Pension de réversion 2026 : ce nouveau montant minimum à 334,92 € par mois que vous toucherez (ou pas) selon la Cnav, et les conditions strictes
Au 1er janvier 2026, le minimum de la pension de réversion du régime général grimpe à 334,92 € par mois pour les veuves et veufs modestes. Mais entre durée de cotisation, mariage et ressources, êtes-vous sûr d’entrer dans les cases ?

Perdre son conjoint bouscule tout, y compris le budget du quotidien. Dans ce moment difficile, beaucoup de veuves et de veufs découvrent qu’ils peuvent toucher une partie de la retraite de leur époux ou épouse disparu, sans toujours savoir à combien ils ont droit ni comment ce montant est calculé.
Ce droit porte un nom : la pension de réversion. Il s’agit d’une fraction de la retraite de base de la personne décédée, versée sous conditions par l’Assurance retraite. Comme le rappelle l’organisme, elle représente « 54% de la pension de retraite de base dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier le défunt », précise l’Assurance retraite, citée par Notre Temps. Pour 2026, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) a aussi fixé un montant minimum garanti : 334,92 euros par mois, soit 4 019,13 euros par an. Un filet de sécurité, mais pas pour tout le monde.
Pension de réversion 2026 : un minimum relevé à 334,92 euros
En plus de la règle des 54 %, la loi prévoit en effet un plancher : si la somme obtenue est trop faible, la pension de réversion 2026 ne peut pas être inférieure à 334,92 euros par mois, à condition que le conjoint décédé ait cotisé au régime général pendant au moins 15 ans, soit 60 trimestres. Ce montant correspond à 4 019,13 euros par an, d’après la circulaire de la Cnav publiée le 23 décembre. En 2025, ce minimum était légèrement inférieur (331,94 euros), la revalorisation appliquée au 1er janvier 2026 est de 0,9 %.
Dans la pratique, si le calcul à 54 % donne un résultat inférieur à 334,92 euros, c’est ce minimum qui s’applique, dès lors que les 60 trimestres sont bien validés. Si la carrière de la persone décédée est plus courte, le seuil plancher est réduit : le texte de Notre Temps rappelle en effet que « si le défunt justifiait de moins de 15 ans d’assurance retraite, ce montant minimal est réduit ». Autre point à garder en tête : comme toute retraite de base, ce montant est brut, avant d’éventuels prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) qui feront varier le net versé sur le compte.
Quelles conditions pour toucher ce montant minimum en 2026 ?
Ce plancher n’est pas automatique : il ne concerne que les conjoints survivants éligibles à une pension de réversion. Pour y prétendre, il faut avoir été marié avec la personne décédée (ni Pacs ni concubinage), déposer une demande auprès de l’Assurance retraite et respecter des plafonds de ressources, qui varient selon que vous vivez seul ou en couple. Un âge minimum est aussi exigé dans la plupart des situations. Le minimum de 334,92 euros ne joue donc que si la réversion est d’abord accordée sur le principe.
Ensuite, le nombre de trimestres cotisés par le défunt dans le régime général est déterminant. Avec au moins 60 trimestres, le minimum est garanti, sous réserve des ressources. En dessous, il est appliqué au prorata de la durée d’assurance et peut donc descendre sensiblement sous 334,92 euros. Pour vérifier concrètement vos droits, l’Assurance retraite détaille sur ses notifications le montant de la pension de base du défunt, le taux de 54 % retenu et, le cas échéant, l’application du minimum. En cas de doute sur le calcul ou d’oubli apparent de ce plancher 2026, il reste possible de demander une vérification à votre Carsat ou à la Cnav, qui peuvent réexaminer le dossier et ajuster la réversion.
En bref
- Au 1er janvier 2026, la Cnav relève le minimum de la pension de réversion du régime général à 334,92 € brut par mois, soit 4 019,13 € par an, après une hausse de 0,9 % par rapport à 2025.
- Ce plancher ne s’applique que si la pension calculée à 54 % de la retraite de base du défunt est inférieure à ce montant et si celui-ci totalise au moins 60 trimestres au régime général.
- Mariage, âge, ressources et durée de cotisation du conjoint décédé conditionnent ce minimum 2026, ce qui impose de vérifier attentivement vos droits et vos notifications de réversion.





