LDDS ou Livret A en 2026 : ce choix d’épargne à 1,5 % net qui semble anodin mais peut vous faire perdre 100 € par an
En 2026, Livret A et LDDS offrent le même 1,5 % net, mais un simple choix d’ordre peut vous faire perdre des dizaines d’euros d’intérêts. Entre plafonds, profils et impact de vos fonds, à qui profite vraiment chaque livret cette année ?

En 2026, beaucoup d’épargnants se retrouvent face à la même question : LDDS ou Livret A pour placer leur argent de précaution, alors que les deux affichent exactement le même taux de 1,5 % net Depuis le 1er février 2026, ces deux livrets réglementés offrent une rémunération identique, totalement exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ce qui complique un peu le choix au premier regard.
Le contexte joue aussi : l’encours du Livret A a atteint environ 448 milliards d’euros début 2026, contre près de 150 milliards d’euros pour le LDDS, et le regain d’inflation à 1,7 % sur un an en mars pourrait entraîner une nouvelle hausse des taux au 1er août 2026. Dans ce décor mouvant, ces deux produits restent des piliers de l’épargne de sécurité. Reste à savoir comment en tirer le meilleur en 2026.
LDDS ou Livret A en 2026 : les bases à connaître
Le point commun central, c’est que le Livret A comme le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) sont des produits d’épargne réglementée qui suivent la même formule de calcul de taux pilotée par la Banque de France. Depuis le 1er février 2026, tous deux servent 1,5 % net par an : sur 10 000 € placés une année entière, chacun génère 150 € d’intérêts, entièrement nets d’impôt et de prélèvements sociaux. Les intérêts sont calculés par quinzaines, les 1er et 16 de chaque mois, puis capitalisés au 31 décembre.
Ces deux livrets offrent aussi une disponibilité totale de l’argent, sans frais ni pénalité, et bénéficient de la garantie de l’État complétée par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement. Environ 60 % des sommes sont centralisées à la Caisse des dépôts et consignations, ce qui en fait des produits standardisés, faciles à comprendre et largement utilisés comme réserve de sécurité.
Plafonds, accès, impact : les différences entre Livret A et LDDS
La première différence concrète concerne le plafond de versement. Le Livret A permet de déposer jusqu’à 22 950 €, là où le LDDS se limite à 12 000 €. En pratique, une personne peut donc cumuler jusqu’à 34 950 € d’épargne totalement exonérée en combinant les deux. Au taux de 1,5 % net, un Livret A au plafond génère environ 344,25 € d’intérêts par an, un LDDS au plafond 180 €, et le combo Livret A + LDDS atteint 524,25 € par an, soit 5 610,48 € d’intérêts sur dix ans en laissant le tout capitaliser.
Les conditions d’accès diffèrent aussi : le Livret A est ouvert à toute personne résidente, y compris les mineurs sous autorité parentale, et même aux associations loi 1901, avec un plafond porté à 76 500 € dans ce cas. Le LDDS est réservé aux seuls majeurs fiscalement domiciliés en France, sans accès pour les mineurs ni pour les associations. Autre nuance, la destination des fonds : les dépôts du Livret A financent surtout le logement social et certaines infrastructures locales, tandis que ceux du LDDS sont orientés vers la transition écologique, la rénovation énergétique et l’économie sociale et solidaire (ESS). Historiquement, le Livret A existe depuis 1818, alors que le LDDS, passé par les appellations Codévi en 1983 puis LDD en 2007, n’a pris sa forme actuelle qu’en 2017.
LDDS ou Livret A : dans quel ordre les remplir en 2026 ?
Comme les deux produits sont cumulables et offrent le même rendement, la vraie question n’est pas de choisir l’un contre l’autre, mais de décider dans quel ordre les utiliser. Pour les épargnants éligibles au Livret d’Épargne Populaire (LEP), la priorité est claire : son taux de 2,5 %, toujours net d’impôt, dépasse d’un point celui du Livret A et du LDDS. Sur 10 000 €, le LEP rapporte ainsi 250 € d’intérêts annuels, contre 150 € sur un Livret A ou un LDDS, soit 100 € de différence chaque année. Une séquence type se dessine alors :
- Étape 1 : remplir le LEP en priorité si l’on est éligible, jusqu’à son plafond de 10 000 € ;
- Étape 2 : alimenter le Livret A, qui offre le plafond le plus élevé à 22 950 € ;
- Étape 3 : compléter avec le LDDS jusqu’à 12 000 € ;
- Étape 4 : au-delà de ces plafonds, envisager d’autres supports (assurance vie, PEA, etc.).
Pour un épargnant non éligible au LEP, l’ordre de remplissage recommandé commence par le Livret A, précisément parce que son plafond est plus élevé, puis se poursuit avec le LDDS afin d’atteindre les 34 950 € d’épargne totalement exonérée. Le fameux conseil qui circule consistant à ne pas dépasser 3 000 € sur un Livret A n’a aucun fondement juridique : le plafond légal reste bien à 22 950 € et les intérêts peuvent même faire légèrement dépasser ce montant. À montant égal, Livret A et LDDS génèrent strictement les mêmes interets ; une éventuelle hausse de taux au 1er août 2026 s’appliquerait aux deux, sans modifier ce classement entre eux, mais en renforçant l’intérêt d’être déjà positionné sur ces livrets.
En bref
- En 2026, Livret A et LDDS affichent 1,5 % net, dans un contexte d’inflation repartie et d’épargne de précaution devenue centrale pour les ménages français.
- L’article détaille plafonds, conditions d’accès et usage des fonds, puis établit un ordre de remplissage précis incluant le LEP pour maximiser les intérêts nets.
- Un focus sur le mythe des 3 000 € sur le Livret A et sur une possible hausse des taux au 1er août 2026 éclaire les erreurs courantes à éviter cette année.







