Panettone Favorina, Balocco, Carrefour : Yuka les classe parmi les pires pour la santé cet hiver, l'un de leurs cousins décroche même 0/100
À l’approche des fêtes, Yuka tire la sonnette d’alarme sur plusieurs panettones industriels très présents en supermarché. Trois marques en particulier obtiennent des notes inquiétantes, au point de questionner ce que l’on sert vraiment à sa table de Noël.

Gâteau star des fêtes, le panettone envahit déjà les rayons des supermarchés, entre boîtes dorées et promos choc. Derrière cette brioche italienne gourmande, l’application Yuka met pourtant en lumière une réalité moins festive : certains produits cumulent sucre, graisses et additifs controversés au point d’obtenir des notes catastrophiques. De quoi refroidir un peu l’envie de resservir une troisième part au petit-déjeuner.
Selon les analyses de l’appli, trois références de panettone industriel très présentes en grande distribution feraient partie des moins bien notées pour la santé, tandis qu’un « cousin » de ce dessert atteint même la note de 0/100. Des chiffres qui interpellent, surtout quand on sait qu’il s’agit d’un produit souvent partagé en famille.
Pourquoi Yuka pointe du doigt le panettone industriel
Avant de parler marques, il faut rappeler ce qu’il y a réellement dans cette brioche. « Le panettone combine de la farine, du sucre, des œufs, du beurre (ou des matières grasses), à des fruits confits/raisins secs et parfois du miel ou du sirop. Cette association donne un produit plutôt dense en calories, en lipides et en sucres simples », explique Julie Boët, diététicienne-nutritionniste, à Doctissimo. En moyenne, 100 g apportent 300 à 350 kcal, environ 20 g de sucre (l’équivalent de quatre morceaux) et près de 15 g de graisses, soit trois cuillères d’huile.
« C’est un aliment qui, de par sa nature même, entraîne une élévation de la glycémie assez rapide, suivie parfois d’un petit creux quelques heures plus tard », prévient encore l’experte. De son côté, Yuka évalue les produits selon trois grands critères : qualité nutritionnelle (sucre, sel, graisses, fibres), présence d’additifs et caractère bio ou non. Quand un panettone cumule forte teneur en sucres simples, graisses saturées et émulsifiants, la note chute vite.
Favorina, Balocco, Carrefour : trois panettones dans le rouge sur Yuka
Dans cette grille de lecture, trois marques de panettone industriel se retrouvent en bas du classement : Favorina (la marque de Lidl), Balocco et Carrefour. Pour Favorina Classico, Yuka relève notamment la présence systématique de E471 (émulsifiant) et d’arômes artificiels, une combinaison qui fait lourdement baisser la note et classe la brioche parmi les références « à éviter » en consommation régulière. Le panettone Carrefour affiche un profil similaire, avec le même duo E471 plus arômes, et des versions aux fruits confits ou au chocolat encore plus riches en sucres, ce qui lui vaut une très mauvaise note.
Le cas de Balocco est interressant pour comprendre ce que l’application sanctionne : sa recette associe un trio d’additifs jugé problématique par Yuka, à savoir le E471, des arômes artificiels et l’E330 (acide citrique), qui contribue à dégrader la qualité nutritionnelle globale du produit. « Certaines marques cumulent ces trois critères à la fois, ce qui explique qu’elles se retrouvent en bas du classement. Le produit s’éloigne alors de la recette traditionnelle et s’apparente davantage à une viennoiserie ultra-transformée », résume Julie Boët. Un schéma que l’on retrouve aussi dans le Pandoro Bauli (500 g) passé au crible par Top Santé : 406 kcal, 26 g de sucre, 13 g de graisses saturées et 2 additifs pour 100 g, soit une note de 0/100 sur Yuka.
Comment choisir un panettone plus sain sans gâcher la fête ?
Face à ces résultats, beaucoup se tournent vers le panettone artisanal, préparé avec du vrai beurre, des œufs, du levain et des fruits confits, sans longue liste d’additifs. « Tournez-vous vers des versions les plus simples possible. Un bon panettone devrait idéalement contenir de la farine, du beurre, des œufs, du levain ou de la levure, des fruits secs ou confits, du sucre, et c’est tout. Les recettes artisanales ou traditionnelles respectent davantage cette composition classique », conseille Julie Boët. En magasin, quelques repères concrets aident à trier :
- Privilégier une liste d’ingrédients courte et compréhensible.
- Éviter les brioches avec E471, E330 et arômes artificiels.
- Limiter les versions ultra garnies en crème ou chocolat.
- Regarder le sucre pour 100 g et fuir les valeurs très élevées.
- Si possible, choisir une recette bio au levain naturel.
Reste la question des quantités. « Par ailleurs, la modération reste le meilleur allié de votre équilibre. Une ou deux tranches suffisent largement à satisfaire vos envies sans excès. Vous pouvez également équilibrer votre journée en privilégiant des repas plus légers et riches en fibres autour de la consommation du panettone », rappelle la diététicienne. Associer sa part de brioche à un fruit entier, un yaourt nature, une poignée de noix et une boisson chaude non sucrée aide aussi à limiter les pics glycémiques. « Encore hésitant ? Rappelez-vous que ce n’est pas la part de panettone de Noël qui pose problème, mais seulement la répétition quotidienne de mauvaises habitudes. »
En bref
- À l’approche de Noël, l’application Yuka passe au crible les panettones industriels de grandes marques comme Favorina, Balocco et Carrefour.
- Ces brioches affichent un profil calorique chargé en sucre, graisses saturées et additifs comme E471 ou E330, ce qui leur vaut des notes très basses voire proches du 0/100.
- Entre panettone artisanal mieux composé, lecture d’étiquettes et modération, l’article propose des repères concrets pour profiter de ce dessert sans alourdir sa santé.








