtres avantageuses, simulations à réaliser et profils pour lesquels l’opération vaut ou non l’effort, le lecteur obtient des repères pour décider s’il doit agir dès maintenant.





