Or ou bitcoin en 2025 : ce que révèlent les records de l’once, la chute des cryptos et les pourcentages à ne pas dépasser pour votre patrimoine
Entre un or proche de ses records et un bitcoin chahuté, l’épargnant français hésite sur la bonne stratégie pour 2025‑2026. Jusqu’où miser sur chaque actif pour protéger son patrimoine sans se tromper de risque ni de fiscalité ?

Entre un or qui flirte avec ses records historiques et un bitcoin qui a déçu en 2025, beaucoup d’épargnants se demandent comment protéger leur argent. Dans un contexte de tensions géopolitiques, d’inflation encore présente et de marché actions plus nerveux, la tentation est grande de se tourner vers ces deux « valeurs alternatives ». Mais faut‑il vraiment parier sur le métal jaune, sur la cryptomonnaie star… ou ailleurs ?
En France, 6,5 millions de personnes détenaient déjà des cryptoactifs en 2025, tandis que l’once d’or a signé un record autour de 4 380 dollars (environ 3 940 €). L’un est tangible et millénaire, l’autre entièrement numérique et encore très volatil. Les deux promettent pourtant, chacun à leur manière, de contribuer à diversifier son patrimoine face à l’érosion monétaire. Reste à savoir comment les utiliser intelligemment.
Or ou bitcoin : où en sont ces deux actifs pour votre patrimoine ?
Pour l’or, Capital souligne qu’il est souvent judicieux de lisser ses achats dans le temps. Les replis du cours de l’once sous les 4 000 dollars (environ 3 600 €), en retrait par rapport au record d’octobre 2025 autour de 4 380 dollars, sont présentés comme un point d’entrée intéressant pour le long terme. L’exposition peut aussi passer par des ETC qui répliquent le prix du métal.
Côté bitcoin, la déception a été au rendez‑vous en 2025 : la cryptomonnaie, qui représente environ 60 % de la capitalisation du marché, a reculé de 1,70 % en dollars et de 12,50 % en euros, avec une perte potentielle théorique de 100 % mise en avant par Capital. En parallèle, 6,5 millions de Français détiennent déjà des cryptoactifs, signe que l’intérêt du grand public reste élevé malgré la volatilité.
Or ou bitcoin : supports d’investissement et profil de risque
Pour un investisement en or plus « concret », l’alternative aux produits cotés passe par les lingots, lingotins et pièces achetés en banque, dans une officine spécialisée ou en ligne. Le lingot de 1 kg dépasse 110 000 euros, ce qui le rend peu flexible en cas de revente, d’où l’intérêt de lingotins de 20 à 500 grammes ou de pièces comme le Napoléon 20 francs, autour de 679 euros, qui permettent de fractionner son exposition.
Le bitcoin s’achète sur des plateformes spécialisées ou via des ETF, à choisir parmi les prestataires enregistrés comme PSAN auprès de l’AMF. Certains acteurs comme StackinSat insistent sur l’intérêt des achats programmés : « La meilleure façon d’investir est de le faire régulièrement : chaque semaine ou chaque mois, car cela permet de réduire sensiblement la volatilité de son portefeuille en lissant le point d’entrée », conseille Jonathan Herscovici, fondateur de cette plateforme, cité par Capital.
Or ou bitcoin : quelle place dans la diversification de votre patrimoine ?
Au‑delà du choix or ou bitcoin, la fiscalité française pèse aussi dans l’équation. Pour l’or physique, en l’absence de facture d’achat, une taxe forfaitaire de 11,5 % s’applique sur le montant de la vente. Si le prix d’acquisition peut être prouvé, l’investisseur peut opter pour l’imposition de la plus‑value au taux de 19 %, auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, avec un abattement de 5 % par an à partir de la troisième année de détention.
Pour les cryptoactifs, Capital souligne qu’aucune imposition n’intervient tant que les échanges restent entre cryptomonnaies. La fiscalité se déclenche lors de la revente contre des euros : la plus‑value est alors soumise aux prélèvements sociaux de 17,2 % et à l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 12,8 % pour les particuliers opérant à titre occasionnel. Plusieurs comparatifs patrimoniaux recommandent de ne pas opposer or et bitcoin, mais de les combiner en proportion limitée du portefeuille, avec des plages indicatives allant, selon les profils, d’environ 5 à 10 % en or et de 1 à 5 % en bitcoin.
En bref
- En 2025, l’or tutoie des sommets historiques tandis que le bitcoin déçoit, dans un environnement d’inflation persistante et de tensions géopolitiques qui inquiète les épargnants français.
- L’article compare supports d’investissement, risques et fiscalité de l’or physique, des ETF or et du bitcoin acheté via plateformes ou ETF, afin de préciser leur rôle dans une stratégie de diversification patrimoniale.
- Il propose enfin des fourchettes d’allocation chiffrées en or et en bitcoin, adaptées à plusieurs profils de risque, pour aider chacun à structurer son patrimoine sans surexposer son épargne.






