Soldes 2025 : ces 3 réflexes simples (dont la méthode BISOU) pour profiter des promos sans achats impulsifs ni compte en banque dans le rouge
Entre soldes d’hiver ou d’été, fast‑fashion et budgets serrés, les promotions poussent à des achats impulsifs qui laissent 44 % des Français avec des vêtements neufs jamais portés. Trois conseils concrets, dont la méthode BISOU, aident à profiter des réductions sans finir dans le rouge.

Les étiquettes rouges envahissent les vitrines, les newsletters se multiplient, et l’envie de « profiter des bonnes affaires » revient à chaque saison de soldes. En 2025, cette période a représenté en moyenne 245 euros dépensés par personne, selon une étude Oney, alors même que les placards débordent déjà. D’après l’Ademe, 44 % des Français possèdent des vêtements neufs jamais portés, signe que bien des achats ne trouvent jamais vraiment leur place.
Entre promotions permanentes, prix barrés et collections express de fast-fashion, le système entier pousse aux achats impulsifs. Chaque personne achète en moyenne 43 nouvelles pièces par an, dont 26 vêtements, d’après le Baromètre Refashion, alors que plusieurs centaines de milliers de tonnes de textile finissent à la poubelle chaque année. Reste une question qui fâche en période de soldes : comment ne pas finir dans le rouge pour quelques tops à -50 % ?
Soldes : pourquoi les achats impulsifs font exploser le budget
Si la tentation est si forte, ce n’est pas un hasard. Selon l’Ademe, la moitié des Français achètent des vêtements issus de la fast-fashion, 24 % se tournent régulièrement vers l’ultra fast-fashion comme Shein, AliExpress ou Temu, et 20 % achètent des vêtements tous les mois, voire plusieurs fois par mois. Les prix bas et les nouveautés incessantes alimentent un véritable sentiment d’urgence qui fait vite oublier le budget prévu.
Le Guide de résistance à la fast-fashion, publié par l’association Zero Waste, explique que les collections éphémères et les remises nourrissent l’idée qu’on aurait « besoin de cette nouvelle pièce tout de suite ». L’anthropologue de la mode Catherine Ho le rappelle très clairement : « Mais ce n’est pas parce qu’on trouve une pièce jolie qu’elle est faite pour nous. On n’est pas obligé de posséder ce qu’on trouve beau ». De quoi regarder d’un autre œil ces paniers remplis « parce que ce n’était pas cher ».
Pendant les soldes, un budget clair et la méthode BISOU pour résister
Pour garder la main pendant les soldes, premier conseil très concret : décider à l’avance d’une enveloppe et s’y tenir. En 2025, cette période a coûté en moyenne 245 euros par personne, d’après Oney, alors que beaucoup d’achats restent au fond des placards. Des spécialistes de l’IFAC au CHU de Nantes, qui étudient les achats compulsifs, conseillent des garde-fous simples : payer en espèces quand c’est possible, ne pas enregistrer sa carte sur les sites et vérifier régulièrement son solde.
Deuxième levier, la méthode BISOU (pour « besoin, immédiat, semblable, origine, utile »), popularisée par Marie Duboin et Herveline Giraudeau, invite à ralentir avant chaque passage en caisse. La méthode propose de « se demander à chaque intention d’achat si on a vraiment besoin de ce vêtement. Est-ce qu’on n’en a pas un similaire chez soi ? Est-ce que c’est utile d’acheter ce pull en plein mois d’août ? Est-ce que je suis sûr d’aimer cette veste à carreaux ? ». Pour casser cette impression d’urgence, Audrey Millet, autrice du Livre noir de la mode, résume dans le guide de Zéro Waste : « Qu’est-ce qui presse ? Je suis sûre que si vous n’achetez pas ce vêtement tout de suite, vous n’êtes pas cul nu ».
Comment redonner de la valeur à ses vêtements pour moins acheter ?
Troisième conseil, travailler son lien aux vêtements que l’on possède déjà. Selon l’Ademe, les Français pensent avoir environ 78 pièces dans leur dressing, mais en détiennent en réalité 172 en moyenne. Catherine Ho résume cet enjeu d’attachement : « On peut voir le vêtement comme un investissement. Plus on l’aime, plus on va en prendre soin et le garder longtemps ».
Le guide Zero Waste suggère enfin de porter davantage ce que l’on a, de combiner autrement les pièces, de réparer ou de faire retoucher plutôt que de racheter. Après un vrai essayage chez soi, bien des achats repérés en vitrine paraissent soudain moins indispenssable.
En bref
- En pleine période de soldes d’hiver ou d’été, les Français dépensent en moyenne 245 euros alors que leurs dressings débordent déjà, selon l’Ademe et le Baromètre Refashion.
- L’article explique comment un budget soldes clair, la méthode BISOU de Marie Duboin et des garde‑fous de paiement limitent les achats impulsifs nourris par la fast‑fashion et l’ultra fast‑fashion.
- En redonnant de la valeur aux vêtements que l’on possède déjà, ce guide propose une manière plus sereine de profiter des remises sans fragiliser son pouvoir d’achat.





