Chauffage : le piège du soleil de novembre annoncé par Météo-France qui va faire grimper votre facture d'électricité

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Chauffage : le piège du soleil de novembre annoncé par Météo-France qui va faire grimper votre facture d’électricité

Du 2 au 8 novembre, Météo-France annonce un temps sec et souvent ensoleillé, mais les nuits claires feront grimper le besoin de chauffage. Dix grandes villes pourraient voir leurs radiateurs tourner bien au-dessus de la normale, avec un impact concret sur la facture.

Un ciel bleu, des après-midi lumineuses dès lundi, et pourtant des radiateurs qui tournent plus souvent que d’habitude. La première semaine de novembre 2026 s’annonce trompeuse pour une partie des foyers, avec un temps plutôt sec mais un besoin de chauffage en hausse dans plusieurs grandes villes françaises.

À partir des prévisions de Météo-France pour la semaine du 2 au 8 novembre 2026, une étude met en évidence des températures légèrement inférieures aux normales 1991-2020, surtout la nuit, alors que le ciel restera souvent dégagé. Reste à voir si votre ville fait partie de celles qui vont chauffer plus que la normale.

Soleil, nuits claires et besoins de chauffage en hausse

« Malgré un ciel dégagé presque tous les jours, la semaine du 2 au 8 novembre demandera plus de chauffage qu’un début novembre normal dans 10 des 14 villes étudiées : jusqu’à 31 % de plus à Lyon, 17 % de plus à Paris », détaille une étude du comparateur d’énergie Selectra, réalisée à partir des prévisions quotidiennes de Météo-France du mardi 27 octobre 2026 à 13 h. Ces calculs comparent la tendance de la semaine à venir aux normales établies sur la période 1991-2020 pour un début novembre.

Pour mesurer ce besoin, l’étude s’appuie sur les degrés-jours (DJU), un indicateur qui calcule, pour chaque jour, 18 °C moins la moyenne de la minimale et de la maximale prévues. À Lyon, le besoin de chauffage atteint 10,56 degrés-jours par jour du 2 au 8 novembre, contre 8,04 pour une semaine normale. À Paris, il atteint 9,12 contre 7,80. « Ce n’est pas une vague de froid : dans ces dix villes, la température moyenne de la semaine reste de 1,2 °C à 2,5 °C sous la normale, mais cet écart suffit à faire tourner les radiateurs plus souvent. » Entre la semaine du 27 octobre au 1er novembre et celle du 2 au 8, le besoin de chauffage remonte d’ailleurs partout, avec +53 % à Paris, +55 % à Lyon et +54 % à Dijon.

Quelles villes chaufferont plus que la normale et à quel coût

Au total, 10 villes sur 14 verront leur besoin de chauffage dépasser la normale d’un début novembre : Lyon (+31 %), Nantes (+26 %), Clermont-Ferrand (+25 %), Dijon (+24 %), Rennes (+23 %), Bordeaux (+21 %), Paris (+17 %), Limoges (+16 %), Nancy (+15 %) et Strasbourg (+12 %). Lille et Toulouse restent dans la norme, avec 8,92 contre 8,93 degrés-jours à Lille et 6,27 contre 6,40 à Toulouse, tandis que Marseille (-9 %) et Nice (-11 %) passent en dessous. Cette situation peut surprendre, « parce que le soleil de novembre réchauffe peu et que les nuits claires refroidissent beaucoup » : sans nuages pour retenir la chaleur, les minimales chutent dès le soir et pèsent autant que les après-midi au moment de calculer la moyenne quotidienne.

Pour donner un ordre de grandeur, l’étude a estimé le coût du chauffage électrique pour un logement type consommant 7 300 kWh de chauffage par an, au prix de 0,2001 € le kWh, soit le tarif réglementé de vente en option Base (jusqu’à 6 kVA) en octobre 2026. La semaine du 2 novembre revient à 48,49 € à Lyon contre 36,93 € pour une semaine normale, et à 43,02 € à Paris contre 36,79 €, soit respectivement 11,56 € et 6,23 € de plus. À Marseille, où le besoin de chauffage passe sous la normale, la facture recule à 29,84 € contre 32,78 €, et à Nice à 25,06 € contre 28,23 €. Le tableau ci-dessous résume quelques ordres de grandeur, qui pourront interresser les ménages des plus grandes agglomérations.

Ville DJU/j prévu DJU/j normal Écart Coût semaine prévu
Lyon 10,56 8,04 +31 % 48,49 €
Nantes 9,11 7,22 +26 % 43,80 €
Paris 9,12 7,80 +17 % 43,02 €
Limoges 9,87 8,51 +16 % 40,73 €
Marseille 4,35 4,78 -9 % 29,84 €
Nice 3,07 3,46 -11 % 25,06 €

L’étude rappelle que ces montants restent des estimations : une facture réelle dépend de l’isolation, de la surface du logement ou encore de la présence en journée. Une prévision à 6 jours ou plus se corrige à chaque mise à jour, et sa fiabilité baisse au-delà du 5 novembre, d’où l’intérêt de vérifier dimanche 1er novembre la prévision de sa ville sur le site de Météo-France. En attendant, quelques réglages peuvent limiter la hausse du chauffage : avancer la relance du matin plutôt que pousser la température de consigne, baisser d’un degré l’après-midi dans les pièces exposées au sud quand le soleil entre par les fenêtres, et sortir son installation du mode absence ou hors-gel avant le retour du lundi 2 novembre.

En bref

  • Du lundi 2 au dimanche 8 novembre 2026, une étude de Selectra basée sur les prévisions de Météo-France analyse le besoin de chauffage dans 14 grandes villes françaises.
  • Malgré un ciel souvent dégagé, dix villes comme Lyon, Nantes ou Paris affichent des degrés-jours jusqu’à 31 % au-dessus de la normale, entraînant des factures électriques en hausse.
  • L’étude détaille les montants estimatifs ville par ville, explique pourquoi soleil peut rimer avec radiateurs plus actifs et propose quelques réglages simples pour limiter la note.
À propos de l'auteur
Gary Assouline
Gary Assouline

Journaliste, je suis responsable du pôle Audience de Reworld Media. Je rédige des articles sur Bourse Inside et sur d'autres sites du groupe comme Marie France, Pleine Vie ou Aufeminin sur les sujets de la vie quotidienne : consommation, argent, finance, société...

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