30,4 milliards d'euros pour relancer l'économie française : quels impacts concrets des 151 projets annoncés ?
Le sommet Choose France dévoile 30,4 milliards d'euros d'investissements, dont 9,2 milliards de nouveaux projets. Quel impact pour l'économie française?

Des montants qui claquent, une pluie de projets, et une promesse : relancer l’économie réelle. L’édition France de Choose France s’ouvre à Paris avec une salve d’annonces à la fois industrielles et numériques. Les regards se tournent vers les capacités productives, l’emploi, l’énergie. Derrière l’affichage, quel impact concret pour l’économie française ?
Bercy mettra en avant ce lundi 17 novembre un total de 30,4 milliards d’euros d’investissements tricolores, regroupant 151 projets recensés sur douze mois, avec 9,2 milliards d’euros d’annonces totalement nouvelles et 21,2 milliards d’euros déjà dévoilés par les entreprises. Le rendez-vous se tient à la Maison de la Chimie, suivi d’un dîner à l’Élysée, et rassemble des acteurs de l’énergie, du numérique, de la santé, de l’agroalimentaire, de la chimie, des transports, du spatial ou encore du tourisme. Derrière ce pipeline, une dynamique à décrypter.
Choose France édition France 2025 : 30,4 milliards et 151 projets
Cette première édition hexagonale de Choose France met en lumière des entreprises françaises qui investissent sur le territoire. Selon Bercy, le volume atteint 30,4 milliards d’euros pour 151 projets, avec 9,2 milliards d’euros de projets nouveaux annoncés à l’occasion de l’événement et 21,2 milliards d’euros actés ces douze derniers mois. Les annonces irriguent tout le pays et couvrent l’énergie, les industries vertes, l’environnement, le numérique, la santé, la chimie, les transports, l’agroalimentaire, la consommation, le spatial et le tourisme. Le format assume l’effet vitrine autant que l’agrégation d’un pipeline déjà en marche.
Objectif affiché par l’exécutif : replacer les investissements français au même niveau de visibilité que ceux des groupes étrangers accueillis lors des éditions précédentes. « Depuis 18 mois, les entreprises françaises qui investissent en France souhaitaient pouvoir être mises en avant comme l’étaient les entreprises étrangères avec le Choose France originel », a indiqué Matignon, cité par Le Point. Les discussions du jour portent aussi sur le budget 2026, la diversification des partenariats, la souveraineté industrielle et numérique, avec des ministres mobilisés aux côtés des dirigeants.
Quels projets et quels effets pour l’économie française
Le numérique tire la locomotive. Bercy précise que près des deux tiers des 9,2 milliards d’euros de nouvelles annonces concernent des data centers, à commencer par un projet géant associant Iliad, EDF et Infravia pour 4 milliards d’euros, avec une puissance de plusieurs centaines de mégawatts. Dans la Drôme, Sesterce double la puissance de son site d’Alixan pour 1,5 milliard d’euros. Ce bloc d’investissements vise la capacité de calcul, un maillon clé pour l’IA et les services cloud, et ancre ces dépenses dans des territoires bien identifiés.
Dans l’économie réelle, plusieurs cas concrets jalonnent l’année à venir. Safran met en avant une usine de freins carbone dans l’Ain pour plus de 450 millions d’euros à terme ; Danone annonce 300 millions d’euros et la relocalisation de plus de 45 000 tonnes de production d’ici 2028 ; Derichebourg déploie sept sites de recyclage pour 130 millions d’euros, avec 200 emplois prévus ; Sanofi prévoit 700 millions d’euros d’investissements sur 2025-2026 ; Urgo lancera une nouvelle usine dans la Loire ; dans le spatial, Infinite Orbits prépare une levée de 40 millions d’euros. Le sommet réunit des grands groupes, PME, ETI et startups, avec la présence du Premier ministre, et aborde au passage le budget 2026 et la souveraineté industrielle. Ce faisceau d’annonces trace un calendrier d’usines, de capacités numériques et de relocalisations qui irrigueront la croissance par vagues, parmis les secteurs les plus stratégiques.








