Impôts 2026 : le Plan épargne retraite pourrait offrir des avantages fiscaux inédits grâce à un report élargi des plafonds
L'Assemblée nationale a voté des amendements pour rendre le Plan épargne retraite plus attractif fiscalement. Quelles implications pour les épargnants?

Bonne nouvelle en vue pour votre retraite complémentaire. Sans faire de bruit, le Plan épargne retraite pourrait devenir bien plus généreux sur le plan fiscal dès les Impôts 2026, avec un mécanisme de rattrapage élargi qui parle à beaucoup d’épargnants.
L’Assemblée nationale a adopté, lundi 3 novembre 2025, deux amendements au projet de loi de finances 2026 visant à assouplir les règles de déduction liées au PER. L’objectif affiché est simple et très concret pour les Français qui ouvrent tard leur contrat. Et l’effet peut surprendre.
Impôts 2026 et PER : ce qui a été voté à l’Assemblée
Le PER ouvre droit à une déduction de vos versements volontaires, plafonnée à 10 % de vos revenus d’activité, avec une imposition au moment de la sortie du plan. Aujourd’hui, quand vous n’avez pas utilisé tout votre plafond, vous pouvez le reporter sur les trois années précédant l’année de versement. Les amendements adoptés proposent d’étendre ce report de 3 à 5 ans, pour coller aux usages de souscription observés sur le terrain.
Le texte met en avant un phénomène bien identifié chez les épargnants : « Le pic de souscription intervient entre 50 et 59 ans, cette classe d’âge représentant 59 % des nouveaux adhérents en 2022 », indiquent les députés à l’origine de ces amendements, selon Notre Temps. Le rapporteur général du budget, Philippe Juvin, a soutenu l’initiative et y voit une mesure de « bon sens ». Il faudra néanmoins attendre l’issue des débats pour savoir si la mesure figure dans le texte final du PLF 2026.
Report de plafond PER sur 5 ans : impact concret et exemple
Concrètement, ce report élargi faciliterait les versements de rattrapage. Prenons l’exemple donné dans les échanges : un contribuable gagnant 40 000 euros par an, qui ouvre un PER en 2022 et verse 15 000 euros en 2025, peut aujourd’hui déduire 4 000 euros au titre de 2025, mais aussi 4 000 euros pour 2022, 2023 et 2024. Résultat, la totalité des 15 000 euros devient déductible de ses revenus de l’année 2025. Avec un report porté à cinq ans, l’espace de rattrapage serait encore plus large pour les versements tardifs.
Pourquoi cet ajustement tombe à pic ? Parce que la souscription tardive domine clairement dans la pratique, et que cette souplesse encouragerait l’effort d’épargne à l’approche de la retraite. Une occassion aussi de valoriser les années où le plafond n’a pas été utilisé, sans complexifier la règle de base. Reste une étape clé à franchir à présent : la confirmation de cette extension dans la version finale de la loi de finances, après le vote de l’Assemblée nationale.





