Impôts janvier 2026 : sans nouvelle loi de finances, ce calendrier caché peut faire bondir votre facture (et le 15 janvier tout bascule)
Entre situation de famille figée, patrimoine évalué et premiers prélèvements, janvier 2026 s’annonce comme un mois fiscal décisif pour les foyers français. Quelles dates cocher au calendrier des impôts pour éviter les mauvaises surprises ?

Entre les soldes et les bonnes résolutions, le mois de janvier 2026 cache un autre rendez-vous moins visible mais décisif : celui de vos impôts et taxes. Entre situation de famille figée, patrimoine évalué, premiers prélèvements et acomptes versés ou retirés de votre compte, ce début d’année concentre plusieurs mouvements fiscaux qui vont peser sur votre budget.
Autre particularité de ce calendrier des impôts janvier 2026 : faute de loi de finances votée à temps, l’administration applique encore le barème de l’impôt sur le revenu de 2025, sans revalorisation automatique. À la clé, un risque de glisser dans une tranche supérieure si vos revenus ont légèrement augmenté… et quelques dates à bien surveiller dès les premiers jours de l’année.
Calendrier des impôts janvier 2026 : un début d’année sans nouvelle loi
En l’absence de vote de la loi de finances pour 2026 avant la fin de l’année 2025, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu reste celui de 2025 pour le mois de janvier. Concrètement, pour une part de quotient familial, la tranche à 0 % s’applique jusqu’à 11 497 €, la tranche à 11 % de 11 498 € à 29 315 €, celle à 30 % de 29 316 € à 83 823 €, la tranche à 41 % de 83 824 € à 180 294 € et le taux de 45 % au‑delà de 180 294 €. Un amendement avait bien été adopté en commission pour indexer ce barème de 1 % sur l’inflation, mais il n’a pas été retenu dans le texte final, ce qui peut rendre chaque hausse de salaire un peu plus « interressante » fiscalement pour le Trésor public que pour le contribuable.
Dans ce contexte, un foyer dont les revenus 2025 ont légèrement progressé peut se retrouver imposé dans une tranche supérieure, sans que le barème ait été relevé comme les autres années à la même période. Les taux de prélèvement à la source appliqués sur les salaires, pensions ou allocations restent, eux, inchangés en janvier 2026 : ce sont ceux déjà calculés à partir de vos dernières déclarations. Si votre situation financière a beaucoup évolué, le début d’année reste un bon moment pour vérifier votre taux dans votre espace fiscal en ligne et, au besoin, le moduler pour éviter un trop gros écart lors de la prochaine régularisation.
1er janvier 2026 : situation de famille, patrimoine et futures taxes
Fiscalement, le 1er janvier 2026 est une date clé : c’est à cette date que l’administration apprécie vos charges de famille et votre situation de foyer. Célibataire, marié, pacsé, séparé ou veuf au 1er janvier, nombre d’enfants ou de personnes à charge… tout cela détermine le nombre de parts et le calcul de votre impôt sur le revenu pour l’année. Un enfant né le 2 janvier 2026, par exemple, ne sera pas pris en compte dans les parts pour les revenus 2026, et un mariage ou une séparation après cette date n’aura d’effet que sur les déclarations de l’année suivante.
Le 1er janvier sert aussi de référence pour la valeur de votre patrimoine net taxable à l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) : c’est la photographie de vos biens immobiliers et de vos dettes à cette date qui sera retenue. La même date est utilisée pour établir la taxe foncière et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires : propriétaire ou non, occupant ou non, résidence principale ou secondaire, tout se juge au 1er janvier. Si vous avez acheté, vendu ou changé d’usage d’un logement autour de cette période, il est utile de garder sous la main les actes et justificatifs, car ce sont ces éléments qui expliqueront le montant des taxes locales reçues à l’automne.
15 janvier 2026 : prélèvements, acomptes et virement de crédits d’impôt
Autre date à cocher sur le calendrier des impôts de janvier 2026 : le 15 janvier. Pour les contribuables qui ont opté pour la mensualisation, il s’agit du premier prélèvement pour les impôts locaux, en particulier la taxe foncière, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la Cotisation foncière des entreprises (CFE). Chaque mensualité représente en principe le dixième de l’impôt dû l’année précédente, avec un échéancier visible sur le dernier avis reçu et dans l’espace « Particulier » du site fiscal. Le même jour intervient aussi un prélèvement d’acompte de prélèvement à la source pour les revenus sans collecteur : revenus d’indépendants, professions libérales, artisans, commerçants, revenus fonciers des bailleurs, pensions alimentaires, rentes viagères ou certains revenus de source étrangère. Ceux qui ont choisi, avant le 30 septembre de l’année précédente, un rythme trimestriel n’auront, eux, qu’un prélèvement tous les trois mois.
Le 15 janvier 2026 correspond enfin au versement d’un acompte de 60 % sur vos crédits et réductions d’impôt les plus courants (emploi à domicile, dons, garde d’enfants, par exemple), calculé sur la base des dépenses déclarées deux ans plus tôt. Le solde sera versé, ou récupéré si besoin, à l’été suivant, après votre déclaration de revenus. En pratique, ce virement de l’administration peut compenser en partie les premiers prélèvements du mois ; il reste utile de vérifier que le montant reçu correspond bien à vos habitudes de dépenses, et de signaler dans votre espace en ligne une forte baisse de ces dépenses si vous voulez éviter un remboursement trop important lors de la prochaine régularisation.
En bref
- En France, janvier 2026 marque un mois charnière où les foyers fiscaux voient leur situation de famille, leur patrimoine immobilier et leurs futures taxes locales figés à la date du 1er janvier.
- Faute de nouvelle loi de finances, le barème 2025 de l’impôt sur le revenu reste appliqué tandis que le 15 janvier concentre premiers prélèvements mensualisés, acomptes de PAS et acompte de 60 % sur certains crédits d’impôt.
- Le guide détaille les effets concrets de ces échéances et les bons réflexes à adopter pour anticiper prélèvements, virements et éventuels changements de tranche sans déséquilibrer son budget.





