4 millions de propriétaires face à une nouvelle taxe de 1 830 € : qui est concerné cet automne 2025 ?
En 2025, 4 millions de propriétaires de résidences secondaires verront leur taxe d'habitation grimper jusqu'à 1 830 €. Découvrez pourquoi cette hausse est inévitable.

Le courrier des impôts s’apprête à tomber pour des millions de propriétaires. Chaque automne, une ligne refait surface dans les budgets familiaux : la taxe liée aux logements qui ne sont pas occupés à l’année. En 2025, entre revalorisation nationale et décisions locales, la note a encore pris de l’ampleur. Reste à savoir qui doit payer et combien.
Selon l’Insee et la Direction générale des Finances publiques, 57,4 % des ménages possèdent au moins un bien, soit 38 millions de personnes. La mauvaise nouvelle ne vise pourtant pas tout le monde : elle concerne surtout les multipropriétaires qui conservent un logement en résidence secondaire. Parmi les 9,7 millions de multipropriétaires, ceux qui gardent un bien au lieu de le mettre en location restent redevables de cet impôt. Au total, environ 4 millions de propriétaires sont concernés et seront avertis par l’administration fiscale dans les prochains jours. Jusqu’à 1 830 € ?
Taxe d’habitation 2025 sur les résidences secondaires : qui est visé
La taxe d’habitation sur les résidences secondaires reste due pour les logements qui ne constituent pas l’habitation principale. Elle est calculée sur la valeur locative cadastrale du bien, autrement dit le loyer théorique annuel qu’il pourrait générer s’il était loué. Cette base est réévaluée chaque année afin de suivre l’inflation, ce qui alimente mécaniquement la hausse. Après +7,1 % en 2023 et +3,9 % en 2024, la revalorisation atteint 1,7 % en 2025.
Conséquence, le montant moyen payé progresse encore. D’après la DGFIP, il était de 1 125 € en 2024 ; pour un profil semblable, la facture 2025 atteint en moyenne 1 144 €. Un propriétaire qui payait cette somme l’an dernier devra donc régler un peu plus cette année. Le montant final dépend de la valeur locative du bien et des taux votés localement.
Il arrive aussi que le bien soit détenu en indivision, par héritage ou au sein d’une SCI. Dans ce cas, c’est l’un des indivisaires ou le gérant de la société qui reçoit l’avis d’imposition. L’administration n’envoie pas plusieurs courriers pour un même bien : à charge ensuite de répartir la charge entre les ayants droit ou associés, ce qui suscite parfois des tensions.
Les logements vacants, s’ils ne sont pas considérés comme « inhabitables », peuvent également être taxés, notamment si leur vacance dure moins de deux ans. Des exceptions existent, mais elles ne sont pas automatiques. Un logement en travaux, par exemple, doit faire l’objet d’une demande spécifique auprès du centre des finances publiques, accompagnée de justificatifs.
Jusqu’à 1 830 € avec la surtaxe en zones tendues : villes et échéances
Et dans certaines villes, la facture s’envole. Dans 3 690 communes classées en zones tendues, une majoration peut s’appliquer, de 5 % à une majoration de 60 %. Parmi les grandes agglomérations, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Nice et Nantes appliquent ce plafond. Concrètement, un contribuable qui devrait normalement s’acquitter de 1 144 € se retrouve, avec la majoration, à payer 1 830 €. Les communes concernées se concentrent notamment en Auvergne Rhône Alpes 339 communes, Provence Alpes Côte d’Azur 327, et Occitanie 185, des territoires où la demande de logements dépasse largement l’offre.
Calendrier en ligne : les avis d’imposition sont disponibles sur impots.gouv.fr à partir du 3 novembre pour les non mensualisés, et du 17 novembre pour les mensualisés. Le paiement doit intervenir avant le 15 décembre à minuit pour un règlement en chèque ou en espèces, tandis que les virements, paiements par carte bancaire ou prélèvements sont possibles jusqu’au 20 décembre à minuit. Les propriétaires qui possèdent plusieurs biens dans des communes différentes reçoivent un avis pour chaque propriété. Et, apparemment, la note peut surprendre.
En cas de désaccord sur le montant, un recours gracieux reste possible, mais les délais sont courts. La contestation doit être motivée et accompagnée de justificatifs, comme une erreur de surface, d’usage ou une exonération oubliée. Ces demandes se font depuis l’espace particulier en ligne, dans la rubrique « Nous contacter ». Il est vivement conseillé de ne pas attendre la date limite pour agir.








