Livret A bientôt à 1,40 % en 2026 : ces 5 placements sans risque (LEP, assurance vie…) qui peuvent faire bien mieux sans bloquer votre argent
Taux du Livret A en chute à 1,40 % net en 2026, votre épargne perd du terrain face à l’inflation. Quels 5 placements sans risque peuvent réellement prendre le relais et protéger vos économies ?

Au 1er février 2026, le taux du Livret A devrait passer de 1,70 % à 1,40 % net. Avec une inflation qui tourne plus haut que ce niveau, l’épargne laissée sur le livret préféré des Français ne suit plus vraiment la hausse des prix, surtout sur plusieurs années.
Pourtant, il existe encore des placements sans risque, à capital garanti, qui offrent autour de 2 % à plus de 3 % par an, une fois la fiscalité prise en compte. Cinq solutions sortent nettement du lot pour 2026, chacune avec ses propres règles de fonctionnement, plafonds et horizons de placement, ce qui change tout dans la façon de s’en servir au quotidien.
Livret A 2026 : un filet de sécurité, plus un vrai placement
Avec un taux attendu à 1,40 % net, un simple calcul montre vite la limite du Livret A comme placement de long terme. Sur 10 000 euros, le gain annuel ne dépasse pas 140 euros, alors que, si les prix augmentent de 2 %, le pouvoir d’achat réel recule d’environ 60 euros sur la même somme : le rendement réel devient négatif, même si le capital reste garanti.
Le Livret A garde toutefois deux atouts majeurs : une garantie totale de l’État dans la limite du plafond de 22 950 euros, et une liquidité immédiate pour faire face aux imprévus. En pratique, il sert surtout aujourd’hui de coussin de sécurité pour 3 à 6 mois de dépenses courantes ; au‑delà, l’épargne peut être orientée vers d’autres placements sans risque plus rémunérateurs.
LEP et livret jeune : les livrets réglementés qui battent le Livret A
Pour les ménages modestes, le Livret d’Épargne Populaire (LEP) reste la solution numéro un. Son taux est actuellement de 2,7 % net, sans impôt ni prélèvements sociaux, et il devrait rester supérieur à celui du Livret A même en cas de baisse en 2026. Le plafond de versement est de 10 000 euros, et l’accès dépend du revenu fiscal de référence : pour une part, il ne doit pas dépasser 22 823 euros. La banque interroge directement l’administration fiscale, ce qui rend l’ouverture assez simple quand on est éligible.
Les 12‑25 ans disposent en plus du Livret Jeune, défiscalisé lui aussi, avec un plafond de 1 600 euros. Son taux doit au minimum être égal à celui du Livret A, mais certaines banques servent jusqu’à 4 % net, bien au‑dessus du futur 1,40 %. C’est un petit placement particulièrement interressant pour placer les premières économies, souvent alimenté par les parents ou grands‑parents avant de compléter ensuite avec un Livret A ou une assurance vie.
Assurance vie, comptes à terme et livrets boostés : trois atouts sans risque pour 2026
Côté long terme, l’assurance vie en fonds en euros joue le rôle de couteau suisse à capital garanti. La rémunération moyenne a tourné autour de 2,6 % brut en 2023 et 2024, et les experts visent environ 2,5 % brut pour 2025. Certains acteurs, comme Garance ou Ampli Mutuelle (contrat réservé aux professions libérales), annoncent 3,50 % et 3,75 % bruts ; après déduction des 17,2 % de prélèvements sociaux, ces rendements passent à 2,9 % et 3,11 % nets, au‑dessus du nouveau taux du Livret A. Les gains ne sont imposés qu’en cas de retrait, généralement via un PFU autour de 30 %, avec un avantage après huit ans grâce à un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple.
Pour les épargnants prêts à bloquer une somme, le compte à terme offre un taux fixé dès la signature, sur 3 mois à 5 ans. En ce début 2026, certaines offres montent jusqu’à 2,75 % brut sur 5 ans ; avec un PFU de 31,4 %, cela donne environ 1,89 % net, déjà supérieur au 1,40 % du Livret A, à condition d’accepter l’immobilisation pour la durée prévue. Pour les placements de très courte durée, des livrets bancaires dits « super-livrets » proposent, selon MoneyVox, des taux « promo » pouvant atteindre 5 % pendant 3 mois, avant de retomber ensuite autour de 0,80 % sur le reste de l’année. Comme le rappelle le site ADCF, rester « sans risque » signifie aussi respecter les plafonds de garantie : jusqu’à 100 000 euros par personne et par banque via le FGDR, 70 000 euros par assureur pour l’assurance vie, tandis que Livret A, LDDS et LEP bénéficient d’une garantie directe de l’État, à utiliser en base avant de diversifier le reste de son capital garanti.
En bref
- Au 1er février 2026, le Livret A devrait tomber à 1,40 % net, rendant son rendement réel négatif dès que l’inflation dépasse ce niveau.
- Cinq placements à capital garanti — LEP, Livret Jeune, fonds euros d’assurance vie, comptes à terme et livrets bancaires boostés — affichent des taux nets supérieurs.
- Entre plafonds, fiscalité, durée de blocage et garanties FGDR ou d’État, l’arbitrage entre ces solutions peut transformer en profondeur l’organisation de votre épargne.





