Impôts 2026 : assurance-vie, PEA, compte-titres… comment les déclarer sans ces erreurs qui, avec la hausse des prélèvements sociaux, peuvent vous coûter 1 500 €
Impôts 2026 : entre hausse des prélèvements sociaux et règles différentes pour l’assurance-vie, le PEA et le compte-titres, l’erreur peut coûter cher. Quelles lignes contrôler pour payer juste, sans rater abattements ni risquer d’amende ?

La campagne de l’impôt sur le revenu 2026, ouverte depuis le 9 avril, réserve une épreuve bien connue aux épargnants : comprendre comment traiter chaque placement dans la déclaration en ligne. Assurance-vie, plan d’épargne en actions (PEA), compte-titres… derrière ces enveloppes familières se cachent des regles fiscales différentes, des abattements spécifiques et des cases à cocher qui n’ont rien de commun.
En 2026, la donne se complique encore avec la hausse des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur une partie des revenus du capital et la généralisation du pré-remplissage par les banques et les assureurs. L’enjeu, pour chaque foyer, est simple : laisser faire le fisc quand tout est correct, ou reprendre la main quand un rachat, un retrait ou un dividende change la donne.
Assurance-vie : quand la déclarer aux impôts 2026 et dans quelles cases ?
Pour l’assurance-vie, la règle de base reste assez simple : si aucun rachat n’a été effectué en 2025, vous n’avez rien à déclarer en 2026. Les intérêts qui restent dans le contrat ne sont pas imposables et, sur les fonds en euros, les prélèvements sociaux à 17,2 % sont prélevés automatiquement chaque année par l’assureur sur les intérêts crédités. Aucune case spécifique n’est alors à compléter.
Dès qu’un rachat a eu lieu, il faut reprendre l’Imprimé Fiscal Unique (IFU) transmis par l’assureur et vérifier les montants pré-remplis. Pour un contrat de moins de 8 ans, les gains imposables se reportent en case 2ZZ, soumis par défaut à la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux), avec la possibilité d’opter pour le barème en cochant la case 2OP si votre tranche marginale est plus faible. Pour un contrat de plus de 8 ans, l’administration rappelle : « Les produits des contrats d’assurance-vie d’une durée supérieure à 8 ans sont soumis à l’impôt sur le revenu, après application d’un abattement annuel de 4 600€ (célibataires, veufs ou divorcés) ou de 9 200€ (couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune), quelle que soit la date des versements et quel que soit le régime d’imposition », précise l’administration fiscale, citée par Le Journal de l’Économie. Une fois cet abattement appliqué, la part de gains liée à des versements nets n’excédant pas 150 000 € va en case 2VV (taxée à 7,5 %), celle rattachée à des versements au-delà de ce seuil en case 2WW (taxée à 12,8 %), en additionnant vous-même les versements si vous détenez plusieurs contrats auprès de différents assureurs.
PEA : retraits, ancienneté du plan et ce qu’il faut déclarer en 2026
Pour le PEA, tant qu’aucun retrait n’a été effectué en 2025, aucune ligne n’est à compléter dans votre déclaration. Les gains qui restent dans l’enveloppe ne sont pas imposés et ne remontent pas dans l’impôt sur le revenu. Dans ce cadre, seule l’ancienneté du plan devient déterminante dès que de l’argent sort.
Si un retrait intervient avant le cinquième anniversaire du PEA, le plan est alors clôturé et l’ensemble des gains réalisés depuis l’ouverture est soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Le montant à déclarer figure sur l’IFU, à reporter en case 3VT si ce n’est pas déjà fait, avec des cas d’exonération d’impôt sur le revenu en situation de licenciement, d’invalidité, de retraite anticipée ou de liquidation judiciaire. Une fois le PEA âgé de plus de cinq ans, les retraits partiels sont possibles sans clôture : les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % s’appliquent et sont prélevés à la source. Vous n’avez alors rien à ajouter, sauf retrait en moins-value, qui se renseigne en case 3VH pour faire apparaître la perte.
Compte-titres : comment déclarer plus-values, dividendes et comptes à l’étranger en 2026 ?
Pour un compte-titres ouvert auprès d’une banque ou d’un courtier établi en France, la plupart des informations fiscales sont transmises directement à l’administration à partir de l’IFU. Les plus-values nettes apparaissent en case 3VG et les dividendes dans les cases 2BH ou 2DC selon qu’ils ont déjà supporté les prélèvements sociaux, avec l’acompte d’impôt éventuellement indiqué en 2CK. Par défaut, ces revenus sont soumis à la flat tax de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), avec la possibilité de cocher la case 2OP pour revenir au barème progressif si votre tranche marginale est inférieure à 12,8 %.
Le travail devient plus manuel avec un compte-titres détenu chez un courtier étranger, comme Trade Republic par exemple. Les données ne sont pas transmises automatiquement et vous devez reporter vous-même dans la déclaration les montants figurant sur le document fiscal fourni par le courtier : plus-values nettes en 3VG, dividendes déjà soumis aux prélèvements sociaux en 2BH (avec l’acompte correspondant en 2CK) et dividendes éligibles à l’abattement de 40 % en 2DC. Un compte étranger doit en outre être déclaré via le formulaire 3916-bis, sous peine d’une amende de 1 500 € par compte non déclaré, même si aucun revenu n’a été perçu pendant l’année.
En bref
- Depuis le 9 avril 2026, les épargnants doivent vérifier leur déclaration de revenus 2025, en particulier pour l’assurance-vie, le PEA et les comptes-titres.
- Rachats d’assurance-vie, retraits de PEA ou plus-values et dividendes en compte-titres déclenchent des reports précis dans les cases 2ZZ, 2VV, 2WW, 3VT, 3VG, 2BH, 2DC ou 2CK.
- Entre hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % et risque d’amende de 1 500 € pour un compte-titres étranger omis, un contrôle attentif de la 2042 s’impose.





