Électricité : avec la baisse du tarif bleu en 2025, EDF conseille de couper ce chauffe-eau en dehors de 12h-17h, sinon la facture reste salée
Alors que le tarif bleu d’EDF doit baisser de 11 à 12 % en 2025, un autre levier d’économie se cache dans votre chauffe-eau électrique. En le coupant aux heures pleines pour ne le faire chauffer qu’en heures creuses et sur la plage 12 h‑17 h, les gains peuvent devenir très concrets.

La baisse annoncée des tarifs d’EDF en 2025 peut donner l’illusion que la facture d’électricité va, enfin, se faire oublier. Pourtant, même avec un mégawattheure retombé autour de 100 euros après avoir culminé à 1 000 euros en juin 2022, certains appareils continuent de grignoter le budget sans faire de bruit. Parmi eux, un champion de la consommation se cache dans un coin du logement, loin des écrans et des radiateurs.
Au 1er février 2025, le tarif réglementé d’EDF, le fameux tarif bleu, doit reculer de 11 à 12 %, ce qui représente environ 120 euros d’économie pour une facture de 1 000 euros par an, selon les chiffres relayés par Le Pèlerin. Près de 56 % des ménages sont concernés, mais dans un contexte où le prix de l’électricité a bondi de 137 % depuis 2007, traquer les postes énergivores reste clé. D’autant que la réforme des heures creuses et la mise en avant de la plage de la mi-journée ouvrent une nouvelle piste très concrète : éteindre, ou plutôt couper intelligemment, le bon appareil au bon moment.
Chauffe-eau électrique : l’appareil discret qui peut peser jusqu’à 20 % de la facture EDF
Dans un foyer type, le chauffe-eau électrique, aussi appelé cumulus ou ballon d’eau chaude sanitaire, fait partie des équipements les plus gourmands. Les données issues des spécialistes de la gestion d’eau chaude sanitaire montrent qu’il accapare fréquemment entre 15 % et 20 % de la consommation électrique totale du logement. Sa puissance moyenne, comprise entre 2 000 et 3 000 watts, et une demande d’environ 800 kWh par personne et par an pour l’eau chaude, en font un poste de dépense lourd mais souvent sous-estimé.
Par défaut, ce ballon réagit dès que la température interne baisse, se relançant automatiquement pour compenser les déperditions thermiques de la cuve, même en pleine nuit ou lorsque le logement est vide. Autrement dit, il tourne en boucle sans discerner les besoins réels, ce qui aboutit à une surconsommation électrique et à un surcoût visible sur la facture. Cette activité quasi permanente use aussi prématurément la résistance et le thermostat, au point de rendre le remplacement coûteux de l’appareil interesant plus tôt que prévu.
Éteindre le chauffe-eau aux bonnes heures EDF : quelles plages viser pour faire de vraies économies
Dans ce contexte, la réforme annoncée du système des heures creuses change la donne. L’été prochain doit devenir celui d’un nouveau découpage horaire incitant à décaler les usages vers les périodes où l’électricité est plus abondante et moins chère, en particulier l’après-midi entre 12 heures et 17 heures, lorsque la production solaire atteint ses pics. Le Pèlerin rappelle que cette évolution pourrait permettre à 40 % des Français de réaliser des économies supplémentaires s’ils font fonctionner leurs appareils énergivores en journée plutôt que la nuit. Combinée à la baisse de 11 à 12 % du tarif bleu au 1er février 2025, cette logique renforce l’intérêt de cibler les appareils qui acceptent le report de consommation sans sacrifier le confort.
Le chauffe-eau entre parfaitement dans cette catégorie, à condition de reprendre la main sur ses horaires de fonctionnement. L’installation d’un programmateur externe, de type horloge modulaire mécanique, numérique ou connectée, sur le tableau électrique permet de piloter directement l’arrivée du courant vers la résistance. L’utilisateur définit des plages précises durant lesquelles le ballon est autorisé à chauffer, l’alimentation étant physiquement coupée en dehors de ces créneaux. En concentrant la chauffe sur les heures creuses de son contrat et, selon les cas, sur la mi-journée, il devient possible de réduire jusqu’à 30 % la part de la facture dédiée à l’eau chaude, tout en préservant le confort grâce à l’inertie thermique d’un ballon bien isolé. Avant toute manipulation, les spécialistes rappellent qu’il faut couper le courant au disjoncteur général, choisir un boîtier capable de supporter la puissance du chauffe-eau pour éviter tout risque de surchauffe ou d’incendie, régler le thermostat entre 55 °C et 60 °C pour limiter à la fois le tartre et le risque bactérien, puis adapter ces plages programmées au rythme réel du foyer.
- Programmer la chauffe du ballon uniquement sur les heures creuses de son contrat et, si possible, en milieu de journée entre 12 heures et 17 heures.
- Vérifier que le programmateur est dimensionné pour la puissance du chauffe-eau et l’installer courant coupé sur le tableau électrique.
- Maintenir la température du thermostat entre 55 °C et 60 °C, tout en ajustant la durée de chauffe selon la saison et la taille du foyer.
En bref
- En 2025, avec la baisse de 11 à 12 % du tarif bleu EDF et la réforme des heures creuses, le chauffe-eau électrique apparaît comme un poste clé de la facture.
- Programmer ce ballon d’eau chaude pour qu’il s’éteigne en heures pleines et ne chauffe qu’en heures creuses, notamment entre 12 h et 17 h, limite la surconsommation.
- À la clé, jusqu’à 30 % d’économies sur la part eau chaude, un appareil qui s’use moins vite et une nouvelle routine simple à mettre en place au tableau électrique.





