Assurance-vie : retraits, gains, abattement après 8 ans… ces cases des impôts 2026 que des milliers d’épargnants cochent mal
À l’ouverture de la déclaration en ligne le 9 avril 2026, des millions d’épargnants s’interrogent sur le sort fiscal de leur assurance-vie. Entre retraits, gains et abattement, comment éviter la mauvaise case dans leurs impôts 2026 ?

La campagne de déclaration des revenus 2025 s’ouvrira le 9 avril 2026. Beaucoup d’épargnants se demandent quoi faire de leur assurance-vie : faut-il mentionner tous les intérêts, seulement les retraits, ou rien du tout dans les impôts 2026 ? Avec les différentes dates et taux, le risque de cocher la mauvaise case paraît bien réel.
En réalité, l’assurance-vie est une enveloppe fiscale : tant que vous ne sortez pas d’argent, aucun impôt sur le revenu n’est dû sur vos gains. Ce n’est qu’au moment d’un retrait ou d’un rachat, partiel ou total, que la part de plus-value incluse dans la somme récupérée devient imposable. Comprendre cette mécanique permet de savoir tout de suite si vous aurez, ou non, quelque chose à déclarer.
Assurance-vie et impôts 2026 : avez-vous vraiment quelque chose à déclarer ?
Si vous n’avez fait aucun rachat en 2025, vous n’avez rien à renseigner en 2026 pour ce contrat, quels que soient les intérêts engrangés. Les plus-values restent investies, et seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % sur le fonds en euros sont prélevés directement par l’assureur. De simples arbitrages entre supports, eux, ne sont pas considérés comme des retraits imposables.
En cas de retrait, seule la part de gains est taxée. Pour un rachat total, la plus-value correspond à la différence entre la valeur de rachat et le cumul de vos versements. Pour un rachat partiel, l’administration calcule automatiquement la fraction de gains comprise dans la somme retirée ; si votre contrat vaut moins que ce que vous avez versé, le retrait ne génère aucun impôt sur le revenu.
Retraits, plus-values et régimes fiscaux de l’assurance-vie en 2026
Le régime dépend ensuite de l’âge du contrat et de la date des versements. Avant 8 ans, les gains issus de primes versées depuis le 27 septembre 2017 sont, par défaut, soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 12,8 % d’impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. Les intérêts liés à des versements antérieurs peuvent, eux, être taxés au barème de l’impôt ou, sur option lors du rachat, à un prélèvement forfaitaire de 15 % hors cotisations sociales.
À partir de 8 ans, vos retraits profitent d’un abattement de 4 600 € sur les gains pour une personne seule, ou d’un abattement de 9 200 € pour un couple, valable pour l’ensemble de vos contrats. Sous ces plafonds, aucun impôt sur le revenu n’est dû, seules les cotisations sociales étant prélevées. Au-delà, les gains sont en général taxés à 7,5 % tant que le total des primes ne dépasse pas 150 000 € par personne, puis à 12,8 % pour la fraction liée aux versements excédentaires. En cas de licenciement, d’invalidité sévère, de retraite anticipée ou de liquidation judiciaire, les gains peuvent être exonérés d’impôt si le rachat intervient avant le 31 décembre de l’année suivant l’événement.
Déclaration 2026 : quelles cases remplir pour votre assurance-vie ?
Côté formalités, votre boussole reste l’Imprimé fiscal unique (IFU) que l’assureur envoie en début d’année. Il récapitule contrat par contrat les gains imposables, les prélèvements déjà opérés et le régime appliqué. L’administration utilise ces données pour préremplir votre formulaire 2042 en ligne : si aucun retrait n’a eu lieu, aucune ligne ne devrait apparaître pour l’assurance-vie, sinon des montants figureront dans la rubrique des revenus de capitaux mobiliers.
Les retraits de contrats de plus de 8 ans figurent en général dans les cases 2DH, 2CH, 2VV, 2WW et 2UU, qui tiennent compte de l’abattement ; leurs montants doivent coïncider avec l’IFU. Les gains soumis au PFU de 12,8 % sont reportés dans les cases 2XX à 2ZZ et 2CK, avec un récapitulatif en 2CG, 2DF et 2BH. Vous pouvez corriger ces lignes et cocher 2OP si le barème progressif vous paraît plus interessant.
En bref
- À partir du 9 avril 2026, les détenteurs d’assurance-vie doivent vérifier si un rachat effectué en 2025 génère des gains à déclarer dans leur formulaire de revenus.
- Seule la part de plus-value issue d’un retrait est imposée, avec une fiscalité variant selon l’ancienneté du contrat, l’abattement après 8 ans et les seuils de primes, voire des exonérations en cas de coup dur.
- Grâce à l’IFU et aux cases clés du formulaire 2042, il devient possible de contrôler en quelques minutes si vos gains d’assurance-vie sont correctement traités dans vos impôts 2026.





