Airfryer Ninja Crispi en verre : ce que révèlent nos essais sur la cuisson, les vraies limites et s’il vaut vraiment le coup en 2025

Par Paul Graph - Publié le

À l’heure où un foyer français sur quatre possède déjà un airfryer, le Ninja Crispi FN101EU promet de tout changer avec ses bols en verre. Que valent vraiment ses cuissons et sa modularité pour un petit foyer au quotidien ?

Airfryer Ninja Crispi en verre : ce que révèlent nos essais sur la cuisson, les vraies limites et s’il vaut vraiment le coup en 2025

Un appareil de cuisson qui joue la transparence, au sens propre comme au figuré : sur un marché de la friteuse sans huile déjà bondé, le Ninja Crispi se repère immédiatement avec ses bols en verre empilés et sa petite tête chauffante posée au sommet. Alors que plus d’un foyer français sur quatre possède déjà un airfryer et que les ventes ont doublé en 2024, avec plus de 2,6 millions d’unités écoulées selon le Gifam, ce modèle promet de réinventer le genre par son format compact et modulable.

Dans l’esprit des « essais » en conditions réelles, l’idée est simple : regarder ce que ce Ninja Crispi FN101EU change au quotidien pour un petit foyer qui cuisine sain, sans passer des heures derrière les fourneaux. Cuisson à air chaud, service à table puis conservation au réfrigérateur dans le même plat, le tout avec un minimum d’huile et un contrôle visuel permanent de la cuisson… Sur le papier, l’équation intrigue forcément.

Ninja Crispi : un airfryer en verre, compact et modulaire

Le airfryer Ninja Crispi se compose de deux récipients en verre résistant à la chaleur, l’un d’environ 3,8 litres pour les plats principaux, l’autre de 1,4 litre pour les accompagnements ou portions plus petites. Au-dessus, une unité chauffante amovible, le « PowerPod », concentre résistance et ventilation pour brasser l’air chaud sur 1 700 W environ. Quatre programmes sont proposés sur la façade : Air Fry pour les cuissons croustillantes, Roast/Bake pour rôtir ou gratiner, Recrisp pour redonner du croquant aux restes et Keep Warm pour maintenir au chaud.

L’idée directrice tient en trois gestes : cuire, servir, stocker. Les bols en verre peuvent aller du plan de travail au pod chauffant, puis passer au frigo avec leur couvercle dédié, sans transvaser les aliments. Ce fonctionnement colle bien aux usages de batch cooking pour deux ou trois personnes. Techniquement, le Ninja Crispi s’apparente davantage à un petit four à chaleur tournante qu’à une friteuse traditionnelle, l’huile n’étant ajoutée qu’en très faible quantité sur les aliments.

Les essais du Particulier : atouts et limites de l’airfryer Ninja Crispi au quotidien

Les protocoles de test des friteuses sans huile reposent en général sur plusieurs recettes types, sucrées et salées : frites surgelées, légumes frais, poulet ou viande, pizzas et parfois un gâteau simple. À cela s’ajoutent l’observation de la montée en température, de l’homogénéité de cuisson, du bruit, des odeurs et de la facilité d’entretien, comme l’illustre la méthodologie détaillée par certains comparatifs spécialisés. Pour le Ninja Crispi, les bancs d’essai indépendants s’accordent sur des viandes et volailles bien dorées, au cœur moelleux, et sur un mode Recrisp très efficace pour réchauffer pizzas, snacks et restes sans les dessécher.

  • La transparence du verre permet de suivre la coloration sans ouvrir l’appareil, ce qui limite les pertes de chaleur.
  • Sur les frites et certains légumes, plusieurs tests relèvent en revanche une cuisson moins homogène, le centre du plat restant parfois un peu en retrait.
  • En pâtisserie, l’absence de réglage fin de la température, remplacé par des paliers selon les programmes, peut faire brunir le dessus d’un gâteau avant que le cœur ne soit parfaitement cuit.
  • Le niveau sonore se situe autour d’un petit appareil ménager en marche, proche d’une hotte à vitesse modérée, ce qui reste acceptable dans une cuisine ouverte.
  • Les bols et accessoires passent au lave-vaisselle, même si de l’eau peut se coincer entre le verre et certaines parties plastiques lors du séchage.

En pratique, la capacité utile du grand plat cible surtout les couples ou petits foyers qui préparent une à trois portions par cuisson, plutôt que les grandes tablées amateurs de montagnes de frites. Le format vertical limite l’encombrement au sol, mais le poids proche de celui d’un mini-four et un cordon d’alimentation assez court n’en font pas l’appareil le plus pratique à déplacer chaque jour. Pour qui aime anticiper ses repas et conserver ses préparations dans le même plat, le principe « du frigo à la cuisson » est en revanche interressant, d’autant que la visibilité offerte par le verre rassure les cuisiniers qui débutent avec une friteuse sans huile.

Sources

En bref

  • Sur un marché français où plus d’un foyer sur quatre possède un airfryer, le Ninja Crispi FN101EU se distingue par ses bols en verre empilés et son format compact.
  • Les essais en conditions réelles montrent des viandes bien dorées, un mode Recrisp convaincant mais des frites et certains légumes moins homogènes, faute de réglage précis de la température.
  • Entre capacité taillée pour deux à trois portions, entretien plutôt simple et portabilité relative, l’appareil vise surtout les petits foyers adeptes de cuisine saine et de batch cooking.