Frais d’hospitalisation en hausse le 1er mars, jusqu’à 32 € de plus : ces 9 cas d’exonération pour ne pas payer la note

Par Paul Graph - Publié le

Depuis le 1er mars, les frais d’hospitalisation grimpent en France et inquiètent les patients sans mutuelle. Quels droits, exonérations et réflexes peuvent vraiment alléger la note lors d’un séjour ou d’un passage aux urgences ?

Frais d’hospitalisation en hausse le 1er mars, jusqu’à 32 € de plus : ces 9 cas d’exonération pour ne pas payer la note

Vous devez être hospitalisé et vous redoutez la facture à la sortie du service ou des urgences. Depuis le 1er mars, plusieurs postes de frais d’hospitalisation ont augmenté en France, alors même que le budget santé de nombreux ménages est déjà sous pression. Entre séjour en chambre, passage aux urgences et soins lourds, la note grimpe vite, surtout quand on n’a pas de mutuelle.

Ces montants, qui n’avaient pas bougé depuis 2018, viennent d’être relevés par une série d’arrêtés. Ils correspondent à la participation financière demandée au patient pour son hébergement, son entretien ou certains actes coûteux, et ils ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Tout l’enjeu est donc de savoir dans quels cas ils s’appliquent et comment les contourner légalement, sans mauvaise surprise au moment de payer.

Frais d’hospitalisation en hausse : ce qui change concrètement sur votre facture

Le forfait journalier hospitalier, dû pour chaque journée d’hospitalisation en hôpital ou en clinique, y compris le jour de sortie, passe ainsi de 20 à 23 euros. Dans les services de psychiatrie, ce même forfait grimpe de 15 à 17 euros par jour. Aux urgences, le forfait patient urgences facturé lorsqu’un patient ressort sans hospitalisation augmente de 19,61 à 23 euros, tandis que sa version minorée pour certains patients vulnérables, comme ceux en affection de longue durée, passe de 8,49 à 9,96 euros.

Dernier palier, qui arrivera le 1er avril : la participation forfaitaire facturée en cas de soins lourds et coûteux dépassant 120 euros, portée de 24 à 32 euros. Le gouvernement assume un transfert de charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles, avec un objectif d’économie de 400 millions d’euros par an pour la Sécu. Pour les personnes disposant d’une complémentaire santé, ces hausses sont en principe absorbées par leur contrat, mais les cotisations ont déjà augmenté d’au moins 4,5 % en 2026, et environ 2,5 millions de Français, soit 4 % de la population, n’ont aucune mutuelle – une proportion qui grimpe à 12 % parmi les 10 % les plus pauvres.

Comment éviter ou limiter ces nouveaux frais d’hospitalisation

Il existe en tout neuf cas d’exonération de ces participations financières, recensés sur le site ameli.fr. Certains publics sont d’office protégés, parmis lesquels :

  • les femmes enceintes, lorsqu’elles sont hospitalisées pendant les 4 derniers mois de grossesse ;
  • les nouveau-nés de moins de 30 jours ;
  • les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.

Pour ces patients, les différents forfaits ne sont tout simplement pas dus. Identifier si l’on entre dans l’un de ces neuf cas et s’en assurer avant une hospitalisation programmée permet d’éviter la plupart des hausses. Le reste des assurés doit, lui, régler ces montants, sauf prise en charge par une complémentaire santé.

Car ces frais ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie, mais ils le sont « généralement par les complémentaires santé ». Concrètement, cela signifie que la meilleure façon de ne pas subir directement la hausse est de vérifier que votre mutuelle rembourse bien le forfait journalier hospitalier, le forfait patient urgences et la participation forfaitaire pour les soins coûteux. À défaut de complémentaire, les 2,5 millions de personnes sans mutuelle devront s’acquitter elles-mêmes de ces nouveaux tarifs en cas d’hospitalisation, ce qui pèse particulièrement sur les ménages les plus modestes et rend encore plus utile le fait de se renseigner sur la complémentaire santé solidaire auprès des organismes compétents.

Sources

En bref

  • Depuis le 1er mars, plusieurs forfaits hospitaliers augmentent en France, renchérissant séjours, urgences et soins lourds pour les patients.
  • Le forfait journalier, le forfait patient urgences et la participation forfaitaire pour actes coûteux sont relevés, avec un transfert de charges vers les mutuelles.
  • Entre cas d’exonération, garanties de complémentaire santé et dispositifs pour les personnes sans mutuelle, des leviers concrets permettent de limiter la facture.