Avance sur crédit d’impôt 2026 : voici la date du virement de la DGFiP en janvier et pourquoi tous les foyers n’auront pas 600 €
Jeudi 15 janvier 2026, près de 9 millions de foyers attendent le virement de l’avance sur crédit d’impôt versée par la DGFiP. Montant, profils concernés, raisons possibles d’un compte toujours vide : votre situation est‑elle vraiment sécurisée ?

Chaque début d’année, de nombreux foyers scrutent leur compte bancaire en attendant l’avance sur crédit d’impôt, ce virement du fisc qui vient alléger un peu la note du prélèvement à la source. Entre les montants, les conditions et la date exacte, l’attente se transforme souvent en casse-tête pour les contribuables qui emploient une aide à domicile, font garder leurs enfants ou soutiennent des associations.
Pour janvier 2026, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a désormais fixé le calendrier : l’avance versée au titre des réductions et crédits d’impôt récurrents arrivera sur les comptes à la mi-janvier, au bénéfice d’environ 9 millions de foyers, pour un montant moyen tournant autour de 600 euros. Reste à savoir si vous verrez réellement ce virement apparaître.
Avance sur crédit d’impôt 2026 : un virement le 15 janvier pour des millions de foyers
La date est officielle : le virement de l’avance sur crédits et réductions d’impôt interviendra le jeudi 15 janvier 2026. La DGFiP orchestre cette opération massive au profit de millions de ménages, afin d’anticiper une partie des avantages fiscaux liés à leurs dépenses. Sur votre relevé bancaire, il faudra repérer un libellé du type « DGFIP AVANCE CREDIT IMPOT » ou « DGFiP Finances publiques » avec la mention « AVANCE CREDIMPOT », selon les banques.
Ce versement correspond à un acompte de 60 % du total de vos réductions et crédits d’impôt considérés comme récurrents. Le calcul s’appuie sur vos dépenses éligibles de 2024, celles que vous avez déclarées au printemps 2025 : un avantage fiscal de 1 000 € en 2024 génère ainsi un virement de 600 € en janvier 2026. L’objectif affiché est de compenser le décalage de trésorerie lié au prélèvement à la source, pour éviter que les ménages n’avancent l’intégralité des sommes. Les foyers interressés n’ont aucune démarche à effectuer, le fisc se charge de tout.
Montant, bénéficiaires et raisons d’une absence de virement en janvier 2026
L’avance de janvier cible uniquement certains avantages jugés réguliers d’une année sur l’autre. Sont concernés les contribuables qui, en 2025, ont par exemple employé un salarié à domicile (garde d’enfants, aide à la personne, jardinage…), engagé des frais de garde de jeunes enfants, versé des cotisations syndicales, effectué des dons à des associations ou partis politiques, supporté des dépenses de dépendance en EHPAD ou encore investi via des dispositifs locatifs (Pinel, Duflot, Scellier, Censi-Bouvard, investissements outre-mer). Pour ces profils, une avance moyenne d’environ 600 euros est attendue. En cas d’absence de coordonnées bancaires valides, l’administration bascule sur un paiement papier : « Les contribuables pour lesquels l’administration fiscale n’a pas connaissance de leurs coordonnées bancaires percevront cette avance sous la forme d’un chèque adressé par voie postale », précise le ministère de l’Économie, cité par TF1info.
D’autres avantages restent exclus de ce mécanisme, comme les frais de scolarité, qui surprennent souvent les familles par leur absence en janvier : pour ces cas, l’avantage fiscal est versé en une seule fois durant l’été, lors de la régularisation. Aucun virement n’est non plus déclenché si le montant calculé est inférieur à 8 euros. Certains foyers ne recevront rien en début d’année alors même qu’ils ont des dépenses : c’est le cas des primo-bénéficiaires qui n’avaient engagé aucune charge éligible en 2024 (ils toucheront l’intégralité du crédit d’impôt à l’été 2026, puis l’avance de janvier à partir de 2027), de ceux qui ont fortement réduit ou arrêté leurs dépenses en 2025 (fin de la garde d’enfant, par exemple), ou encore des ménages qui utilisent déjà l’avance immédiate Urssaf pour l’emploi à domicile. Les contribuables qui savent que leurs dépenses ont baissé peuvent, eux, choisir de moduler ou d’annuler l’acompte dans leur espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source », à effectuer avant le 11 décembre 2025, afin d’éviter de devoir rembourser un trop-perçu prélevé en septembre 2026 après le versement du solde éventuel à l’été (fin juillet 2026) sur la base de la déclaration 2025.
En bref
- Jeudi 15 janvier 2026, la DGFiP doit verser une avance sur crédits et réductions d’impôt à environ 9 millions de foyers, pour un montant moyen de 600 €.
- Ce virement automatique correspond à 60 % d’avantages fiscaux récurrents calculés sur les dépenses 2024, comme l’emploi à domicile, la garde d’enfants, les dons ou certains investissements locatifs.
- Plusieurs situations peuvent conduire à l’absence de versement en janvier 2026 ou à un futur remboursement en septembre, d’où l’intérêt de vérifier son profil et, si besoin, de moduler l’acompte.







