Livret A à 1,5 % en 2026 : ces 6 placements sans risque qui rapportent bien plus que son nouveau taux et que vous devriez envisager dès maintenant

Par Paul Graph - Publié le

Avec un Livret A retombé à 1,5 % net au 1er février 2026, des millions d’épargnants voient leur épargne de précaution stagner. Quels placements sûrs, du LEP aux fonds en euros, peuvent vraiment faire mieux sans sacrifier la sécurité ?

Livret A à 1,5 % en 2026 : ces 6 placements sans risque qui rapportent bien plus que son nouveau taux et que vous devriez envisager dès maintenant

Le 1er février 2026 a rebattu les cartes pour des millions d’épargnants : le taux du Livret A vient d’être abaissé, une nouvelle fois, alors que beaucoup y laissent encore dormir la quasi-totalité de leur épargne de précaution. Pour celles et ceux qui espéraient voir leur argent travailler un peu plus, la déception est réelle.

Derrière cette « douche froide », une réalité s’impose : avec une inflation attendue autour de 1,3 % en 2026, un Livret A à 1,5 % net protège à peine le pouvoir d’achat, sans réellement le faire progresser. Or, plusieurs placements très sûrs offrent aujourd’hui un rendement supérieur, parfois largement, sans basculer dans la Bourse ou la crypto, ce qui change pas mal la donne.

Livret A à 1,5 % net : un taux qui protège mais n’enrichit plus

Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A et du LDDS est fixé à 1,5 % net par an. Le cadre reste imbattable en simplicité : plafond de 22 950 €, capital garanti par l’État, intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, argent disponible à tout moment. Pour l’épargne de précaution immédiate, le socle reste solide, surtout pour affronter une dépense imprévue.

Le problème vient du rendement réel. Avec une inflation projetée à 1,3 % en 2026, les 1,5 % du Livret A empêchent surtout votre épargne de perdre de la valeur, sans la faire vraiment grossir. En parallèle, les placements non réglementés (livrets bancaires classiques, comptes à terme, certains comptes rémunérés) subissent le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Sauf que certains affichent des taux bruts tellement élevés que, même après cette fiscalité, le gain net dépasse largement celui du Livret A.

Six placements sans risque qui rapportent plus que le Livret A

D’un côté, on trouve des livrets réglementés mieux rémunérés que le Livret A pour une partie des ménages. Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) sert autour de 2,5 % net depuis le 1er février 2026, toujours sans impôt ni prélèvements sociaux, avec un plafond de 10 000 € mais réservé aux foyers modestes. Le Livret Jeune, pour les 12–25 ans, doit au minimum offrir le taux du Livret A, mais certaines banques montent à 3 voire 4 % nets, défiscalisés, jusqu’à 1 600 € d’épargne. Pour qui y a droit, ces deux livrets battent le Livret A sans discussion.

Pour le reste de l’épargne, plusieurs placements garantis par les banques ou les assureurs prennent le relais :

  • Super livrets bancaires en ligne : des offres promotionnelles affichent entre 3,5 et 5,10 % brut sur 2 à 3 mois. Un taux de 5 % brut taxé à 31,4 % donne un rendement net de 3,43 %, plus du double du Livret A. Pour 10 000 € placés trois mois à ce niveau, le gain net reste garanti (capital couvert par le Fonds de Garantie des Dépôts jusqu’à 100 000 € par établissement), tant que l’on surveille bien la date de fin de promo.
  • Comptes à terme : en bloquant son argent de 3 mois à 5 ans, certaines banques proposent jusqu’à 2,75 % brut, soit autour de 1,9 à 2,2 % net après PFU, au-dessus du 1,5 % du Livret A, avec un taux connu d’avance.
  • Fonds en euros d’assurance-vie : ces supports à capital garanti ont servi en moyenne entre 2,5 et 3 % brut récemment, avec des contrats en ligne grimpant vers 3,5–3,75 % plus des bonus sur les nouveaux versements. Après 17,2 % de prélèvements sociaux, le rendement net dépasse souvent 2,9 %, hors éventuelle fiscalité en cas de rachat.
  • Comptes courants rémunérés et fonds monétaires : certaines néobanques paient autour de 2 % brut sur les dépôts, tandis que des fonds monétaires très sécurisés suivent les taux directeurs et tournent souvent entre 1,7 et 3,5 % brut, avec une faible variation de valeur.

Un point interressant : tous ces produits, hors livrets réglementés, sont fiscalisés au PFU de 31,4 %, mais leur taux brut est suffisamment élevé pour rester gagnants face au Livret A, dès qu’on dépasse quelques mois de détention.

Comment profiter de ces placements tout en gardant votre Livret A

Une stratégie fréquente consiste à garder le Livret A comme matelas de base, pour 1 à 3 mois de dépenses courantes, puis à répartir le surplus. Les ménages éligibles ont tout intérêt à remplir d’abord le LEP, bien plus rémunérateur, avant de compléter avec un Livret Jeune pour les enfants ou étudiants du foyer. Au-delà, une partie de l’épargne de précaution peut être placée sur un ou deux super livrets promotionnels, voire un compte à terme court, en sachant exactement quand l’argent sera à nouveau disponible.

Les épargnants avec des sommes plus importantes et un horizon de plusieurs années peuvent aussi utiliser l’assurance-vie en fonds euros comme « pilier » de rendement supérieur, tout en gardant la liquidité sous quelques jours en cas de besoin. La clé reste de bien suivre les dates de fin de taux boosté, de comparer systématiquement les taux nets (après PFU) au 1,5 % net du Livret A, et de vérifier que chaque produit offre une garantie en capital claire, par l’État, une banque couverte par le Fonds de Garantie des Dépôts ou un assureur solide.

En bref

  • Au 1er février 2026, le taux du Livret A et du LDDS tombe à 1,5 % net alors que l’inflation attendue autour de 1,3 % limite fortement le gain réel pour les épargnants français.
  • LEP, Livret Jeune, livrets bancaires boostés, comptes à terme, fonds en euros et comptes rémunérés offrent des rendements nets supérieurs tout en conservant une sécurité élevée du capital.
  • Entre livret hopping, remplissage prioritaire du LEP et recours ciblé aux fonds en euros, l’enjeu est de combiner ces placements avec le Livret A sans commettre de coûteuses erreurs de stratégie.