Hausse de la flat tax à 31,4 % : comment cela pourrait affecter vos revenus futurs et vos placements dès 2026

Par Paul Graph - Publié le

La hausse de la flat tax pourrait impacter vos revenus dès 2026. Quels placements seront les plus touchés par cette augmentation de la CSG ?

Hausse de la flat tax à 31,4 % : comment cela pourrait affecter vos revenus futurs et vos placements dès 2026

Et si la fiscalité de votre épargne montait d’un cran dès l’an prochain ? Derrière les débats budgétaires, une hausse ciblée de la **flat tax** refait surface, avec un impact direct sur le rendement net des placements soumis au **PFU**.

Les députés ont adopté une augmentation de **CSG** sur les revenus du capital dans le cadre du **PLFSS 2026**, ce qui ferait passer le PFU de 30 % à 31,4 % via des prélèvements sociaux relevés à 18,6 %. D’autres pistes ont circulé, à 33 % voire 36 % en cas de relèvement plus large des prélèvements sociaux, mais rien n’est figé à ce stade. Le vrai sujet, c’est le calendrier.

Flat tax à 31,4 % : ce que changerait la hausse de la CSG

Concrètement, la composante impôt sur le revenu resterait à 12,8 %, et la part sociale grimperait à 18,6 %. Seraient concernés les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières, mais pas les produits réglementés (Livret A, LDDS, LEP) qui demeurent hors PFU. Effet mécanique attendu : un rendement net rogné de 1,4 point sur la part assujettie. Pour l’**assurance-vie**, les gains resteraient soumis au PFU, avec maintien des abattements après 8 ans (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple) sur l’impôt, mais la part sociale passerait, elle, à 18,6 %. Pour le PEA au-delà de 5 ans, l’exonération d’impôt sur le revenu persiste, tandis que les prélèvements sociaux augmenteraient si la mesure est promulguée. Apparement, la version finale dépendra du chemin parlementaire.

Des hypothèses plus hautes avaient circulé (33 % ou plus) si les prélèvements sociaux étaient relevés au-delà de la seule CSG, selon les éléments discutés autour du budget. À ce stade, le scénario le plus avancé reste celui d’une flat tax à 31,4 % portée par la seule **hausse de la CSG**.

Dividendes, intérêts, assurance‑vie et PEA : quels effets possibles, quand ?

La question d’une application sur les revenus futurs s’entremêle avec celle d’un possible rattrapage. « Lors de la dernière hausse de la CSG, de 15,5% à 17,2%, dans le cadre du PLFSS 2018, la date d’entrée en vigueur avait été prévue par loi en fonction de la nature des revenus. Ainsi, les plus-values de cession de valeurs mobilières réalisées en 2017 et déclarées en 2018 avaient subi la hausse », rappelle Nicolo Acquari, ingénieur patrimonial chez Mirabaud, dans Capital. De quoi nourrir l’idée d’un **rattrapage fiscal** sur l’avis d’impôt 2026 si la hausse sociale devait, in fine, viser des **revenus 2025** déjà encaissés.

Illustration concrète sur les flux distribués : « En clair, si vous avez perçu 1 000 euros de dividendes cette année, vous recevez 700 : votre établissement ayant retenu l’impôt sur le revenu de 12,8% et les prélèvements sociaux de 17,2%. En cas de hausse de la CSG, vous retrouveriez en plus, sur votre avis d’impôt 2026, les 1,4% d’augmentation de la CSG qu’il faudrait acquitter », décrit l’ingénieur patrimonial. « En l’absence de précision, des revenus comme les dividendes et les intérêts sur lesquels les prélèvements sociaux sont prélevés au moment de leurs versements (en 2025, NDLR) pourraient aussi subir la hausse de la CSG (en 2026) », ajoute-t-il. À l’inverse, si le budget devait finalement être adopté par ordonnance sans l’amendement relevant la CSG, « c’est le texte d’origine, non amendé qui est voté. Or, cette hausse a été intégrée par la voie d’un amendement, elle ne serait pas appliquée ».