Pension de réversion 2026 : minimum garanti, maximum, nouveau plafond de ressources… ce qui change pour vos revenus et vos droits
En 2026, la pension de réversion change de visage avec de nouveaux montants minimum, maximum et plafonds de ressources. Êtes-vous encore sous les seuils qui garantissent le maintien de vos droits ?

Quand on vient de perdre son conjoint, la question de la pension de réversion arrive souvent très vite, presque en même temps que les démarches administratives. Pour près de 4,5 millions de personnes, essentiellement des femmes, ce versement représente un véritable filet de sécurité pour maintenir un niveau de vie correct après le décès.
En 2026, toutes les règles clés ont été actualisées : minimum garanti, maximum possible et plafond de ressources à ne pas dépasser pour continuer à toucher la réversion. Ces montants bougent avec la hausse du Smic et peuvent faire basculer certains foyers sous ou au-dessus des seuils. Une seule question se pose alors : où se situent désormais vos propres revenus par rapport à ces nouvelles limites ?
Pension de réversion 2026 : rappel des règles et qui peut en bénéficier
La pension de réversion est une partie de la retraite qu’aurait perçue le conjoint décédé, versée au conjoint survivant. Dans le régime général de l’Assurance retraite, elle correspond en principe à 54 % de la pension de base du défunt, et à 60 % de la pension complémentaire. Pour en profiter, il faut impérativement avoir été marié : ni le Pacs ni le concubinage ne permettent d’ouvrir ce droit sur la retraite de son ex-conjoint.
L’âge entre aussi en ligne de compte : dans le régime général, il faut en général avoir au moins 55 ans, sauf si l’on avait deux enfants à charge avec le conjoint décédé. S’ajoute une condition de ressources, propre au régime de base, que ne reprend pas le régime complémentaire Agirc-Arrco qui n’applique pas de plafond de revenus. Enfin, certains régimes exigent une durée minimale de mariage : aucune pour les salariés, artisans et commerçants, quatre ans pour les fonctionnaires (ou deux ans après le départ à la retraite), deux ans pour les exploitants agricoles, sauf en présence d’un enfant commun.
Minimum et maximum de la pension de réversion en 2026
Au-delà de la formule en pourcentage, la réversion du régime général est encadrée par un montant minimum dès lors que le conjoint décédé a cotisé au moins 15 ans, soit 60 trimestres, à l’Assurance retraite. En 2026, ce plancher atteint 334,92 euros par mois, soit 4 019,13 euros par an, d’après la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Si le défunt avait cotisé moins de 15 ans, ce minimum est diminué en proportion de la durée d’assurance, ce qui évite de pénaliser totalement les carrières plus courtes tout en tenant compte du nombre de trimestres validés.
À l’inverse, la pension de réversion de base ne peut pas dépasser un montant maximum fixé pour 2026 à 1 081,35 euros par mois, soit 12 976,20 euros par an. Même si 54 % de la retraite du défunt donneraient, en théorie, une somme plus élevée, la réversion est alors plafonnée à ce niveau. Ce plafond concerne le régime général et vise surtout les situations où le conjoint décédé percevait déjà une retraite de base particulièrement élevée.
Plafond de ressources 2026 : jusqu’à quel revenu pouvez-vous garder votre pension de réversion ?
Pour la réversion du régime général, le droit au versement dépend de vos revenus. Le plafond de ressources évolue chaque année en fonction du Smic, revalorisé de 1,6 % au 1er janvier 2026. La règle de calcul reste la même : le plafond correspond à 2 080 fois le Smic horaire pour une personne seule, majoré de 60 % pour un couple lorsque la caisse l’autorise. Concrètement, en 2026, il ne faut pas dépasser 25 001,60 euros brut par an si vous vivez seul, ni 40 002,56 euros brut par an si vous êtes en couple. Sont pris en compte la plupart de vos ressources personnelles : salaires, retraites personnelles, pensions de réversion, revenus fonciers ou autres revenus imposables.
- Si vos ressources restent sous ces montants, la pension de réversion est maintenue,
- si elles les dépassent, la réversion peut être réduite, suspendue ou supprimée.
Ce dépassement peut venir d’une hausse de revenus, mais aussi d’un changement de situation familiale : remariage ou concubinage, recomposition du foyer fiscal, rattachement ou détachement d’un enfant majeur, accueil d’une personne invalide. Le régime de base autorise le remariage, alors que l’Agirc-Arrco peut supprimer la réversion en cas de nouvelle union, et chez les fonctionnaires il ne faut ni se remarier, ni se pacser, ni revivre avec quelqu’un. Il vaut mieu informer rapidement votre caisse de retraite de toute évolution de revenus ou de composition du foyer, afin d’éviter d’avoir à rembourser ultérieurement un trop-perçu.
En bref
- En 2026, la pension de réversion du régime général reste réservée au conjoint marié d’au moins 55 ans, avec une condition de ressources alors que l’Agirc-Arrco n’impose aucun plafond.
- Le minimum garanti atteint 334,92 € par mois sous condition de 60 trimestres, le maximum est limité à 1 081,35 € et le plafond annuel de ressources grimpe à 25 001,60 € pour une personne seule et 40 002,56 € pour un couple.
- Dépassement de plafond, remariage ou changement de foyer fiscal peuvent réduire ou faire cesser la réversion, d’où l’importance de vérifier précisément vos revenus pour 2026.





