Retraités propriétaires : voici pourquoi si votre revenu fiscal 2025 est sous ces nouveaux plafonds, vous ne paierez plus de taxe foncière en 2026
Hausse de la taxe foncière, pensions qui stagnent : en 2026, une partie des retraités propriétaires verra pourtant sa facture quasi annulée. À quel âge et sous quels seuils de revenus pouvez-vous échapper à l'impôt sur votre résidence principale ?

Les retraités propriétaires regardent chaque automne leur avis de taxe foncière avec appréhension. Environ 75 % des retraités possèdent leur logement en France, et cette facture locale a fortement grimpé : selon les derniers chiffres, le montant moyen réclamé dépasse désormais les 1 000 € par an. Dans le même temps, les pensions ont été gelées à plusieurs reprises et certains avantages fiscaux ont été rognés, ce qui pèse lourd sur des revenus souvent fixes.
Pourtant, tous les seniors propriétaires ne sont pas logés à la même enseigne. Entre les exonérations réservées aux bénéficiaires de minima sociaux, les dispositifs liés à l’âge et un relèvement attendu des plafonds de revenus en 2026, une partie des foyers modestes ne paiera plus rien, ou presque, sur leur résidence principale. Reste à savoir si votre foyer entre dans ces fameux nouveaux plafonds.
Retraités exonérés de taxe foncière : qui est concerné en 2026 ?
En principe, tout propriétaire est redevable de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Mais certains retraités sont totalement exonérés sur leur résidence principale. C’est le cas des titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) et de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), dès lors qu’ils occupent toujours le logement comme résidence principale. En cas d’hébergement en Ehpad, l’exonération peut être maintenue si le logement n’est pas loué et reste considéré comme résidence principale. En revanche, les résidences secondaires ou biens locatifs ne profitent pas de ces allègements, et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) reste due dans tous les cas.
L’autre grande catégorie visée concerne l’âge. Les propriétaires âgés de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition peuvent bénéficier d’une exonération totale de taxe foncière sur leur résidence principale, à condition que leur revenu fiscal de référence reste sous certains seuils. Entre 65 et 75 ans, un abattement forfaitaire de 100 € est accordé sur la taxe, là encore sous conditions de ressources, un coup de pouce modeste mais bienvenu. Avec une précision importante : dans un couple, il suffit qu’un seul des conjoints remplisse la condition d’âge pour ouvrir droit à l’avantage. D’où l’importance de bien suivre sa situation, car « Ma mère pensait qu’elle en serait dispensée en touchant l’AAH, mais un oubli de déclaration nous a valu un rappel de taxe. Mieux vaut toujours vérifier sa situation chaque année pour éviter de mauvaises surprises ! », explique l’auteur de l’article sur le site My Jugaad.
Nouveaux seuils de revenus 2026 pour ne plus payer la taxe foncière
Pour ces dispositifs, tout se joue sur le revenu fiscal de référence (RFR), et non sur le revenu brut de la retraite. Le RFR est calculé après divers abattements et est donc, en général, plus faible que le revenu global ; il est notament plus bas parce qu’il prend en compte certaines déductions. Les seuils ouvrant droit à l’exonération ou à l’abattement sont actualisés chaque année. Pour 2026, le gouvernement prévoit de revaloriser de 0,9 % les tranches du barème de l’impôt sur le revenu, auxquelles ces plafonds sont indexés. Les montants à ne pas dépasser pour bénéficier de l’exonération en 2026 sont les suivants :
- 12 793 € pour la première part de quotient familial en 2026 ;
- 3 416 € supplémentaires pour chaque demi-part ;
- soit un plafond de 19 626 € pour un couple de retraités (2 parts fiscales).
Ces plafonds s’apprécient à partir des revenus perçus en 2025, déclarés au printemps 2026. En pratique, pour savoir si vous ferez partie des retraités exonérés de taxe foncière en 2026, trois questions suffisent : aurez-vous 75 ans ou plus au 1er janvier 2026, votre RFR 2025 est-il inférieur au plafond correspondant à votre situation familiale, et le bien concerné est-il votre résidence principale occupée, et non une résidence secondaire ou un logement loué ? Si vous avez entre 65 et 75 ans et que votre RFR reste sous ces seuils, vous n’êtes pas totalement dispensé, mais votre taxe sera réduite de 100 €.
L’administration applique ces exonérations ou abattements de façon automatique dès lors que vos revenus et votre âge sont correctement connus de ses services. Les propriétaires concernés recevront tout de même un avis de taxe foncière à l’automne : la ligne de taxe foncière pourra afficher 0 €, mais la TEOM restera à payer. En cas de doute sur votre éligibilité, ou si l’avantage attendu n’apparaît pas sur votre avis alors que vos revenus sont inférieurs aux nouveaux seuils, il est recommandé de contacter votre centre des finances publiques et de faire vérifier votre dossier auprès des services fiscaux.
En bref
- En 2026, certains retraités propriétaires aux revenus modestes pourront être exonérés de taxe foncière sur leur résidence principale, dans un contexte de facture moyenne supérieure à 1 000 €.
- Les bénéficiaires de l’ASPA, de l’ASI ou de l’AAH et les plus de 75 ans sous les nouveaux seuils de revenu fiscal de référence 2026 profiteront d’une suppression totale, tandis que les 65–74 ans auront un abattement automatique de 100 €.
- Un simple contrôle de votre âge au 1er janvier 2026, de votre RFR 2025 et de la nature du logement suffit pour savoir si vous échapperez à la taxe foncière, à condition de vérifier attentivement votre avis et de réagir en cas d’erreur.





