Retraites, APL, RSA... Des millions de Français touchés par le gel des prestations sociales dès janvier 2026
Dès janvier 2026, les retraites, APL et RSA seront gelés, impactant des millions de Français. Pourquoi cette mesure budgétaire inédite est-elle mise en place ?

Retraites, APL, RSA : dès le 1er janvier 2026, des millions de ménages verront une mesure budgétaire inedit toucher leurs revenus de transfert. Le sujet crispe, car il touche au quotidien et aux aides les plus diffusées.
Contexte budgétaire oblige : le déficit public a glissé de 4,7 % du PIB en 2022 à 5,8 % en 2024, avec un cap visé sous 3 %. L’exécutif présente un effort « collectif » qui maintient les montants 2026 au niveau 2025, sans revalorisation. En bref, un gel d’un an pour les principales prestations sociales. Et le calendrier se précise.
Gel des prestations sociales 2026 : contexte et périmètre
Deux moteurs expliquent la décision : le vieillissement, qui alourdit mécaniquement les dépenses de retraites, et l’inflation, qui a déclenché des revalorisations successives ces dernières années. Ce gel est présenté comme temporaire pour freiner la dépense tout en préservant les droits existants. L’État vise 3,6 milliards d’euros d’économies dès 2026, un levier budgétaire considéré comme plus acceptable qu’une suppression des dispositifs.
Les pensions sont au cœur des ajustements. En 2026, elles ne seront pas revalorisées, et leur progression restera encadrée jusqu’en 2030. À partir de 2027, une sous-indexation de 0,4 point sous l’inflation s’appliquera, afin de réduire le déficit persistant de la branche vieillesse malgré la réforme de 2023. Les droits acquis restent, eux, inchangés.
Retraites, APL, RSA : ce qui change dès janvier 2026
Dès le 1er janvier, plusieurs aides resteront au niveau 2025. L’objectif est de contenir la dépense sociale sans modifier l’accès aux dispositifs. Concrètement, sont concernés :
- Retraites : pas de revalorisation en 2026, puis indexation limitée avec un écart de 0,4 point sous l’inflation à partir de 2027.
- RSA : montants inchangés par rapport à 2025.
- APL : montants inchangés par rapport à 2025.
- Allocations familiales : maintien des montants, sans hausse annuelle.
Effet de ciseau possible sur le pouvoir d’achat : même sans baisse nominale, une inflation, même modérée, rogne la valeur réelle des aides. Le gouvernement met en avant la nécessité d’éviter une dérive du budget de la Sécurité sociale et indique qu’une situation économique plus favorable pourrait être réévaluée à partir de 2027. La mesure s’applique dès janvier, avec un cadrage annoncé comme transitoire.








