Immobilier : cet avantage fiscal sur la revente de votre résidence principale pourrait disparaître dès 2026, voici pourquoi cela inquiète

Par Paul Graph - Publié le

Un amendement au PLF 2026 pourrait conditionner l'exonération de la plus-value sur la résidence principale à une occupation de cinq ans. Quels impacts pour les propriétaires?

Immobilier : cet avantage fiscal sur la revente de votre résidence principale pourrait disparaître dès 2026, voici pourquoi cela inquiète

Mauvaise nouvelle qui pourrait peser sur les vendeurs : l’exonération sur la revente de la résidence principale n’est plus intangible. Un signal innédit, alors que les débats budgétaires pour 2026 s’ouvrent à l’Assemblée.

Aujourd’hui, l’article 150 U du CGI exonère totalement les plus-values réalisées lors de la cession d’une résidence principale, sans condition de durée, ni d’impôts ni de prélèvements sociaux. Mais un amendement adopté en Commission des Finances le 17 octobre 2025 conditionne désormais cet avantage à une occupation d’au moins cinq ans. La suite s’annonce décisive.

Exonération de plus-value : ce que prévoit l’amendement 2026

Le texte, porté par des députés socialistes dans le cadre du PLF 2026, réécrit l’exonération afin qu’elle ne s’applique que si le logement « a constitué la résidence principale du cédant pendant les cinq années précédant la vente », expliquent les députés socialistes, selon MoneyVox. Concrètement, une revente avant ce seuil ferait basculer la plus-value dans le champ de la fiscalité.

Le motif avancé tient à la lutte contre les « culbutes spéculatives ». Les auteurs de l’amendement l’illustrent clairement : « Certains acquièrent un logement, le déclarent comme résidence principale quelques mois, puis le revendent avec une forte plus-value exonérée », résument les députés à l’origine du texte. L’idée est de freiner ces reventes rapides affichant des gains protégés par le statut de résidence principale.

Résidence principale : qui serait touché, quelles exceptions et quel calendrier ?

Le gouvernement doit encore arbitrer en séance publique. Il peut s’opposer à la mesure ou en réduire la portée en introduisant des règles dérogatoires. L’amendement prévoit déjà des exceptions pour les reventes avant cinq ans : mutations professionnelles, décès, hospitalisations de longue durée, divorce, ou encore entrée en maison de retraite. Dans ces situations, l’exonération continuerait de jouer.

En pratique, seraient surtout concernés les projets jugés spéculatifs, certains projets familiaux avortés ou des reventes liées à des difficultés financières. Reste que la route législative est incertaine : un amendement comparable déposé lors du PLF 2025 avait été rejeté. Le sort de cette mesure limitant l’avantage fiscal des propriétaires de résidences principales demeure donc ouvert.