Impôt sur le revenu 2026 : ce relèvement discret du seuil à 11 612 € pourrait vous faire économiser plus que vous ne le pensez

Par Paul Graph - Publié le

Le Sénat relève pour 2026 la première tranche de l’impôt sur le revenu à 11 612 € par part pour compenser l’inflation et limiter les nouveaux imposables. Votre foyer va‑t‑il profiter de ce coup de pouce ou voir sa note fiscale grimper ?

Impôt sur le revenu 2026 : ce relèvement discret du seuil à 11 612 € pourrait vous faire économiser plus que vous ne le pensez

L’inflation grignote le budget, les salaires suivent plus ou moins, et beaucoup se demandent déjà à quelle sauce ils seront imposés en 2026. Dans ce climat un peu tendu, une décision technique du Sénat vient de modifier discrètement le barème de l’impôt sur le revenu 2026, avec un impact très concret sur le seuil à partir duquel vous commencez à payer.

Le 28 novembre, les sénateurs ont choisi de geler le barème de l’impôt sur le revenu pour 2026, tout en accordant une exception à la première tranche pour la réindexer sur l’inflation d’environ 1 %. Résultat, la limite de non-imposition est relevée à 11 612 euros par part, contre 11 497 euros dans la dernière loi de finances, ce qui change la donne pour des centaines de milliers de ménages… sans que ce soit toujours évident au premier coup d’œil.

Impôt sur le revenu 2026 : ce que change le nouveau seuil à 11 612 euros

Concrètement, la première tranche du barème est relevée d’environ 1 %, un niveau proche de l’inflation observée. Les revenus jusqu’à 11 612 euros par part ne seront pas imposés en 2026, contre 11 497 euros précédemment. Ce léger ajustement évite que des contribuables basculent mécaniquement dans l’impôt uniquement parce que leur salaire a été revalorisé, sans gain réel de pouvoir d’achat.

D’après le ministère de l’Économie et des Finances, cette revalorisation ciblée devrait permettre à près de 200 000 foyers fiscaux d’échapper à l’entrée dans l’impôt sur le revenu l’an prochain. Le projet initial prévoyait un gel complet de toutes les tranches, ce qui aurait alourdi la facture pour de nombreux ménages. Portée par les sénateurs LR, de l’Union centriste et du groupe RDPI, la correction consistant à n’ajuster que le seuil de la première tranche a finalement été retenue par le gouvernement pour limiter ces effets jugés trop brutaux.

Qui est concerné et que deviennent les autres tranches du barème ?

Dans ce nouveau cadre, le message est assez simple pour un foyer : si votre revenu par part reste inférieur ou très proche de 11 612 euros, vous demeurez non imposable sur le revenu en 2026. Si vous étiez juste au-dessus de l’ancien seuil, cette revalorisation peut vous éviter de payé plus d’impôt, ou au moins réduire très légèrement la part de vos revenus effectivement taxée au taux d’entrée. Le barème restant progressif, seule la fraction de revenu qui dépasse ce seuil est imposée.

En revanche, les autres seuils restent inchangés : la deuxième tranche, taxée à 11 % pour les revenus entre 11 498 et 29 315 euros, et la troisième tranche à 30 % ne sont pas revalorisées. Les propositions de la gauche visant à relever aussi ces tranches n’ont pas été adoptées, alors que l’Assemblée nationale s’était prononcée pour un dégel intégral du barème. Ses promoteurs au Sénat défendent « une mesure ciblée, responsable et juste. C’est un bon compromis qui couvre 82 % des ménages », rapporte Capital. Pour les contribuables déjà bien installés dans les tranches à 11 % ou 30 %, l’effet reste donc limité à une petite portion de revenu exonérée en plus, tandis que le cœur du barème, lui, ne bouge pas pour 2026.

En bref

  • Le 28 novembre 2025, le Sénat a décidé de réindexer uniquement la première tranche de l’impôt sur le revenu 2026 sur l’inflation, portant le seuil de non‑imposition à 11 612 € par part.
  • Cette revalorisation ciblée, défendue par les groupes LR, Union centriste et RDPI contre le projet de gel intégral, doit éviter l’entrée dans l’impôt d’environ 200 000 foyers fiscaux tout en laissant gelées les autres tranches.
  • Entre seuil relevé, barème partiellement figé et effets discrets de l’inflation sur vos revenus, l’enjeu est désormais de situer votre foyer et d’anticiper l’impact réel sur votre impôt 2026.