Impôt sur le revenu 2026 : combien vous deviez exactement gagner en 2025 pour rester sous le seuil de non-imposition, célibataire, en couple ou avec enfants

Par Paul Graph - Publié le

Entre barème 2026 revalorisé et seuil de 61 euros, la frontière de la non-imposition a légèrement bougé. Où se situait votre foyer avec les revenus perçus en 2025 ?

Impôt sur le revenu 2026 : combien vous deviez exactement gagner en 2025 pour rester sous le seuil de non-imposition, célibataire, en couple ou avec enfants

La loi de finances pour 2026 est entrée en vigueur après sa publication au Journal officiel le 20 février. Comme chaque année, elle met à jour le barème de l’impôt sur le revenu et trace la frontière entre les foyers qui devront payer et ceux qui resteront en dessous du seuil de non-imposition 2026. Pour beaucoup, une seule question compte : avec les revenus encaissés en 2025, fallait-il passer à la caisse ou non pour l’impôt sur le revenu 2026 ?

Les tranches du barème sont cette fois indexées sur l’inflation à hauteur de 0,9 %, afin de tenir compte de la hausse des prix sans pénaliser les salaires qui ont juste suivi le coût de la vie. Comme le rappellent « les analystes de Bercy », cités par Planet, « la revalorisation du barème est un bouclier contre l’inflation qui permet de protéger le pouvoir d’achat des ménages situés à la limite de l’imposition ». Reste à voir à partir de quel niveau de revenus 2025 vous pouviez, concrètement, rester exonéré d’impôt en 2026.

Seuil de non-imposition 2026 : ce que prévoit la loi de finances

Pour l’impôt sur le revenu, tout part du revenu net imposable de 2025, c’est-à-dire vos salaires, pensions et autres revenus après déduction de l’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (sauf si vous avez opté pour les frais réels). Ce revenu est divisé par le nombre de parts de votre foyer (le quotient familial), puis soumis au barème de l’impôt sur le revenu 2026, revalorisé de 0,9 % par rapport à l’année précédente.

Une fois cet impôt brut calculé, deux mécanismes peuvent encore vous éviter de payer. D’abord, la décote, prévue à l’article 197 du Code général des impôts, qui réduit l’impôt des foyers les plus modestes. Ensuite, la règle dite du seuil de mise en recouvrement : en vertu de l’article 1657 du même Code, l’administration fiscale ne met pas en recouvrement l’impôt si le montant final dû est inférieur à 61 €. En clair, si après application de la décote votre impôt 2026 tombe en dessous de 61 €, aucun avis de paiement ne vous est adressé.

Combien pouviez-vous gagner en 2025 sans payer d’impôt en 2026 ?

Les simulations réalisées pour la déclaration de 2026 permettent de fixer des repères précis. Ces montants sont exprimés en revenu net imposable annuel 2025 (après l’abattement de 10 %), et non en salaire brut. Pour un célibataire disposant d’une part fiscale, le seuil de non-imposition se situe à 17 604 € de revenu net imposable. Planet indique que cela correspond approximativement à un salaire mensuel net de 1 467 € avant application de l’abattement de 10 %.

Pour un couple marié ou pacsé sans enfant, soit deux parts fiscales, le plafond pour rester exonéré d’impôt en 2026 grimpe aux alentours de 32 900 € de revenu net imposable 2025. Et si ce même couple a deux enfants à charge, ce qui porte le foyer à trois parts fiscales, le seuil de non-imposition se situe vers 43 500 €. Rester en deçà de ces montants permet non seulement d’éviter l’impôt sur le revenu, mais, selon Planet, ouvre souvent la voie à d’autres avantages comme certaines exonérations locales ou tarifs sociaux.

En résumé, pour les principaux profils de foyers, les plafonds de revenu net imposable 2025 pour ne pas payer d’impôt sur le revenu en 2026 sont donc :

  • 17 604 € pour un célibataire sans enfant (1 part) ;
  • environ 32 900 € pour un couple sans enfant (2 parts) ;
  • environ 43 500 € pour un couple avec deux enfants (3 parts).

Comment vérifier concrètement si vous étiez exonéré d’impôt en 2026 ?

La méthode est assez simple, même si le jargon fiscal peut paraître interressant au premier abord. Prenez votre avis d’impôt reçu à l’été 2026 : le revenu net imposable figure en première page, tout comme le nombre de parts de votre foyer. Comparez ce revenu aux seuils correspondant à votre situation familiale ; si vous êtes en dessous, vous êtes théoriquement dans la zone de non-imposition telle qu’elle ressort des simulations pour 2026.

Regardez ensuite la ligne indiquant le montant de votre impôt sur le revenu. Si ce montant est égal à 0 €, ou inférieur à 61 €, cela signifie que la décote et la règle de mise en recouvrement ont joué pleinement en votre faveur et qu’aucun paiement ne vous a été réclamé. Ce même avis d’impôt sert aussi de base pour d’autres dispositifs : le revenu fiscal de référence qu’il mentionne conditionne par exemple les allègements de taxe foncière pour certains propriétaires modestes, avec un plafond de ressources de 12 793 € par part pour une exonération ou une réduction de 100 € sur la taxe foncière 2026, et détermine encore les seuils d’exonération de CSG, CRDS et Casa sur les retraites versées en 2026, comme le rappelle la CFDT Retraités. Autant de raisons de garder un œil attentif sur vos revenus 2025 et sur les montants inscrits noir sur blanc sur votre avis d’imposition.

En bref

  • Entrée en vigueur de la loi de finances 2026, avec un barème de l’impôt sur le revenu revalorisé de 0,9 % pour tenir compte de l’inflation.
  • Les seuils de non-imposition 2026 s’établissent notamment à 17 604 € pour un célibataire, 32 900 € pour un couple et 43 500 € pour un couple avec deux enfants.
  • Décote, seuil de 61 € et revenu net imposable font la différence entre impôt dû ou non, d’où l’intérêt de vérifier sa situation sur l’avis 2026.