Le Livret A c'est fini : son taux à 1,7 % ne protège plus votre épargne, voici les alternatives sûres et rentables

Par Paul Graph - Publié le

A la rentrée 2025, deux milliards d'euros ont quitté les Livrets A, dont le taux est tombé à 1,7 %. Quelles alternatives sécurisées et rentables choisir pour protéger votre épargne ?

Le Livret A c’est fini : son taux à 1,7 % ne protège plus votre épargne, voici les alternatives sûres et rentables

Deux milliards d’euros se sont envolés en septembre 2025 des Livrets A. Avec un taux tombé à 1,7 % depuis le 1er août, ce produit star ne protège plus vraiment l’épargne face à une inflation qui tourne au‑dessus de 3 %. Les ménages réorganisent leurs comptes, et la question revient partout : où placer son argent sans perdre en sécurité ni en liquidité ?

Le mouvement est net : des retraits conséquents ont touché le Livret A et le LDDS, l’encours cumulé des deux passant à 606,8 Md€. Dans le détail, le Livret A a subi des retraits nets de 1,95 Md€ et le LDDS de 0,76 Md€, un trou d’air après l’été qui confirme le désamour. Reste à trouver des solutions simples, solides et un peu mieux rémunérées. La suite est concrète.

Pourquoi le Livret A à 1,7 % laisse filer l’épargne

Le Livret A a enchaîné les baisses de taux en 2025 : 3 % en début d’année, 2,4 % au 1er février, puis 1,7 % au 1er août. Résultat, son rendement réel est passé sous l’inflation. Même avec une fiscalité attractive, l’argent s’érode en termes de pouvoir d’achat. Et pourtant, la sécurité reste totale : capital garanti et disponibilité à tout moment, ce qui explique que beaucoup continuent d’y garder leur épargne de précaution immédiate.

Ce qui change, c’est l’arbitrage. Une partie des épargnants accepte une fiscalité mesurée pour obtenir d’avantage de rendement et se tourne vers des placements garantis ou très encadrés. L’objectif n’est pas de prendre des risques, mais de mieux rémunérer les sommes qui n’ont pas vocation à être utilisées dans l’immédiat.

Remplacer le Livret A : LEP, assurance‑vie, comptes à terme

Pour les foyers éligibles, le Livret d’épargne populaire (LEP) reste la priorité. Son taux est à 2,7 % depuis le 1er août 2025, défiscalisé comme le Livret A, avec la même disponibilité du capital. Les ouvertures et réouvertures progressent encore, l’encours atteignant 80,7 Md€ et près de 11,8 millions de titulaires après les régularisations du printemps ; en septembre, la collecte a avancé d’environ 0,11 Md€. Si vos revenus le permettent, ce produit coche toutes les cases de la trésorerie rémunérée.

L’assurance‑vie en fonds euros s’impose pour l’épargne posée sur quelques années : rendement moyen d’environ 2,6 % en 2024, capital garanti par l’assureur, et fiscalité qui s’allège dans la durée (abattement après 8 ans). Certains contrats ont servi plus de 3 % selon les poches. Pour des horizons courts, les comptes à terme offrent un taux fixé à l’avance sur une durée définie, avec des offres autour de 2,0 à 2,7 % brut sur 6 à 24 mois selon les établissements. À noter aussi : les obligations d’État ou d’entreprise via des fonds peuvent compléter une poche obligataire, avec un cadre à bien comprendre sur la durée et la volatilité.

Quelle stratégie 2025 après le Livret A pour sécuriser et mieux rémunérer ?

Le bon réflexe consiste à distinguer la trésorerie de secours, les projets à court terme et l’épargne de moyen/long terme. En clair, on garde la liquidité maximale pour les imprévus, et on va chercher un peu plus de rendement sur le reste en respectant son horizon et ses contraintes :

  • Trésorerie immédiate : conserver 2 à 3 mois de dépenses sur Livret A ou LDDS pour la disponibilité.
  • Si éligible : privilégier le LEP à 2,7 % pour la trésorerie élargie, défiscalisée.
  • Horizon 6 à 24 mois : regarder les comptes à terme (environ 2,0 à 2,7 % brut), en tenant compte des conditions de sortie.
  • Horizon 3 à 8 ans : orienter une partie vers l’assurance‑vie en fonds euros (moyenne 2,6 % en 2024), avec versements programmés pour lisser.
  • Au-delà : compléter par une poche obligataire via des fonds, pour diversifier sans excès.