Retraite : 170 trimestres jusqu'en 2028, une opportunité cruciale pour les générations 1964-1968, voici pourquoi chaque trimestre compte
La suspension de la réforme des retraites maintient 170 trimestres jusqu'en 2028, impactant fortement les générations 1964-1968. Quels changements pour vous ?

Ce n’est pas qu’un chiffre administratif, c’est le genre de règle qui bouscule des calendriers entiers. Dans les familles, dans les équipes, jusque dans les projets de fin de carrière, la question de la retraite s’est invitée partout. Les actifs comptent, recomptent, et interrogent leur relevé de carrière pour ne pas laisser filer les fameux trimestres.
Le maintien de l’exigence de 170 trimestres pour obtenir une pension à taux plein jusqu’au 1er janvier 2028 redessine des trajectoires, surtout pour les générations de 1964 à 1968. L’âge automatique du taux plein reste fixé à 67 ans, sans décote au‑delà, mais l’enjeu consiste à y parvenir bien avant, notamment pour celles et ceux nés au début 1965. Le timing devient stratégique.
170 trimestres jusqu’en 2028 : ce que cela change pour les générations de 1964 à 1968
La suspension du calendrier initial de la réforme de 2023 gèle la durée d’assurance exigée à 170 trimestres jusqu’à cette date. Concrètement, celles et ceux qui liquident avant le 1er janvier 2028 restent sur cette règle unique, tous régimes confondus. L’âge du taux plein automatique demeure 67 ans, ce qui évite une décote une fois ce cap franchi. Dans les faits, tout se joue avant ce seuil, car valider un trimestre de plus ou de moins peut modifier sensiblement la date et le niveau de la pension.
L’impact est flagrant pour les natifs de 1964 et encore davantage pour celles et ceux nés au janvier 1965. Un assuré né à cette date, s’il totalise ses 170 trimestres en 2026 ou 2027, peut partir avant 62 ans ou 63 ans selon son début de carrière. Cette fenêtre de tir, rendue possible par la règle gelée, fait qu’une différence de quelques mois dans le parcours peut ouvrir ou refermer une opportunité de départ anticipé. D’où la nécessité d’aligner précisément périodes travaillées, périodes assimilées et liquidation.
Dates de départ, décote et bons réflexes avant 2028
Vérifier son relevé devient un réflexe clé. Le compte Info Retraite récapitule les trimestres validés année par année et alerte en cas d’anomalie. Corriger sa carrière peut faire gagner plusieurs mois, parfois sauver une pension complète. Les périodes de chômage, d’arrêts maladie ou d’activité à temps partiel entrent en ligne de compte selon des règles spécifiques. Selon les profils, l’éligibilité à un dispositif de carrière longue ou à un départ au titre du handicap peut aussi changer la donne. Ajuster sa date de liquidation, échanger avec son gestionnaire et préparer des simulations réalistes peut s’avèrer payant.
La période reste marquée par une part d’incertitude, le débat parlementaire pouvant encore influer sur l’après. Les repères disponibles évoquent qu’après 2028, la durée exigée pourrait passer à 171 voire 172 trimestres selon le calendrier qui sera voté, quand l’âge automatique du taux plein restera, lui, sans décote au‑delà du cap de 67 ans. Chez les futurs retraités, la tentation d’anticiper ou de reporter se confronte aux réalités budgétaires et familiales. Entre vérifications de relevés, arbitrages et discussions serrées, les prochains mois compteront vraiment.




